Les emprunts du Royaume-Uni en septembre atteignent un sommet post-pandémique de 20,2 milliards de livres sterling

Les emprunts du Royaume-Uni en septembre atteignent un sommet post-pandémique de 20,2 milliards de livres sterling
Deepali Singh
21 oct. 2025, 09:22 AM
  • Les emprunts du Royaume-Uni ont dépassé ses prévisions pour le premier semestre de 7,2 milliards de livres sterling.
  • Le déficit budgétaire a grimpé à 99,8 milliards de livres sterling au cours des six premiers mois.
  • La flambée des coûts des intérêts de la dette est le principal moteur de la détérioration.

Les emprunts du gouvernement britannique ont dépassé les prévisions officielles de 7,2 milliards de livres sterling (9,6 milliards de dollars) au cours des six premiers mois de l’année fiscale.

Il s’agit d’une détérioration significative qui met en évidence le défi auquel est confrontée la chancelière de l’Échiquier, Rachel Reeves, alors qu’elle se prépare à présenter une déclaration budgétaire cruciale le mois prochain.

Les chiffres soulignent l’état fragile des finances publiques, le déficit budgétaire ayant grimpé à 99,8 milliards de livres sterling pour la période de six mois, bien au-dessus des 92,6 milliards de livres sterling prévus par l’Office for Budget Responsibility (OBR) en mars.

La flambée des coûts de la dette fait grimper le déficit

Le principal facteur de la détérioration de la situation budgétaire a été une augmentation brutale et substantielle des coûts de la dette et des intérêts. Rien qu’en septembre, ces paiements ont bondi de 66 % pour atteindre 9,7 milliards de livres sterling.

Il s’agit d’une conséquence directe d’une hausse de l’indice des prix de détail en juillet, qui a fait augmenter le coût du service de l’important stock d’obligations indexées sur l’inflation du gouvernement. La hausse de l’inflation a également fait grimper les coûts liés aux prestations sociales et aux salaires du secteur public.

Les emprunts en septembre se sont élevés à 20,2 milliards de livres sterling, le plus élevé pour ce mois depuis la pandémie et le deuxième plus élevé jamais enregistré, bien qu’ils soient à peu près conformes aux prévisions mensuelles de l’OBR.

Le chancelier fait face à un trou budgétaire de 35 milliards de livres sterling

Les données placent le chancelier Reeves dans une position difficile avant le budget d’automne du 26 novembre, où une nouvelle série d’augmentations d’impôts est désormais largement attendue.

La hausse des coûts d’emprunt, combinée aux récentes volte-face sur les coupes dans les aides sociales et à une baisse de productivité prévue par l’OBR, signifie que la chancelière doit maintenant trouver environ 35 milliards de livres sterling pour restaurer la marge de manœuvre précédente par rapport à ses propres règles budgétaires, selon une analyse de Bloomberg Economics.

Le déficit global est bien supérieur aux prévisions de l’OBR et aux niveaux observés il y a un an.

Une récente correction des recettes de la taxe sur la valeur ajoutée, qui a permis au Trésor d’investir 2 milliards de livres sterling supplémentaires, n’a pas suffi à inverser cette tendance inquiétante. Ces chiffres constituent une toile de fond difficile pour un budget qui devra faire face à la détérioration de la santé budgétaire du pays.