Bond de 5 000 % de l’action Rigetti : pourquoi certains analystes pensent que la course n’est pas encore terminée

Bond de 5 000 % de l’action Rigetti : pourquoi certains analystes pensent que la course n’est pas encore terminée
Devesh Kumar
20 oct. 2025, 14:34 PM
  • Les analystes citent les contrats gouvernementaux et les premières commandes commerciales comme les principaux moteurs de la hausse.
  • Les objectifs de prix consensuels se situent bien en dessous des niveaux actuels, ce qui met en évidence les problèmes de valorisation.
  • Les haussiers et les baissiers sont d’accord : le risque est élevé, les délais sont longs et l’exécution compte désormais plus que le battage médiatique.

L’action Rigetti (NASDAQ : RGTI) a produit l’une des courses les plus spectaculaires du marché, en hausse d’environ 5 000 % au cours de l’année écoulée, et un nombre croissant d’analystes de Wall Street affirment que l’élan de l’action peut se poursuivre, même après les gains spectaculaires.

Leur argument haussier repose sur l’accélération de la traction commerciale, de nouveaux travaux gouvernementaux et ce qu’ils disent être l’amélioration de l’exécution de la feuille de route matérielle de Rigetti.

Action Rigetti : Pourquoi les analystes sont-ils haussiers ?

Les analystes soulignent que des jalons commerciaux concrets sont la principale justification d’un regain d’optimisme.

David Williams de Benchmark, qui a récemment relevé son objectif de cours, a présenté le rallye comme une réponse à des signes plus clairs indiquant que Rigetti passe des démonstrations en laboratoire à des clients payants, citant les commandes multi-systèmes et l’augmentation des contrats remportés comme preuve que le matériel quantique de la société trouve des acheteurs commerciaux.

M. Williams soutient que ces développements, combinés à la trésorerie de la société, réduisent le risque de financement à court terme et soutiennent une valorisation plus élevée.

Le contrat de l’US Air Force, un engagement pluriannuel d’environ 5,8 millions de dollars pour aider à développer un réseau quantique, est fréquemment cité par les analystes comme un catalyseur de revenus et de crédibilité, signalant un intérêt institutionnel au-delà des laboratoires de recherche et dans les programmes appliqués.

Les observateurs de l’industrie affirment que l’engagement du gouvernement aide à valider la technologie de Rigetti et peut ouvrir des portes à d’autres clients institutionnels.

Le rapport risque-rendement toujours polarisé

Pourtant, la rue ne fait pas l’unanimité.

Les données agrégées montrent un large éventail d’objectifs de prix et une image mitigée à la baisse et à la hausse : certains services calculent un objectif consensuel bien inférieur aux prix récents, reflétant la prudence quant aux valorisations et l’économie commerciale encore précoce de l’informatique quantique.

Un consensus couramment cité place l’objectif à 12 mois à peu près dans les 20 $, ce qui implique une baisse importante par rapport aux niveaux actuels pour les investisseurs plus prudents.

Ces chiffres sous-tendent le contre-argument : une grande partie de la hausse est peut-être déjà prise en compte et les rendements à court terme dépendront de la poursuite de l’exécution et de la preuve d’une croissance durable des revenus.

Les analystes qui restent constructifs soulignent l’amélioration du bilan de Rigetti.

Après une levée de fonds en milieu d’année, la société a déclaré une position de trésorerie suffisamment importante, selon elle, pour financer la RandD et les premiers efforts de commercialisation, un détail qui, selon les haussiers, donne à la direction la flexibilité nécessaire pour faire évoluer les systèmes et exécuter les commandes sans dilution immédiate.

Les critiques rétorquent que le quantique reste une technologie intrinsèquement incertaine avec de longs délais pour réaliser des bénéfices significatifs, et que tout revers en matière de fidélité, de fabrication ou d’adoption par les clients pourrait rapidement redéfinir les attentes.

Pour les investisseurs, la conclusion est simple : le scénario haussier est désormais ancré dans des jalons tangibles, des bons de commande, des contrats gouvernementaux et des mises à niveau d’analystes, plutôt que dans de la pure spéculation.

Mais la présence d’objectifs de prix élevés et d’estimations consensuelles inférieures avertit que le risque est polarisé.

Les acheteurs doivent peser un horizon temporel plus long et une tolérance aux baisses volatiles s’ils veulent s’exposer à ce que les analystes décrivent comme une histoire quantique naissante mais en évolution rapide.