Le secrétaire américain à l’Énergie critique l’accent mis par l’UE sur l'« énergie verte inefficace » et demande à doubler la production pétrolière

  • Le secrétaire américain à l’Énergie a appelé à doubler la production pétrole, critiquant l’UE sur la « consommation inefficace d’énergie verte ».
  • Wright a averti que les réglementations européennes menacent les importations de gaz américaines et la collaboration énergétique transatlantique.
  • L’UE a réduit ses principales lois sur la durabilité des entreprises, la CSRD et la CSDDD.

Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a appelé le monde à plus que doubler la production de pétrole jeudi, tout en critiquant simultanément l’Union européenne et la Californie pour ce qu’il a qualifié d’un gaspillage sur l’énergie verte inefficace.

Alors que le Forum économique mondial (FEM) a de plus en plus centré ses discussions énergétiques sur l’avancement de politiques à faible émission de carbone, une conversation à Davos entre Wright et la PDG d’Occidental, Vicki Hollub, jeudi, a mis en lumière une dose de réalisme, selon un rapport de Reuters.

Ils ont souligné un point crucial : malgré les efforts mondiaux pour passer aux sources renouvelables, les besoins énergétiques mondiaux continueront de dépendre fortement du pétrole pendant plusieurs décennies.

Secrétaire américain à l’Énergie pour l’énergie verte et le commerce transatlantique

Cette perspective suggère que toute stratégie énergétique viable à long terme doit s’adapter à cette dépendance persistante tout en promouvant et en étendant les initiatives d’énergie propre.

Wright a exprimé son inquiétude quant au fait que les réglementations environnementales des entreprises de l’UE pourraient compromettre la collaboration énergétique entre l’UE et les États-Unis.

Plus précisément, il a mis en garde contre le fait que ces réglementations pourraient avoir un impact négatif sur le flux des importations de gaz américain vers l’Europe.

Cela suggère un conflit potentiel entre les objectifs de politique environnementale de l’UE et la nécessité d’assurer une sécurité énergétique durable par la coopération transatlantique.

Les propos de Wright mettent en lumière un domaine critique de tension où des cadres réglementaires conçus pour promouvoir la durabilité pourraient involontairement créer des obstacles au commerce international de l’énergie et à la coopération avec des partenaires clés comme les États-Unis.

Les implications complètes pour le marché énergétique transatlantique restent à voir.

« Ces réglementations pourraient menacer vous (producteurs américains) d’envoyer du gaz vers l’Europe », Wright aurait déclaré dans le rapport.

Le cadre environnemental d’entreprise en évolution de l’UE

L’UE a introduit une législation importante obligeant les entreprises important du pétrole et du gaz sur le continent à surveiller activement et à déclarer les émissions de méthane liées à ces importations.

Cette réglementation vise directement à lutter contre la crise climatique en limitant la libération de méthane, un gaz à effet de serre puissant ayant un effet de réchauffement à court terme bien plus important que le dioxyde de carbone.

En rendant les rapports obligatoires, l’UE vise à accroître la transparence et à faire pression sur les fournisseurs internationaux de combustibles fossiles pour qu’ils adoptent de meilleures pratiques et investissent dans des technologies visant à réduire les fuites de méthane sur toute leur chaîne d’approvisionnement avant que le produit n’atteigne l’Europe.

Cette mesure établit une exigence climatique clé pour l’accès au marché.

L’UE a récemment pris la décision importante de réduire fortement deux de ses principales initiatives législatives visant à promouvoir la responsabilité des entreprises : la Directive sur la transparence des entreprises (CSRD) et la Directive sur la diligence raisonnable en matière de durabilité des entreprises (CSDDD).

Cette décision est intervenue en décembre après des mois de pression intense et de lobbying de la part de diverses entreprises et gouvernements à travers le continent.

La CSRD visait à standardiser et à étendre les exigences de reporting sur la durabilité pour un grand nombre d’entreprises de l’UE et hors UE, garantissant la transparence sur les impacts environnementaux et sociaux.

La CSDDD visait à tenir les entreprises responsables des droits humains et des dommages environnementaux sur l’ensemble de leurs chaînes de valeur.

La décision de réduire ces lois phares reflète un environnement politique difficile, conciliant des objectifs ambitieux de durabilité avec des préoccupations liées à la charge administrative et à la compétitivité des entreprises européennes.