Le sentiment de Wall Street se détériore alors que le Dow Jones chute de plus de 700 points en raison des craintes de récession

Le sentiment de Wall Street se détériore alors que le Dow Jones chute de plus de 700 points en raison des craintes de récession
Diya Poddar
02 août 2024, 20:07 PM
  • Le S&P 500 a chuté de 1,8 %, marquant sa pire journée en deux ans.
  • Le Nasdaq Composite a chuté de 2,2%, entrant en territoire de correction.
  • La faible croissance de l’emploi et la hausse du chômage ont exacerbé les craintes d’une récession.

Le S&P 500 a connu vendredi sa pire séance depuis près de deux ans, stimulé par les craintes de récession suite à un rapport sur l'emploi étonnamment faible pour juillet.

L'indice général du marché a chuté de 1,8 %, le Nasdaq Composite de 2,2 % et le Dow Jones Industrial Average de 729 points, soit 1,8 %.

Cette forte baisse met en évidence les préoccupations économiques croissantes alors que les investisseurs se préparent à d’éventuelles turbulences sur les marchés.

Les principaux indices chutent face aux inquiétudes économiques

La forte baisse des actions a été motivée par les chiffres de la croissance de l'emploi de juillet, qui ont montré une augmentation plus lente que prévu.

Le ministère du Travail a indiqué que les effectifs non agricoles n'ont augmenté que de 114 000 le mois dernier, soit une baisse significative par rapport aux 179 000 emplois créés en juin et en dessous des 185 000 anticipés par les économistes. Le taux de chômage a également atteint 4,3 %, son plus haut niveau depuis octobre 2021, intensifiant encore les craintes de récession.

Plusieurs grandes entreprises technologiques ont subi des pertes substantielles au cours de la journée. Les résultats d'Amazon au deuxième trimestre n'ont pas répondu aux estimations de revenus et la société a publié des prévisions décevantes, entraînant une baisse de 12,5 % du cours de ses actions.

Cette baisse a eu un impact significatif sur le secteur de la consommation discrétionnaire, qui a connu sa pire journée depuis mai 2022, avec une baisse de 6,6 %.

Les actions d'Intel ont chuté de 29 % après que la société a annoncé des prévisions faibles et des licenciements prévus.

Nvidia a également connu une baisse de plus de 5,5 %, après une perte de 6 % la veille.

Ces pertes ont été aggravées par les inquiétudes croissantes concernant les niveaux élevés de dépenses en capital liées à l’intelligence artificielle par les grandes entreprises technologiques.

Le marché obligataire réagit à la liquidation des actions

Alors que les investisseurs recherchaient la sécurité, le rendement du Trésor à 10 ans est tombé à son plus bas niveau depuis décembre, s'établissant à 3,82 %.

Ce virage vers les obligations est considéré comme une évolution naturelle dans un marché haussier qui connaît un retour en arrière après une forte tendance haussière.

La semaine a été marquée par une volatilité importante, avec de fortes ventes lors de la séance précédente affectant les marchés boursiers mondiaux.

Mercredi, le marché boursier s'est redressé après que la Réserve fédérale a fait allusion à une potentielle baisse des taux en septembre tout en maintenant les taux actuels.

Les faibles chiffres de l'emploi publiés vendredi ont amené de nombreux investisseurs à penser que la banque centrale aurait dû agir plus tôt.

Les récentes baisses des marchés boursiers soulignent l’incertitude persistante qui règne dans l’économie.

Alors que certains investisseurs considèrent le ralentissement actuel comme une correction naturelle, d’autres s’inquiètent des implications plus larges d’une faible croissance de l’emploi et d’une hausse du chômage.

La prochaine réunion de la Réserve fédérale en septembre sera étroitement surveillée pour obtenir de nouvelles indications sur d'éventuelles réductions de taux et l'évaluation par la banque centrale du paysage économique.

Alors que le marché continue de traverser cette période de turbulences, les investisseurs devront rester vigilants et s’adapter aux conditions changeantes.

L’interaction entre les indicateurs économiques, la performance des entreprises et les politiques des banques centrales sera cruciale pour façonner l’orientation future du marché.