Justin Trudeau, Premier ministre du Canada, devrait démissionner de son poste de chef du Parti libéral cette semaine

Justin Trudeau, Premier ministre du Canada, devrait démissionner de son poste de chef du Parti libéral cette semaine
Utkarsh Roshan
06 janv. 2025, 03:49 AM
  • Le Premier ministre canadien Justin Trudeau devrait annoncer sa démission en tant que chef du Parti libéral.
  • On ne sait pas s'il démissionnera immédiatement ou restera Premier ministre jusqu'à ce qu'un nouveau dirigeant soit choisi.
  • Il devrait faire l'annonce avant la réunion du caucus national du Parti libéral, mercredi.

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau devrait annoncer sa démission en tant que chef du Parti libéral dès lundi, selon un rapport du journal canadien The Globe and Mail.

Cela fait suite à une pression croissante au sein de son parti, notamment une révolte croissante parmi les députés libéraux et des sondages d'opinion publique désastreux.

Les sondages suggèrent qu’avec la direction de Trudeau, le Parti libéral est sur le point de subir une défaite importante lors des prochaines élections, le parti du chef conservateur Pierre Poilievre étant susceptible d’obtenir une victoire écrasante.

Le moment exact de la démission de Trudeau reste incertain, mais des sources citées par le journal ont indiqué qu'il devrait faire l'annonce avant la réunion du caucus national du Parti libéral mercredi.

Une source qui s'est récemment entretenue avec le Premier ministre canadien a souligné que Trudeau voulait s'assurer que l'annonce apparaisse volontaire et ne soit pas le résultat d'une expulsion forcée par ses propres députés.

Qui succédera à Trudeau ?

Il y a encore de l’incertitude autour du processus de remplacement de Trudeau à la tête du parti.

Des sources ont suggéré qu'il n'était pas clair s'il démissionnerait immédiatement ou resterait Premier ministre jusqu'à ce qu'un nouveau dirigeant soit sélectionné.

Le comité exécutif national du Parti libéral doit se réunir cette semaine pour discuter des options de leadership.

Parmi les options figurent la nomination d’un dirigeant intérimaire ou la tenue d’un concours de leadership raccourci.

Une course à la direction, qui prendrait probablement au moins trois mois, pourrait être compliquée par la nécessité pour Trudeau de demander la prorogation du Parlement.

Si le concours de leadership est retardé, cela créerait une incertitude supplémentaire quant à la personne qui dirigera le gouvernement.

Certains députés, dont le libéral albertain George Chahal, ont exprimé leur préférence pour un chef intérimaire, tandis que d'autres, dont le ministre des Finances Dominic LeBlanc, ont été considérés pour le rôle par le premier ministre.

Les temps difficiles de Trudeau

Le leadership de Trudeau a été encore plus miné après la démission de la vice-première ministre et ministre des Finances Chrystia Freeland le 16 décembre.

La démission de Freeland, au milieu des inquiétudes concernant l'approche budgétaire du gouvernement, a attisé les appels à la démission de Trudeau.

Le Premier ministre est resté largement à l'écart du public depuis que Freeland a publié sa lettre de démission cinglante.

Trudeau a passé une grande partie des vacances dans une station de ski de l'ouest du Canada et n'a pas parlé aux journalistes depuis son retour à Ottawa.

De nombreux députés, en particulier des régions clés comme l’Atlantique, l’Ontario et le Québec, ont indiqué qu’ils ne soutenaient plus son leadership.

Malgré cela, les conseillers de Trudeau ont exploré des options pour qu'il reste Premier ministre pendant la course à la direction.

Cependant, le soutien au sein de son caucus s’est affaibli, avec des rapports croissants d’insatisfaction et la conviction que le mandat de Trudeau touche à sa fin.

Les ennuis du Parti libéral

Des sondages récents ont montré que les conservateurs, dirigés par Pierre Poilievre, ont un avantage significatif sur les libéraux.

Selon un sondage Angus Reid, sous la direction de Trudeau, les libéraux ne sont soutenus que par 13 % des électeurs.

Cependant, si Freeland prenait la tête du parti, le soutien des libéraux passerait à 21 %, le plus élevé parmi les candidats potentiels à la direction.

Parmi les autres candidats potentiels à la direction du Parti libéral, on retrouve la ministre des Affaires étrangères Mélanie Joly, le ministre de l’Innovation François-Philippe Champagne, la ministre des Transports Anita Anand, l’ancien banquier central Mark Carney et l’ancienne première ministre de la Colombie-Britannique Christy Clark.