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Inflation de la zone euro au‑dessus de l'objectif de la BCE, l'impact iranien s'étend

Inflation de la zone euro au‑dessus de l'objectif de la BCE, l'impact iranien s'étend
Rivanshi Rakhrai
29 mai 2026, 14:39 PM

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Prendre une exposition à une tarification BCE « plus élevée plus longtemps » : se positionner long sur les futures Bunds 2Y en EUR (ou recevoir le fixe sur des swaps EUR 2Y). L'article montre une inflation supérieure à 2 % en France/Italie/Espagne et une transmission de l'énergie aux services et aux transports, rendant une hausse de la BCE plus probable le mois prochain et écartant des baisses de taux.

Risque clé : Une désinflation rapide provoquée par la baisse du pétrole qui obligerait la BCE à marquer une pause ou à pivoter vers des baisses de taux.

Vendre les cycliques européens à forte bêta

Vendre les cycliques de la zone euro les plus sensibles aux taux et à la demande des consommateurs : se positionner à la baisse sur le STOXX Europe 600 Banks and Autos (ou acheter des puts sur ces indices). Une inflation persistante et des hausses probables de la BCE resserrent les conditions financières, tandis que la répercussion des coûts énergétiques affecte déjà les catégories de dépenses quotidiennes (transports, loisirs, alimentation).

Risque clé : L'inflation reste tenace mais la croissance se maintient fortement, si bien que les bénéfices ne sont pas affectés et les craintes sur les taux s'estompent.

  • L'inflation de la zone euro est restée au‑dessus de l'objectif de 2 % de la BCE en mai.
  • La hausse des coûts des carburants a commencé à se répercuter sur les prix des transports et des services.
  • Les économistes s'attendent à ce que les pressions inflationnistes persistent pendant l'été.

L'inflation dans les quatre plus grandes économies de la zone euro est restée au‑dessus de l'objectif de 2 % de la Banque centrale européenne pour le troisième mois consécutif en mai, selon des données préliminaires publiées vendredi.

La hausse des coûts des carburants liée à la guerre en Iran a continué d'influer sur les prix à la consommation, avec des signes que l'augmentation des coûts de l'énergie se propage à d'autres secteurs de l'économie.

Les derniers chiffres des principaux États économiquement significatifs de France, d'Italie, d'Espagne et d'Allemagne devraient renforcer les attentes selon lesquelles la Banque centrale européenne pourrait relever ses taux le mois prochain.

Ces données pourraient également accroître les craintes qu'une inflation élevée ne s'installe davantage dans l'ensemble de la zone euro.

L'inflation augmente en France et en Italie

Les mesures nationales de l'inflation ont augmenté en France comme en Italie en mai.

La France a enregistré une inflation annuelle de 2,8 %, contre 2,5 % en avril.

Le taux d'inflation italien est passé à 3,2 % contre 2,7 %.

En Espagne, l'inflation est restée stable à 3,2 %.

Pendant ce temps, l'inflation s'est atténuée dans la plupart des Länder allemands ayant publié des données à ce jour, notamment en Bavière et en Bade‑Wurtemberg.

L'Allemagne a mis en place une remise sur les carburants pour mai et juin dans le cadre de mesures plus larges visant à réduire le fardeau des prix plus élevés de l'essence pour les consommateurs.

Les coûts des carburants se répercutent sur d'autres secteurs

Les données d'Espagne et d'Italie indiquent de fortes hausses des prix des transports et des loisirs, ce qui suggère que l'augmentation des coûts des carburants commence à se répercuter plus largement sur les dépenses des ménages.

La France a signalé une hausse de 4,1 % des prix des produits frais.

Le pays a également enregistré une légère hausse de l'inflation des services.

Les chiffres indiquent que les pressions inflationnistes liées à l'énergie ne se limitent plus aux marchés des carburants et affectent de plus en plus les biens et services du quotidien.

Les prix du pétrole baissent mais restent élevés

Les anticipations du marché se sont améliorées après l'espoir d'un accord visant à mettre fin au conflit entre les États-Unis et l'Iran.

Les prix du Brent ont fortement chuté depuis fin avril, retombant autour de 92 $ le baril contre environ 118 $ à l'époque.

Cependant, les prix du pétrole restent bien au‑dessus du niveau d'environ 70 $ le baril observé avant le début du conflit.

Malgré la récente baisse des prix du pétrole, les économistes estiment que les hausses antérieures continuent de se répercuter sur les prix à la consommation dans la région.

L'inflation sous‑jacente augmente également légèrement

Les données d'inflation au niveau de la zone euro doivent être publiées mardi.

Les économistes prévoient que l'inflation globale atteindra 3,3 % en mai. L'inflation sous‑jacente, qui exclut l'énergie, l'alimentation, l'alcool et le tabac, est estimée à 2,4 %.

Les mesures de l'inflation sous‑jacente ont augmenté en Italie comme en Espagne.

L'inflation sous‑jacente italienne est passée à 1,8 % contre 1,6 %, tandis que la mesure espagnole est passée à 2,9 % contre 2,8 %.

Selon l'économiste de JPMorgan Raphaël Brun‑Aguerre, ces premières données nationales signalent des pressions inflationnistes supplémentaires.

Les prix à la production offrent un certain répit

Alors que l'inflation à la consommation reste élevée, la France a continué d'enregistrer une déflation des prix manufacturiers.

Les données manufacturières suggèrent que, bien que l'inflation reste au‑dessus de l'objectif, les pressions sous‑jacentes sur les prix pourraient ne pas être aussi intenses que lors de perturbations économiques précédentes.