Sept échanges cryptographiques offshore plaident en faveur de leur réentrée en Inde

Sept échanges cryptographiques offshore plaident en faveur de leur réentrée en Inde
Rony Roy
12 sept. 2024, 14:16 PM
  • Sept bourses crypto offshore visent à reprendre leurs opérations en Inde.
  • La CRF indienne devrait entendre les requêtes cette semaine.
  • Les échanges doivent se conformer aux réglementations locales.

Sept bourses de crypto-monnaies s'attendent à revenir en Inde après avoir été restreintes pour non-respect de la loi nationale sur la prévention du blanchiment d'argent (PMLA).

Selon un rapport du 12 septembre de l'ET, des responsables au courant du dossier affirment que l'Unité de renseignement financier (FIU) de l'Inde devrait entendre les demandes de sept bourses de crypto-monnaie étrangères qui ont été contraintes de cesser leurs activités en Inde à la fin de l'année dernière.

L'audience devrait avoir lieu cette semaine, au cours de laquelle les échanges de crypto-monnaie Bitfinex, MEXC Global, Kraken, Huobi, Gate.io, Bittrex et Bitstamp demanderont l'autorisation de réintégrer le marché indien.

Le 28 décembre, la FIU a envoyé des avis de mise en demeure à ces bourses ainsi qu'à Binance et KuCoin, pour non-respect des politiques indiennes de lutte contre le blanchiment d'argent et fonctionnement illégal.

Dans le cadre de cette répression, l'organisme de surveillance a également restreint l'accès à ces plateformes en bloquant les URL de leurs sites Web. Cette mesure a été suivie d'une interdiction des applications concernées sur l'App Store et le Playstore de Google.

Cet avis fait suite à un mandat de mars 2023 du ministère indien des Finances, exigeant que tous les fournisseurs de services d'actifs numériques virtuels soient enregistrés pour pouvoir offrir leurs services.

Au moment où les bourses offshore ont été averties, 28 sociétés nationales de crypto-monnaie comme CoinDCX et WazirX s'étaient déjà enregistrées.

Mesures de conformité strictes

Désormais, les bourses cherchent à réintégrer le marché indien en confirmant le respect des réglementations locales, notamment en effectuant une vérification stricte de la clientèle et en adhérant aux normes KYC et aux protocoles AML.

Les bourses devront également déplacer leurs serveurs vers l'Inde. Elles devront également assurer la déclaration en temps opportun des transactions suspectes et tenir des registres détaillés pour répondre aux exigences définies par la FIU en tant qu'entité déclarante.

En outre, les bourses seront également tenues de payer des amendes pour leurs opérations illégales, la sanction exacte devant être décidée « en fonction de leur soumission », a ajouté un responsable.

Même après avoir satisfait aux exigences, il pourrait « falloir un certain temps » avant que les bourses soient autorisées à reprendre leurs activités.

Outre la pénalité pour non-conformité, les sept bourses devraient au gouvernement indien environ 2 900 millions de roupies indiennes en taxes sur les biens et services. Cette taxe doit être payée avant que l'interdiction ne soit révoquée.

L'autorité de la TPS prévoit également d'envoyer des avis à d'autres bourses qui opéraient auparavant en Inde.

Au moment de la rédaction de cet article, Binance et KuCoin étaient les seules plateformes offshore à avoir reçu l'approbation de la FIU pour proposer des services en Inde. Binance a été condamnée à payer une amende de 2,25 millions de dollars en juin, tandis que KuCoin a dû payer 41 000 dollars.

Bien que les échanges soient réglementés, l’Inde n’a actuellement aucune clarté réglementaire concernant les crypto-monnaies, hormis le fait qu’elles ne peuvent pas être utilisées comme monnaie légale.

Cependant, la nation collecte un TDS de 1 % pour chaque transaction et un impôt sur les plus-values de 30 % sur les bénéfices générés par la vente ou le transfert de crypto-monnaies.