Bulletin Europe : licence bancaire Revolut, avertissement de la BCE, FTSE en baisse

Bulletin Europe : licence bancaire Revolut, avertissement de la BCE, FTSE en baisse
Devesh Kumar
11 mars 2026, 19:06 PM
  • Revolut obtient une licence bancaire britannique complète après un long processus réglementaire.
  • La BCE met en garde : la volatilité des marchés peut amplifier les chocs économiques dans le contexte du conflit en Iran.
  • Les indices FTSE reculent alors que la volatilité du pétrole et des résultats mitigés pèsent sur le sentiment.

Les marchés européens ont envoyé des signaux mitigés mercredi alors que les investisseurs restaient sur le qui-vive face à l'escalade du conflit, aux avancées réglementaires et aux avertissements de la banque centrale.

Le principal développement est venu de la fintech : Revolut a obtenu la tant attendue licence bancaire au Royaume‑Uni.

Mais les tensions restaient élevées alors que la Banque centrale européenne a averti que la volatilité des marchés pouvait amplifier les chocs économiques.

Les actions à Londres ont reculé dans un contexte d'incertitude liée au pétrole et au conflit en Iran, tandis que les tensions diplomatiques entre l'Espagne et Israël s'intensifiaient.

Revolut obtient une licence bancaire complète au Royaume‑Uni

Revolut a finalement obtenu une licence bancaire britannique complète de la Prudential Regulation Authority, mettant fin à un long parcours réglementaire entamé en 2021.

La société va désormais déployer des comptes courants auprès d'un groupe restreint de nouveaux clients dans les semaines à venir, avec des projets d'expansion vers le crédit et les prêts hypothécaires.

Le chemin a été semé d'embûches : les régulateurs avaient signalé des irrégularités comptables, des manquements à la conformité au sein de l'UE et des doutes quant à la capacité des dispositifs de contrôle des risques de Revolut à suivre son expansion mondiale agressive.

La société était bloquée dans une "mobilization phase" restreinte depuis July 2024, limitée à détenir seulement £50,000 de dépôts clients au total.

La BCE met en garde : la volatilité des marchés pourrait accentuer les chocs économiques

Le vice‑président de la BCE, Luis de Guindos, a adopté un ton prudent mercredi, avertissant que la volatilité des marchés financiers peut accentuer la force des chocs économiques.

Lors d'une conférence à Madrid, il a déclaré que les retombées du conflit en Iran ont fait grimper les prix du pétrole de près de 50% depuis le début de l'année, compliquant la capacité de la banque à prévoir la croissance et l'inflation.​

De Guindos a dit que la BCE examinerait plusieurs scénarios avant sa réunion de politique monétaire du March 19.

Les marchés intègrent désormais 30 to 35 basis points de hausses de taux cette année, un revirement marqué par rapport à il y a seulement deux semaines où aucune hausse n'était prévue.

Les actions londoniennes plongent

Les principaux indices actions londoniens ont clôturé dans le rouge mercredi, pénalisés par la volatilité des prix du pétrole et des résultats d'entreprise mitigés.

Le FTSE 100 a reculé de 0.6% tandis que le FTSE 250 a chuté de 0.7%, le conflit en cours au Moyen‑Orient maintenant les investisseurs en mode risk-off.​

Le Brent a repassé au‑dessus de $90 le baril après que les marchés ont écarté le plan rapporté par l'IEA pour une libération record de réserves pétrolières.

Shell et BP ont chacun progressé d'environ 0.5% tandis que les valeurs énergétiques faisaient exception au recul général.

Côté entreprises, Legal & General a chuté de 5.5% après avoir raté les estimations de bénéfice annuel, tandis que le recruteur Robert Walters perdait près de 3% après avoir supprimé son dividende final.

Balfour Beatty a été le principal gagnant, s'envolant de 7.3% grâce à des perspectives bénéficiaires solides soutenues par un carnet de projets énergétiques au Royaume‑Uni record.

L'Espagne retire formellement son ambassadeur en Israël

L'Espagne a retiré définitivement son ambassadeur en Israël, Ana María Salomón Pérez, officialisant une rupture diplomatique qui se préparait depuis des mois.

La destitution, approuvée par le Conseil des ministres espagnol mardi et publiée au bulletin officiel mercredi, laisse l'ambassade d'Espagne à Tel‑Aviv dirigée par un chargé d'affaires, au même statut réduit que l'ambassade d'Israël à Madrid.

Cette décision remonte à un rappel en September 2025, lorsque Madrid avait rappelé Salomón pour consultations après que le ministre israélien des Affaires étrangères a qualifié l'Espagne d'« antisémite » en raison de son interdiction des navires et aéronefs transportant des armes d'utiliser les ports ou l'espace aérien espagnols.

Les relations s'étaient déjà fortement détériorées depuis que l'Espagne a reconnu un État palestinien en 2024, ce qui avait poussé Israël à retirer son propre envoyé de Madrid.