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Europe : frappe de drone en Chypre, pétrole pèse sur Qantas, pourparlers UE

Europe : frappe de drone en Chypre, pétrole pèse sur Qantas, pourparlers UE
Devesh Kumar
02 mars 2026, 19:17 PM

Les tensions en périphérie de l'Europe se répercutent à la fois sur les marchés et sur la politique.

Une frappe de drone présumée sur une base militaire britannique à Chypre souligne les risques sécuritaires croissants liés à l'escalade au Moyen-Orient, tandis que la volatilité liée à l'énergie pèse sur les actions des compagnies aériennes telles que Qantas.

Dans le même temps, le secteur manufacturier britannique affiche une expansion régulière malgré la hausse des coûts, et l'Ukraine indique être prête à faire avancer les négociations d'adhésion à l'UE, alors que des obstacles politiques subsistent au sein du bloc.

Frappe présumée de drone sur une base britannique

La base de la Royal Air Force à Akrotiri, à Chypre, a été touchée par une frappe présumée de drone, a rapporté Sky News en citant le ministère britannique de la Défense.

L'incident s'est produit vers minuit, heure locale, près de Limassol, et le ministère a indiqué qu'il n'y avait aucune victime.

Les autorités britanniques n'ont pas confirmé l'origine du drone, alors que les équipes de sécurité ont évalué la situation sur la base.

La frappe signalée intervient dans un contexte de nouvelle escalade au Moyen-Orient, alimentant les préoccupations des investisseurs sur la vitesse à laquelle le conflit pourrait s'étendre au‑delà de son théâtre immédiat.

Qantas chute sur choc pétrolier

Les actions de Qantas Airways ont plongé de plus de 10 % lundi, atteignant leur niveau le plus bas en 10 mois, alors que l'escalade entre États‑Unis et Iran a ébranlé l'aviation mondiale et fait grimper les prix du pétrole.

L'action a reculé jusqu'à 10,4 % à A$8,92 à l'ouverture avant d'atténuer ses pertes, ce qui en faisait sa plus forte baisse intrajournalière depuis avril 2025.

La vente massique est survenue alors que Qantas n'exploite pas de vols vers des aéroports du Moyen‑Orient, s'appuyant plutôt sur un partenariat de partage de code avec Emirates, dont le hub de Dubaï a été fermé en raison des troubles.

Les investisseurs anticipent un double impact : des coûts de carburant plus élevés alors que le brut bondit de plus de 8 %, et une pression sur les recettes si la demande long‑courrier faiblit ou si les réacheminements augmentent les frais d'exploitation.

Le PMI britannique signale une croissance soutenue

Le secteur manufacturier britannique s'est étendu pour le quatrième mois consécutif en février, prolongeant une reprise modeste mais régulière malgré l'accentuation des pressions sur les coûts.

L'indice PMI manufacturier S&P Global s'est établi à 51,7, légèrement en dessous des 51,8 de janvier mais toujours au‑dessus du seuil de 50 qui sépare croissance et contraction, marquant la plus longue période d'expansion depuis mi‑2024.

La demande à l'exportation a constitué un point fort évident.

Les nouvelles commandes à l'exportation ont atteint 52,4, leur plus haut niveau depuis août 2021, soutenues par des ventes plus solides vers la Chine, l'Europe, les États‑Unis et le Moyen‑Orient.

Rob Dobson, directeur chez S&P Global Market Intelligence, a déclaré que le secteur manufacturier avait connu un « démarrage encourageant » en 2026, citant les lancements de nouveaux produits, l'amélioration de la confiance des clients et les investissements prévus comme soutiens à la production pour l'année à venir.

L'Ukraine accélère les pourparlers avec l'UE

L'Ukraine achèvera le travail technique nécessaire à l'ouverture de négociations d'adhésion complètes à l'Union européenne « d'ici quelques jours », a déclaré lundi le président Volodymyr Zelenskyy, exhortant les dirigeants de l'UE à soutenir le pays avec un calendrier d'adhésion clair.

S'adressant aux journalistes, Zelenskyy a affirmé que Kyiv est prête à négocier sur l'ensemble des six volets qui structurent les discussions d'entrée dans l'UE, mais il a averti que toutes les capitales de l'UE ne sont pas politiquement prêtes à avancer.

La Hongrie a jusqu'à présent bloqué les approbations unanimes requises pour ouvrir formellement chaque volet, ralentissant la voie de l'Ukraine malgré son statut de candidate, accordé peu après l'invasion russe de 2022.