L'économie mexicaine connaît une croissance annuelle de 2,1% malgré les fluctuations trimestrielles

L'économie mexicaine connaît une croissance annuelle de 2,1% malgré les fluctuations trimestrielles
Noris Soto
22 août 2024, 17:40 PM
  • Le secteur des services, moteur essentiel de la croissance économique, a connu un net ralentissement avec une hausse de seulement 0,1 % au deuxième trimestre.
  • À l’inverse, le secteur industriel a montré une reprise prometteuse avec une croissance de 0,3 %.
  • Les activités tertiaires, dont le commerce de gros et de détail, ont enregistré un recul de 0,4% au deuxième trimestre.

L'économie mexicaine a fait preuve de résilience au deuxième trimestre 2024, avec un PIB en hausse de 0,2 % par rapport au trimestre précédent.

Cette croissance modeste reflète les estimations préliminaires et fait suite à une augmentation révisée à la baisse de 0,1 % par rapport à la période précédente.

Toutefois, la croissance annuelle a montré un chiffre plus robuste, avec une augmentation de 2,1 % au deuxième trimestre, légèrement inférieure à la prévision initiale de 2,2 %, mais une accélération notable par rapport à la hausse de 1,5 % du trimestre précédent.

Les données de l'Institut National de Statistique et de Géographie (INEGI) révèlent qu'il s'agit du deuxième trimestre consécutif de croissance lente.

Alors que le secteur des services a contribué de manière minimale au PIB, avec une hausse de 0,1% contre 0,5% au premier trimestre, le secteur industriel a montré une amélioration, progressant de 0,3% après une contraction de -0,5% au trimestre précédent.

Les activités primaires, notamment l’agriculture et les industries extractives, ont été confrontées à des difficultés persistantes avec une contraction de -0,2 %.

Performance sectorielle

Le secteur des services, moteur essentiel de la croissance économique, a connu un net ralentissement avec une hausse de seulement 0,1 % au deuxième trimestre, contre 0,5 % au trimestre précédent.

Cette baisse suggère une faiblesse potentielle des dépenses de consommation et une baisse de la demande de services. Parmi les facteurs qui peuvent y contribuer, on peut citer la baisse de la confiance des consommateurs, la hausse du coût de la vie et l’incertitude économique générale.

A l'inverse, le secteur industriel a affiché une reprise prometteuse avec une croissance de 0,3 %, après une contraction de -0,5 %. Cette évolution positive est attribuée à une hausse de la production manufacturière et à une augmentation de l'activité de construction.

La reprise du secteur industriel met en évidence un ajustement réactif aux conditions du marché, tiré par la hausse des investissements internes et par la croissance de la demande de produits manufacturés.

Le secteur primaire, comprenant l’agriculture et les industries extractives, a connu une contraction plus importante de -0,2%.

L'agriculture, en particulier, a subi une forte baisse de -4,9 %, reflétant la vulnérabilité du secteur aux conditions climatiques défavorables, aux perturbations de la chaîne d'approvisionnement et aux fluctuations de la demande mondiale d'exportations. Cela souligne le besoin urgent de mesures de soutien ciblées.

Performance annuelle : à quel point c'était bon

Malgré les fluctuations trimestrielles, le PIB du Mexique a augmenté de 2,1 % en glissement annuel au deuxième trimestre 2024, démontrant la résilience globale de l'économie.

Toutefois, la baisse annuelle de 0,6% en juin 2024, entraînée par une baisse de -2,9% des activités primaires, suscite des inquiétudes.

Le ralentissement des activités minières et industrielles souligne la nécessité de prendre des mesures stratégiques pour améliorer la compétitivité et relever les défis spécifiques au secteur.

Les activités tertiaires, notamment le commerce de gros et de détail, ont enregistré une baisse de 0,4 % au deuxième trimestre, principalement en raison de la baisse de la production dans ces secteurs.

Alors que les services financiers ont augmenté de 1 % et les services professionnels, scientifiques et technologiques de 4,7 %, la baisse globale du commerce de gros et de détail indique une faiblesse des dépenses de consommation et de la demande du marché.

Les performances variées du secteur des services suggèrent une dynamique changeante et soulignent la nécessité de politiques adaptées pour stimuler la productivité et l’innovation.