Bourse européenne : hausse des actions ; attention sur la Chine et l'Ukraine ; résultats du quatrième trimestre de Vodafone

Bourse européenne : hausse des actions ; attention sur la Chine et l'Ukraine ; résultats du quatrième trimestre de Vodafone
Deepali Singh
20 mai 2025, 09:40 AM
  • Les actions européennes (Stoxx 600 +0,2%) ont légèrement progressé grâce à la baisse des taux de la Chine et aux espoirs de négociations de paix en Ukraine.
  • La banque centrale chinoise a abaissé son taux d'intérêt directeur, signalant ainsi une nouvelle relance économique.
  • Vodafone a annoncé une perte d'exploitation annuelle de 411 millions d'euros en raison de charges d'impairment, malgré une hausse de 2 % de son chiffre d'affaires.

Les marchés boursiers européens ont entamé la séance de négociation de mardi sur une tonalité prudemment optimiste, les principaux indices affichant de modestes gains.

Ce sentiment positif a été principalement alimenté par une baisse de taux anticipée en Chine, visant à soutenir son économie, et par des espoirs timides concernant d'éventuelles pourparlers de paix pour résoudre le conflit de longue date en Ukraine.

Environ 19 minutes après l'ouverture de la bourse, l'indice paneuropéen Stoxx 600 gagnait 0,2 %.

La performance sectorielle a été contrastée, bien que les actions des entreprises de services publics régionales aient notablement mené les gains. À 03h05 ET (07h05 GMT), les bourses nationales ont reflété cette légère tendance à la hausse : l'indice DAX allemand a grimpé de 0,2 %, le CAC 40 français a également gagné 0,2 %, et au Royaume-Uni, le FTSE 100 a augmenté de 0,3 %.

Des données ultérieures ont montré que le FTSE 100 londonien maintenait un gain de 0,2 %, tandis que le CAC 40 français augmentait de 0,1 % et que le DAX restait quasiment inchangé, ce qui indique un léger ralentissement de l'élan initial.

Relâchement monétaire et calme inflationniste

Les indices boursiers européens ont bénéficié d'un élan positif issu des transactions en Asie au cours de la nuit.

Un facteur clé a été la décision de la Banque populaire de Chine de réduire son taux d'intérêt de référence pour les prêts, le portant encore plus bas, à un niveau historiquement faible.

Ce geste a signalé la volonté de Pékin de déployer de nouveaux instruments de relance monétaire pour soutenir la deuxième plus grande économie mondiale, qui constitue également un marché d'exportation crucial pour de nombreuses entreprises européennes de premier plan.

S'inscrivant dans la tendance mondiale à la baisse des taux d'intérêt, la Reserve Bank of Australia a également abaissé ses taux d'intérêt plus tôt mardi, citant les risques croissants pour l'économie australienne découlant de l'incertitude commerciale mondiale.

Les acteurs du marché se tournent désormais vers la prochaine réunion de la Banque centrale européenne en juin, où une nouvelle baisse des taux d'intérêt est largement attendue.

La BCE a déjà assoupli sa politique monétaire sept fois au cours de l'année écoulée. L'inflation ne semble pas constituer actuellement un obstacle majeur à un assouplissement supplémentaire, surtout si l'on en juge par les prix à la production en Allemagne.

Des données publiées plus tôt mardi ont montré que l'indice des prix à la production allemand a baissé de 0,6 % en un mois en avril, ce qui a entraîné une diminution annuelle de 0,9 %.

Des lueurs d'espoir pour la paix en Ukraine ?

Un événement géopolitique important qui influence le sentiment du marché est l'espoir croissant d'un éventuel accord de paix entre l'Ukraine et la Russie, qui pourrait mettre fin au conflit qui dure depuis plus de trois ans.

Le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy a déclaré lundi que Kiev et ses partenaires internationaux envisageaient d'organiser une réunion de haut niveau impliquant l'Ukraine, la Russie, les États-Unis, les pays de l'Union européenne et la Grande-Bretagne, dans le cadre d'un effort concerté pour mettre fin à la guerre.

Pour ajouter une couche d'intrigue, le président américain Donald Trump a annoncé via un message sur Truth Social, suite à son appel avec le président russe Vladimir Poutine lundi, que "les négociations entre la Russie et l'Ukraine vont commencer immédiatement".

Cette annonce fait suite à la rencontre, à Istanbul la semaine dernière, de délégations des nations en guerre, pour la première fois depuis 2022, rencontre qui n'a toutefois pas abouti à un accord de trêve.

La livre sterling s'apprécie, Vodafone affronte des vents contraires

Sur les marchés de change, la livre sterling a poursuivi ses récents gains par rapport au dollar américain, se négociant 0,2 % plus haut à 1,338 dollar, mardi à 6h29 à Londres.

Cette hausse fait suite à une progression de 0,6 % de la livre sterling par rapport au dollar lundi, soutenue par l'accord historique conclu entre le Royaume-Uni et l'UE pour redéfinir leurs relations post-Brexit.

Sur le plan des entreprises, le géant des télécommunications Vodafone a annoncé mardi une perte d'exploitation annuelle de 411 millions d'euros (462,7 millions de dollars).

La société a attribué cette perte principalement aux charges d'impairment liées à ses activités en Allemagne et en Roumanie, qui s'élevaient à 4,5 milliards d'euros.

Malgré cette perte, Vodafone a annoncé une hausse de 2 % de son chiffre d'affaires annuel, qui a atteint 37,4 milliards d'euros.

Ce chiffre est légèrement inférieur aux prévisions des analystes, qui tablaient sur 38,1 milliards d'euros, selon les données de LSEG.

Les actions de Vodafone ont gagné 0,3 % à 8h22 à Londres, se remettant de pertes initiales enregistrées immédiatement après l'ouverture du marché.

En ce qui concerne les perspectives pour 2026, Vodafone a reconnu que ses performances financières pourraient être affectées par des « incertitudes importantes » dans le contexte macroéconomique actuel, en particulier en ce qui concerne le commerce et les taux de change.

La société prévoit que son EBITDAaL ajusté (bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation, amortissement et charges locatives) se situera entre 11 et 13 milliards d'euros.

Pour l'ensemble de l'année 2025, l'EBITDAaL ajusté de Vodafone s'est établi à 11 milliards d'euros, conformément à ses prévisions.