Les milléniaux aisés se concentrent sur le transfert de patrimoine à vie, selon une enquête de Schwab
- Les milléniaux aisés sont deux fois plus susceptibles de transférer leur patrimoine au cours de leur vie.
- Les générations plus jeunes prévoient de transmettre 52 % de leur patrimoine de leur vivant.
- L’immobilier représente 40 % de la richesse qui devrait être distribuée.
Un changement important s’opère dans la façon dont les Américains aisés abordent le transfert de patrimoine, les jeunes générations accordant de plus en plus la priorité aux dons pendant leur vie plutôt qu’après leur mort.
Selon une nouvelle enquête de Charles Schwab, les milléniaires et la génération X millionnaires sont deux fois plus susceptibles que les baby-boomers de partager leur richesse avec des bénéficiaires de leur vivant.
Les résultats mettent en évidence un fossé générationnel dans la planification successorale parmi les personnes fortunées (HNWIs) disposant de plus d’un million de dollars d’actifs investissables.
Parmi le groupe interrogé, 97 % des Américains aisés ont l’intention de transmettre leurs actifs, mais le moment et les conditions du transfert de richesse varient considérablement selon les groupes d’âge.
Les jeunes Américains préfèrent partager leur richesse plus tôt
L’enquête a révélé que 36 % des Américains aisés souhaitent que leurs bénéficiaires profitent de leur richesse pendant leur vie, tandis que 39 % préfèrent conserver leur argent jusqu’après leur décès.
53 % des millionnaires de la génération Y et 44 % des répondants de la génération X sont favorables aux transferts à vie, contre seulement 21 % des baby-boomers.
En revanche, 45 % des baby-boomers aisés ont déclaré préférer profiter de leur richesse eux-mêmes pendant leur vie.
Les milléniaux et la génération X sont également beaucoup plus susceptibles de distribuer une plus grande part de leur patrimoine de leur vivant – respectivement 52 % et 49 % – contre seulement 19 % pour les baby-boomers.
Ce changement reflète une tendance culturelle et économique plus large, dans laquelle les jeunes générations mettent l’accent sur les expériences partagées, le soutien financier et la création de souvenirs durables avec leur famille pendant qu’ils sont en vie.
Raisons du transfert de richesse à vie
Parmi ceux qui envisagent de transférer des richesses de leur vivant, les principales motivations sont les suivantes :
Cette approche combine un soutien financier pratique avec une satisfaction émotionnelle, car les riches milléniaux et la génération X cherchent à renforcer les liens familiaux et à garantir que la richesse soit utilisée efficacement pendant qu'ils sont encore présents.
Une approche plus prescriptive de l’utilisation de la richesse
Les jeunes Américains aisés ne transfèrent pas seulement leur patrimoine plus tôt, mais adoptent également une approche plus pratique quant à son utilisation.
Les milléniaux et la génération X sont beaucoup plus susceptibles que les baby-boomers de stipuler des conditions sur la façon dont leur patrimoine peut être utilisé.
Par exemple, ils peuvent donner la priorité aux dépenses consacrées à l’éducation, au logement ou aux investissements commerciaux plutôt qu’à une utilisation illimitée.
« En comprenant les dynamiques changeantes en cours, nous évoluons et améliorons continuellement nos services, comme l'augmentation de l'accès aux spécialistes de la fiscalité, des fiducies et de la planification successorale », a déclaré Andrew D'Anna, directeur général de l'expérience client de détail chez Charles Schwab.
Comment la richesse sera distribuée
L’enquête a révélé que les Américains qui prévoient de transférer leur patrimoine s’attendent à distribuer en moyenne 4,1 millions de dollars.
On s’attend à ce que 40 % de ce montant provienne de biens immobiliers (1,6 million de dollars), tandis que les investissements représentent 31 %, les comptes en espèces 18 % et les produits de l’assurance-vie 11 %.
Pour les personnes ultra-riches (celles qui possèdent plus de 10 millions de dollars d’actifs investissables), la valeur moyenne du transfert bondit à 11,9 millions de dollars.
Cependant, un Américain ultra-riche sur cinq (23 %) craint de laisser « trop » à ses héritiers, ce qui suscite des inquiétudes quant à la discipline et à la responsabilité financières.
La planification du transfert de patrimoine commence tôt
L’enquête a également montré que 61 % des Américains aisés ont commencé à planifier le transfert de leur patrimoine avant l’âge de 45 ans.
De plus, plus de la moitié ont déclaré avoir commencé leur processus de planification successorale après avoir atteint une valeur nette de 1 million de dollars.
Cette approche proactive de la planification successorale et patrimoniale reflète la complexité croissante de la gestion de patrimoine et l’importance croissante de l’éducation financière à travers les générations.
Combler le fossé de richesse entre les générations
Alors que les jeunes générations repensent la façon dont la richesse est transmise, les discussions autour des finances familiales et de la planification de l’héritage deviennent plus ouvertes et transparentes.
Le transfert de patrimoine n’est plus considéré uniquement comme un événement de fin de vie, mais comme une opportunité de favoriser les relations et de fournir un soutien significatif.
Avec l’évolution des attitudes envers la richesse, le rôle des institutions financières évolue également.
Des entreprises comme Charles Schwab élargissent leurs offres pour répondre aux besoins des jeunes personnes fortunées, notamment en proposant des services fiscaux, des spécialistes de la planification successorale et des outils numériques pour simplifier les transferts de patrimoine.
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