La SEC thaïlandaise cible OKX dans une répression des infractions à la réglementation sur les cryptomonnaies, citant des violations des règles KYC et AML.

La SEC thaïlandaise cible OKX dans une répression des infractions à la réglementation sur les cryptomonnaies, citant des violations des règles KYC et AML.
Diya Poddar
31 mars 2025, 17:17 PM
  • Les allégations portent notamment sur des procédures KYC et AML insuffisantes.
  • Cette plainte fait suite à des actions similaires intentées contre Binance et Bybit.
  • Les utilisateurs thaïlandais pourront disposer d'un délai pour retirer leurs fonds avant le blocage de la plateforme.

La Securities and Exchange Commission (SEC) thaïlandaise a intensifié sa répression contre les entreprises d'actifs numériques opérant en dehors du cadre légal, OKX étant la dernière plateforme d'échange à faire l'objet d'un examen minutieux.

Le régulateur a déposé une plainte formelle alléguant qu'OKX proposait des services de trading de cryptomonnaies en Thaïlande sans détenir la licence requise en vertu de la loi sur les activités liées aux actifs numériques BE 2561 (2018).

L'action de la SEC reflète des efforts plus larges visant à freiner les activités cryptographiques non réglementées dans le pays, en particulier celles qui contournent les réglementations anti-blanchiment d'argent (AML) et de connaissance du client (KYC).

La plainte cite également le non-respect par OKX des obligations de déclaration réglementaires, ce qui, selon la SEC, compromet sa capacité à surveiller les activités de négociation et à protéger les investisseurs.

Bien qu'aucun jugement juridique n'ait encore été rendu, les utilisateurs thaïlandais pourraient perdre l'accès à la plateforme si OKX est finalement reconnu coupable d'infraction.

Systèmes KYC et AML défaillants, signalés.

OKX est accusé d'offrir des services de trading à des utilisateurs thaïlandais sans enregistrement ni approbation. En vertu de la loi sur les entreprises d'actifs numériques, les entités opérant en Thaïlande doivent obtenir des licences pour garantir une surveillance réglementaire.

Selon la SEC, les opérations d'OKX ne répondent pas à ces exigences.

Une autre allégation cruciale concerne l'absence de protocoles KYC et AML robustes.

La SEC soutient que l'absence de ces systèmes expose les traders locaux à des risques potentiels, notamment la fraude et le blanchiment d'argent.

Le régulateur a exprimé sa préoccupation quant à l'absence de contrôles efficaces, qui rend difficile la vérification de l'identité des utilisateurs ou le suivi des transactions suspectes, deux éléments essentiels pour maintenir la transparence et la sécurité du marché.

La SEC élargit ses mesures de répression contre les cryptomonnaies.

L'action contre OKX n'est pas un incident isolé. Elle s'inscrit dans une tendance de répression des autorités thaïlandaises visant les plateformes crypto opérant en dehors des frontières légales du pays.

En juillet 2021, la SEC a déposé une plainte similaire contre Binance, ce qui a incité la plateforme d'échange à s'associer par la suite à Gulf Energy Development pour lancer une plateforme agréée par le biais d'une coentreprise.

Plus récemment, en décembre 2023, Bybit a également été ciblé par la SEC pour avoir exploité une plateforme trading d'actifs numériques non autorisée.

Ces actions s'inscrivent dans une campagne délibérée visant à placer toutes les activités de trading sous contrôle réglementaire, alignant ainsi la Thaïlande sur les normes mondiales en matière de conformité crypto.

En avril 2024, la SEC, en collaboration avec le Comité de prévention et de répression des crimes technologiques, a annoncé des mesures visant à bloquer l'accès aux plateformes d'échange non enregistrées.

Ces mesures comprennent une période de grâce permettant aux utilisateurs de retirer des fonds avant l'application des restrictions.

L'objectif est d'assurer la protection des investisseurs tout en donnant aux utilisateurs le temps de gérer leurs actifs.

Risques juridiques si OKX est coupable

Bien que la SEC n'ait déposé qu'une plainte pour l'instant, la procédure judiciaire déterminera si OKX a violé les lois thaïlandaises.

En cas de condamnation, la plateforme pourrait se voir infliger des sanctions, et l'accès pour les utilisateurs thaïlandais serait bloqué.

Cela pourrait également entraîner l'obligation pour OKX de cesser ses activités en Thaïlande ou de prendre des mesures de conformité rétroactives.

Jusqu'à ce qu'un verdict soit rendu, cette affaire place OKX sous le feu des projecteurs réglementaires, affectant sa position dans la région.

La plainte envoie également un message plus large aux autres bourses internationales offrant des services en Thaïlande sans autorisation.

Des mesures d'application de la loi comme celles-ci soulignent l'importance du respect des lois nationales, notamment sur les marchés émergents des cryptomonnaies où les régulateurs renforcent les contrôles.

L'affaire contre OKX illustre également la tendance mondiale au renforcement de la surveillance dans le secteur des cryptomonnaies, notamment sur des marchés comme l'Asie du Sud-Est.

L'approche de la Thaïlande, qui combine actions juridiques et mesures de protection des investisseurs, signale son intention de formaliser le secteur tout en maintenant la stabilité et la confiance.