Le prix du pétrole brut grimpe à $115 sur Hyperliquid alors que le Koweït et les EAU réduisent leur production

Le prix du pétrole brut grimpe à $115 sur Hyperliquid alors que le Koweït et les EAU réduisent leur production
Crispus Nyaga
08 mars 2026, 06:58 AM
  • Les prix du pétrole ont poursuivi leur tendance haussière pendant le week‑end alors que la guerre en Ukraine s'est accélérée.
  • Les données de Hyperliquid montrent que le prix du WTI a bondi à $115.
  • Des pays clés du Moyen‑Orient comme le Koweït et les EAU ont réduit leur production de pétrole.

Le prix du pétrole brut a continué d'augmenter ce week-end alors que la guerre en Iran se poursuivait, poussant certains pays clés à réduire leur production. Les contrats à terme Hyperliquid montrent que le West Texas Intermediate (WTI) a grimpé à $115 dimanche, bien au‑delà de la clôture de vendredi à $90. Le Brent, référence mondiale, a atteint $117, son plus haut niveau depuis 2022.

Graphique du prix du WTI | Source: TradingView

Le prix du pétrole bondit alors que les principaux pays réduisent leur production 

Les prix de l'énergie ont flambé ces dernières semaines alors que les acteurs du marché réagissaient à la guerre en Iran.

Cette guerre s'est intensifiée ce week‑end, alors même que Donald Trump demandait à l'Iran de se rendre sans conditions. L'Iran a juré de continuer le combat aussi longtemps que nécessaire.

Les cours du pétrole ont poursuivi leur hausse après que les Émirats arabes unis (EAU) et le Koweït ont annoncé qu'ils réduiraient leur production en raison de la quasi‑fermeture du détroit d'Ormuz.

Le Koweït a commencé à réduire sa production de 100 000 barils par jour, un volume qui continuera d'augmenter tant que la guerre se poursuivra.

Les EAU, qui produisent 3,5 millions de barils par jour, ont également réduit l'offre et se concentrent désormais sur l'utilisation de capacités d'exportation contournant le détroit d'Ormuz.

D'autres pays comme l'Irak, l'Arabie saoudite et le Qatar ont également réduit leur production cette année. Par conséquent, les analystes estiment que la crise en cours épuisera vraisemblablement toutes les réserves de pétrole et de carburant en quelques semaines, voire quelques jours.

La crise s'est également aggravée après qu'Israël a bombardé des infrastructures énergétiques clés en Iran durant le week‑end. En réaction, l'Iran a visé Haifa, une grande raffinerie en Israël.

Le scénario le plus probable est donc une poursuite de la hausse des cours du pétrole tant que la guerre se poursuivra. Cela est possible car les données de Polymarket montrent que les probabilités d'un cessez‑le‑feu prochain continuent de diminuer.

Les chances d'un cessez‑le‑feu ce mois‑ci ont chuté à 24 %. Celles d'un cessez‑le‑feu en avril, mai et juin sont tombées à 47 %, 61 % et 69 %, respectivement.

Du côté positif, un retournement du marché pétrolier interviendra probablement une fois la guerre terminée ou des pourparlers engagés. Même si les probabilités d'un cessez‑le‑feu ont diminué, il est probable que Trump souhaite mettre fin rapidement à cette guerre en raison de son impopularité auprès des électeurs.

Les actions du secteur énergétique s'envolent 

La guerre en cours en Iran a entraîné une baisse des marchés américains. Les données montrent que l'indice Dow Jones a reculé de 455 points vendredi. De même, les indices S&P et Nasdaq 100 ont chuté de 90 et 365 points, combinés.

Cependant, les principales valeurs énergétiques ont bondi alors que les investisseurs anticipent des revenus et des bénéfices records à court terme.

Le cours de Marathon Petroleum a bondi de 10 % la semaine dernière, tandis qu'APA Corporation, Valero Energy, Phillips 66 et EOG Resources ont progressé de plus de 5 %.

Parmi les autres grands gagnants figuraient Diamondback Energy et ConocoPhillips.