Poutine défie l’ultimatum de Trump alors que la guerre en Ukraine entre dans une nouvelle phase explosive

Poutine défie l’ultimatum de Trump alors que la guerre en Ukraine entre dans une nouvelle phase explosive
Devesh Kumar
15 juil. 2025, 19:44 PM
  • Poutine rejette la demande de cessez-le-feu de 50 jours de Trump, la qualifiant d'« inacceptable ».
  • Les frappes de drones russes s’intensifient, frappant les infrastructures civiles.
  • Trump pousse l’OTAN à financer un flux rapide d’armes vers l’Ukraine.

Le président russe Vladimir Poutine a ignoré mardi les dernières menaces et ultimatums du président américain Donald Trump, promettant que les opérations russes en Ukraine se poursuivraient et pourraient même s’intensifier malgré l’augmentation de l’aide militaire occidentale.

Alors que le conflit dure depuis plus de 1 200 jours, les deux parties se préparent à une phase plus violente et incertaine, marquée par de nouvelles offensives, une rhétorique acerbe et des avertissements d’escalade.

Moscou rejette le délai de cessez-le-feu de 50 jours fixé par Trump

Ce développement est survenu après que Trump a publiquement exigé que Moscou accepte un cessez-le-feu en Ukraine dans les 50 jours, menaçant d’imposer des droits de douane secondaires de 100 % aux pays qui continuent de commercer avec la Russie si son ultimatum était ignoré.

La Maison Blanche a annoncé une initiative radicale visant à fournir des milliards de nouveaux armements américains à l’Ukraine en acheminant les ventes par l’intermédiaire des alliés de l’OTAN, une mesure destinée à la fois à accélérer les livraisons et à faire pression sur les partenaires européens pour qu’ils paient une plus grande part de la facture.

Les responsables russes ont immédiatement dénoncé l’ultimatum de Trump comme étant « inacceptable », le vice-ministre des Affaires étrangères, Sergueï Ryabkov, insistant sur le fait que Moscou ne se plierait pas aux exigences ou aux ultimatums de Washington.

Dire:

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a qualifié l’approche américaine de « très sérieuse », mais a déclaré que le Kremlin prendrait son temps pour analyser les propositions de Trump avant toute réponse publique.

Ajoutant au sentiment de confrontation, l’ancien président russe Dmitri Medvedev a ridiculisé les propos de Trump comme un « ultimatum théâtral », déclarant : « La Russie s’en moquait ».

Escalade sur le champ de bataille alors que les deux camps s’enfoncent

Le contexte militaire immédiat reste sombre. Mardi, des frappes de drones russes ont pilonné les régions ukrainiennes de Kharkiv et de Soumy, faisant au moins un mort et 21 blessés, dont des frappes sur des établissements d’enseignement et de santé.

Les forces russes ont fait état d’avancées progressives, revendiquant de nouveaux territoires dans l’est de l’Ukraine, tandis que des drones ukrainiens ont frappé des cibles russes à Koursk et Louhansk, et que des efforts de sabotage ont touché des infrastructures clés derrière les lignes russes.

Les analystes notent que Poutine parie sur une guerre prolongée, estimant que la Russie peut survivre à l’Ukraine, surtout si l’unité occidentale vacille.

Selon des évaluations récentes, les forces russes ont maintenu la pression le long du front pendant des mois, avançant lentement et cherchant à envelopper les défenses ukrainiennes plutôt qu’à faire des percées rapides.

Le Kremlin semble prêt à poursuivre ce conflit acharné, évitant les politiques intérieures impopulaires dans l’espoir que la patience du public occidental et le soutien matériel à l’Ukraine s’estomperont en premier.

L’administration Trump, quant à elle, a conclu que ce n’est qu’en combinant des mesures économiques avec une aide militaire soutenue que l’Occident peut vraiment forcer Poutine à négocier.

Trump et les dirigeants de l’OTAN ont tous deux attiré l’attention sur les pertes massives qui s’accumulent du côté russe et sur les dommages causés à l’économie russe, qui continue de souffrir des dépenses de guerre, des pénuries de main-d’œuvre et de la baisse des réserves souveraines.

Malgré les menaces audacieuses et les nouvelles tactiques de Washington, les responsables et les experts avertissent que les dirigeants russes restent profondément engagés dans la réalisation de leurs objectifs territoriaux, peu disposés à faire des concessions significatives ou à accepter tout accord qui ne répondrait pas aux objectifs du Kremlin.

En conséquence, le conflit semble sur le point d’entrer dans une phase encore plus volatile et destructrice, sans voie claire vers la paix en vue.