Le Bitcoin chute vers 65 000 $ tandis que la menace de Trump fait remonter le pétrole au‑dessus de 100 $

Le Bitcoin chute vers 65 000 $ tandis que la menace de Trump fait remonter le pétrole au‑dessus de 100 $
Rony Roy
02 avr. 2026, 07:05 AM
  • Le Bitcoin a reculé de plus de 3,7 % et se maintient juste au‑dessus du support à 65 000 $.
  • Trump a annoncé de nouvelles frappes contre l'Iran, faisant repasser le pétrole au‑dessus de 100 $.
  • Si le support cède, la chute du Bitcoin pourrait se prolonger vers 60 000 $.

Le cours du Bitcoin a chuté vers des niveaux de support clés proches de 65 000 $ alors que le président des États-Unis, Donald Trump, a indiqué à la nation que la guerre au Moyen-Orient se poursuivrait pendant une période courte mais intensive.

Lors de son allocution à la Maison Blanche mercredi, Trump a déclaré que l'armée américaine est "very close" d'achever "Operation Epic Fury", visant à démanteler les capacités nucléaires et navales de l'Iran.

Cependant, il a lancé un avertissement sévère, affirmant que les États-Unis "les frapperont extrêmement fort au cours des 2 à 3 semaines à venir" afin d'assurer une conclusion décisive du conflit.

En réaction immédiate à l'escalade, le pétrole brut est repassé au‑dessus de 100 $ le baril, soulignant une nouvelle fois les craintes des investisseurs quant aux perturbations d'approvisionnement dans le détroit d'Ormuz.

Les actions, le pétrole brut et les cours des cryptomonnaies ont connu une volatilité extrême ces derniers mois.

Comme rapporté précédemment par Invezz, alors que les tensions sur les marchés s'étaient apaisées mardi après que Trump a indiqué que la guerre touchait à sa fin, sa rhétorique récente a de nouveau attisé les craintes d'un engagement militaire prolongé.

Le Bitcoin a reculé de plus de 3,7 % à la dernière vérification, les opérateurs craignant désormais que l'instabilité géopolitique et la poursuite des actions militaires n'entraînent une hausse des coûts de l'énergie et ne maintiennent la pression sur les données d'inflation.

Au moment de la publication, la principale cryptomonnaie oscillait au‑dessus de 66 590 $, les acheteurs défendant le niveau psychologique de 65 000 $, qui constitue actuellement la dernière ligne de défense de la tendance haussière en cours.

Sur le plan de la structure technique, si le Bitcoin ne parvient pas à se maintenir au‑dessus de ce niveau, cela renforcerait davantage le sentiment baissier dominant et pousserait les prix vers la barre des 60 000 $.

Au cours des derniers mois, ce niveau a servi de zone de demande solide, où les acheteurs sont historiquement intervenus pour éviter une correction plus profonde.

Le cours du Bitcoin pourrait se redresser si les tensions au Moyen‑Orient s'apaisent

Malgré son engagement à intensifier les attaques contre les infrastructures iraniennes, Trump a indiqué que des discussions se poursuivent autour d'un cessez‑le‑feu potentiel et que les deux parties ont maintenu des canaux diplomatiques ouverts.

Les États-Unis ont exercé des pressions pour que l'Iran démantèle ses programmes nucléaires et ouvre ses installations aux inspecteurs internationaux.

De son côté, l'Iran exige la fin permanente de la guerre, des compensations financières pour les dommages et le retrait total de la présence militaire américaine dans la région.

Trump a affirmé que la fin des hostilités lèvera le blocus "naturellement" et que les prix de l'essence s'effondreront à mesure que l'attention se portera sur la reconstruction de l'économie.

"When this conflict is over, the strait will open up naturally. It'll just open up naturally. They're going to want to be able to sell oil because that's all they have to try and rebuild. It will resume flowing, and the gas prices will rapidly come back down. Stock prices will rapidly go back up," a‑t‑il déclaré.

Comme on l'a déjà observé, si cela se produit, on s'attend à ce que cela bénéficie au Bitcoin et aux autres actifs risqués à mesure que la liquidité revient sur le marché.

Cependant, un conflit prolongé entre les deux puissances mettrait en péril la reprise mondiale, notamment si les niveaux de support clés ne tiennent pas dans les semaines à venir.