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Le co-fondateur d'Ethereum, Joe Lubin, conteste l'autorité de la SEC dans une bataille juridique concernant MetaMask

Le co-fondateur d'Ethereum, Joe Lubin, conteste l'autorité de la SEC dans une bataille juridique concernant MetaMask
Diya Poddar
07 mai 2024, 13:37 PM
  • En avril, Consensys a reçu un avis Wells de la SEC, précurseur d'une action en justice.
  • Ce différend juridique met également en évidence un débat plus large concernant la classification de l’ETH.
  • L’issue de cette confrontation juridique pourrait avoir des implications importantes pour le secteur des cryptomonnaies.

Joe Lubin, co-fondateur d' Ethereum et fondateur de Consensys, a lancé une bataille juridique contre la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis, contestant l'autorité du régulateur sur Ethereum et ses produits associés, en particulier le portefeuille crypto MetaMask.

La SEC cible MetaMask, Consensys repousse

En avril, Consensys a reçu un avis Wells de la SEC, précurseur d'une action en justice, indiquant un litige potentiel contre l'entreprise.

L'inquiétude de la SEC se concentre sur MetaMask, un produit développé par Consensys, qui, selon la SEC, opère comme un courtier en valeurs mobilières non enregistré.

Le régulateur souligne spécifiquement les fonctionnalités de MetaMask qui permettent l'échange de jetons et le jalonnement – le verrouillage des jetons en échange de récompenses.

Le procès : une lutte pour la classification d'Ethereum

Le 25 avril, Consensys a répondu en intentant une action en justice contre la SEC, l'accusant d'avoir outrepassé sa compétence avec ce que Consensys considère comme une « saisie illégale d'autorité sur l'ETH ».

La société fait valoir que l'ETH, la cryptomonnaie native du réseau Ethereum, ne possède pas les caractéristiques d'un titre, un instrument financier relevant de la compétence de la SEC.

L'action en justice de Consensys vise à clarifier les limites réglementaires et à affirmer qu'Ethereum ne devrait pas être soumis à la surveillance de la SEC de la manière proposée.

Différend sur les définitions réglementaires

Ce différend juridique met également en évidence un débat plus large concernant la classification de l’ETH.

Bien que la SEC n’ait pas explicitement qualifié l’ETH de titre, Consensys affirme que le régulateur a enquêté secrètement sur Ethereum dans le but de le reclasser.

Cela contraste avec les déclarations précédentes d'un directeur de la SEC qui qualifiait l'ETH de marchandise, une position soutenue par la Commodity Futures Trading Commission (CFTC).

Consensys fait valoir que ses opérations reposent sur cette compréhension réglementaire, qui reconnaît l'ETH comme une marchandise et non comme un titre.

Position de la SEC sur la protection des investisseurs

En réponse aux allégations, un porte-parole de la SEC a souligné l'importance du respect des lois sur les valeurs mobilières, soulignant que le non-respect de ces réglementations peut priver les investisseurs de protections essentielles.

Il s'agit notamment de mesures contre la fraude et la manipulation, de divulgations appropriées et d'inspections de routine de la SEC, qui sont cruciales pour sauvegarder les intérêts des investisseurs et l'intégrité des marchés financiers américains.

Implications pour l'industrie de la cryptographie

L’issue de cette confrontation juridique pourrait avoir des implications importantes pour le secteur des cryptomonnaies, notamment dans la définition du cadre réglementaire qui régit les actifs cryptographiques comme l’ETH.

En contestant la SEC, Consensys espère non seulement obtenir une décision favorable pour elle-même et pour Ethereum, mais également inspirer d'autres entités de l'espace cryptographique à résister à ce qu'elle considère comme un empiètement réglementaire indu de la SEC.