Pourquoi les crypto exchanges russes sans KYC continuent-elles de réapparaître malgré les mesures de répression ?
- Chainalysis a identifié plus de 100 plateformes non réglementées opérant malgré les sanctions.
- Les mesures de répression américaines et européennes ont réduit les flux, mais n'ont pas réussi à éliminer les transactions illicites.
- La Russie a bloqué BestChange, un important agrégateur de transactions de gré à gré, en février 2024.
Malgré les efforts internationaux pour réprimer les plateformes crypto russes sans KYC (Know Your Customer), de nouvelles plateformes continuent d'émerger, remplaçant celles qui ont été fermées.
Un rapport de la société d'analyse blockchain Chainalysis souligne que, si les flux entrants globaux vers ces plateformes ont diminué, de nouvelles plateformes d'échange en langue russe apparaissent pour faciliter les transactions de cryptomonnaies en dehors du contrôle financier traditionnel.
Source : Chainanalysis
Avec plus de 1,5 milliard de dollars de transactions enregistrées rien qu'en 2024, ces plateformes opèrent sans enregistrement formel, ce qui rend difficile pour les régulateurs de déterminer leur juridiction.
La répression, menée par les autorités américaines et les organismes internationaux de surveillance financière, a entraîné quelques perturbations, mais n'a pas éradiqué le secteur.
Au lieu de cela, les utilisateurs russes se tournent vers des méthodes alternatives, renforçant ainsi la résilience du marché sans KYC.
De nouvelles plateformes d'échange émergent en raison de la persistance des lacunes réglementaires.
La montée en puissance des plateformes d'échange non enregistrées en Russie témoigne de lacunes réglementaires persistantes.
Chainalysis a constaté que plus de 100 plateformes de ce type étaient en activité en 2024, desservant une base d'utilisateurs qui préfèrent les transactions anonymes.
Ces plateformes collaborent étroitement avec les banques russes sanctionnées, leur permettant de contourner les restrictions imposées par les institutions financières internationales.
Début février, le régulateur russe des télécommunications, Roskomnadzor, a bloqué BestChange, un important agrégateur de transactions de gré à gré (OTC) utilisé pour les transactions cryptographiques.
Cette mesure s'inscrivait dans le cadre d'efforts plus larges faisant suite à une nouvelle loi restreignant le minage de Bitcoin et la publicité pour les cryptomonnaies.
La loi vise spécifiquement les publicités promouvant les actifs numériques et les services facilitant les transferts de cryptomonnaies utilisant des infrastructures russes.
La fermeture de BestChange n'a guère dissuadé les traders, qui se sont rapidement tournés vers des plateformes alternatives.
Contrairement aux plateformes crypto réglementées, ces plateformes sans KYC n'exigent pas des utilisateurs qu'ils vérifient leur identité, leur permettant ainsi d'effectuer des transactions sans les relier à des données personnelles.
Les sanctions ont un impact sur les flux entrants, mais ne parviennent pas à stopper les transactions illicites.
Les sanctions américaines et européennes ont réussi à réduire les flux globaux vers les plateformes d'échange russes sans KYC, mais les transactions persistent.
Le marché russe des cryptomonnaies est resté actif en raison de la demande locale, notamment de la part des utilisateurs cherchant à contourner les contrôles des capitaux ou utilisant les actifs numériques pour les paiements transfrontaliers.
Selon Chainalysis, la baisse des flux entrants suggère que les mesures de répression ont un effet, mais de nouvelles plateformes d'échange continuent d'apparaître, comblant souvent les lacunes laissées par celles qui ont été fermées.
Bon nombre de ces plateformes fonctionnent comme des réseaux pair-à-pair (P2P), permettant aux utilisateurs d'échanger directement entre eux, minimisant ainsi le besoin de contrôle centralisé.
Le rôle des institutions financières russes dans la facilitation de ces transactions suscite une inquiétude croissante.
Plusieurs plateformes sans KYC collaboreraient avec des banques sanctionnées, traitant des paiements en cryptomonnaies malgré les restrictions internationales.
Cela a attiré une attention accrue des régulateurs, qui se concentrent désormais sur l'identification des institutions financières qui soutiennent ces plateformes.
La collecte de données pose des risques de sécurité pour les mineurs russes.
Alors que les autorités russes affirment renforcer les contrôles sur les activités liées aux cryptomonnaies, leurs efforts suscitent des inquiétudes parmi les mineurs de Bitcoin nationaux.
Un nouveau registre gouvernemental mis en place début 2024 oblige les mineurs à soumettre des données sensibles, notamment les adresses de portefeuille, aux organismes de réglementation.
Le législateur russe Anton Gorelkin a averti que si ces données étaient divulguées, cela pourrait constituer un « grand cadeau » pour les rivaux géopolitiques.
Les mineurs craignent que les autorités n'utilisent les données collectées pour des répressions ou une surveillance, dissuadant ainsi les particuliers et les entreprises de mener des opérations minières en Russie.
Cet effort de collecte de données intervient à un moment où la Russie élargit son attention aux actifs numériques comme canal financier alternatif.
Face au resserrement des restrictions bancaires traditionnelles, le gouvernement russe explore les moyens d'intégrer les cryptomonnaies à sa stratégie économique tout en conservant le contrôle des activités nationales.
Que contient le nouvel accord de paix États‑Unis–Iran ? Ce que l'on sait
Asie: Hang Seng, Kospi, Nikkei 225 en forte hausse sur espoir d'un accord US-Iran
Nikkei 225 et Kospi s'envolent après la chute des rendements
Xi a reçu Trump puis Poutine et a montré où se situe le levier de la Chine
Zimbabwe ZiG : la monnaie adossée à l'or reste stable malgré les risques
Aucun résultat trouvé
Chargement des articles...
Failed to load articles. Please try again.