Trump prêt à supprimer le Conseil spatial après le lobbying de SpaceX : rapport

Trump prêt à supprimer le Conseil spatial après le lobbying de SpaceX : rapport
Diya Poddar
22 janv. 2025, 08:37 AM
  • Jared Isaacman, un allié de SpaceX, a récemment été nommé à la tête de la NASA.
  • Le conseil, présidé par Kamala Harris, a principalement travaillé à la coordination de la politique spatiale internationale.
  • Le conseil a été jugé « inutile » par les lobbyistes de SpaceX, selon le rapport.

Selon un rapport de Reuters, l'administration du président Donald Trump se prépare à abolir le Conseil national de l'espace, un organe politique clé pour coordonner le programme spatial des États-Unis, invoquant l'inefficacité et le manque d'utilité.

Le sort incertain du conseil a suscité la controverse alors que SpaceX, dirigé par le PDG Elon Musk, émerge comme une force dominante façonnant la politique spatiale sous la nouvelle administration.

Cette décision marque un changement important dans la manière dont l'exploration spatiale et la gouvernance pourraient évoluer à l'ère Trump, en particulier avec le rôle croissant de SpaceX dans les initiatives nationales.

Le conseil, présidé par Kamala Harris, a principalement travaillé à la coordination de la politique spatiale internationale et à la promotion de la collaboration avec les alliés.

Les activités du conseil auraient suscité des critiques de la part des collaborateurs de Trump et des lobbyistes de SpaceX, qui le considèrent comme redondant dans l'écosystème spatial actuel.

L'influence croissante de SpaceX dans la politique spatiale américaine

La proximité croissante de SpaceX avec la Maison Blanche sous Trump est évidente dans son rôle élargi dans la définition de l'agenda spatial national.

Avec Elon Musk promettant son soutien à des projets ambitieux tels que des missions habitées sur Mars et l'exploration de l'espace lointain, SpaceX semble prête à bénéficier du démantèlement du conseil.

Le Conseil national de l'espace, qui sert traditionnellement de plateforme de coordination inter-agences, a été jugé « inutile » par les lobbyistes de SpaceX, a indiqué le rapport en citant des sources.

Après la victoire électorale de Donald Trump, son équipe de transition n'aurait pas engagé de discussions avec le Conseil spatial, contrairement à ses contacts avec la NASA et d'autres agences pour élaborer des plans de transition.

Les bureaux du personnel du conseil près de la Maison Blanche ont été pour la plupart évacués, selon le rapport de l'agence de presse.

La première administration de Trump avait relancé le Conseil spatial en 2017 après sa dissolution en 1993.

Le Conseil a joué un rôle clé dans des initiatives telles que la création de l'US Space Force, les plans de retour des humains sur la Lune et les réformes des réglementations sur les lancements spatiaux commerciaux.

L’accent mis par l’entreprise sur la commercialisation de l’espace et la poursuite de ses ambitions martienne s’aligne étroitement avec la vision de Trump pour une approche plus privatisée et efficace de l’exploration spatiale.

Ces derniers mois, Trump a renforcé ses liens avec Musk, en assistant à des événements de SpaceX et en approuvant le programme de fusées Starship de l'entreprise.

Jared Isaacman, un allié et client de premier plan de SpaceX, a récemment été nommé à la tête de la NASA, soulignant encore davantage l'influence de SpaceX au sein de l'administration.

Les critiques affirment que l'élimination du Conseil pourrait affaiblir la capacité du gouvernement à établir des partenariats internationaux et à définir des stratégies à long terme pour la gouvernance spatiale.

Sans un organe de coordination central, les experts mettent en garde contre une éventuelle fragmentation de la politique spatiale américaine, qui pourrait entraver les efforts visant à établir des normes et des règles pour l'exploration spatiale, en particulier dans des zones contestées comme les opérations lunaires.

Implications pour la NASA et les partenariats mondiaux

La suppression du Conseil national de l'espace devrait probablement remodeler l'approche de la NASA en matière de coopération internationale et de planification à long terme.

Sous Biden, le Conseil a joué un rôle essentiel dans la formation d'alliances pour des projets tels que le programme Artemis, visant à ramener les humains sur la Lune et à promouvoir la collaboration internationale.

Sans le conseil, la NASA pourrait faire face à des défis pour maintenir son rôle de leader sur la scène mondiale, alors que des entreprises privées comme SpaceX dominent le discours avec leurs objectifs commerciaux.

Ce changement pourrait également perturber le consensus international sur des questions critiques telles que la gestion des débris orbitaux, les cadres d’exploration lunaire et l’éthique de l’exploration spatiale profonde.

Bien que l'administration Trump n'ait pas encore confirmé la fermeture officielle du conseil, la vidange de ses bureaux près de la Maison Blanche et la suppression de sa page Web suggèrent que sa dissolution est imminente.

Cela est considéré comme une victoire pour SpaceX, qui cherche depuis longtemps à rationaliser la politique spatiale au profit des intérêts commerciaux.