Un projet de loi sur le Bitcoin en Alabama pourrait permettre le transfert de 3,1 milliards de dollars de fonds publics vers les actifs numériques.

Un projet de loi sur le Bitcoin en Alabama pourrait permettre le transfert de 3,1 milliards de dollars de fonds publics vers les actifs numériques.
Diya Poddar
02 avr. 2025, 17:03 PM
  • L'Alabama présente le projet de loi sénatorial 283 pour investir dans le Bitcoin.
  • Jusqu'à 10 % des fonds publics peuvent être alloués aux actifs numériques.
  • Des propositions similaires sont en cours au Texas, au Wyoming et au Missouri.

L'Alabama se rapproche du statut de l'un des premiers États américains à investir officiellement des fonds publics dans les actifs numériques.

La proposition, le projet de loi sénatorial 283, déposé cette semaine par la sénatrice April Weaver, permettrait d'allouer jusqu'à 10 % des fonds gérés par l'État aux cryptomonnaies, limitées à celles dont la capitalisation boursière dépasse 750 milliards de dollars.

À l'heure actuelle, le Bitcoin est le seul actif numérique qui remplit cette condition.

Avec plus de 31 milliards de dollars de fonds publics gérés par l'Alabama, cette décision pourrait transférer jusqu'à 3,1 milliards de dollars vers le Bitcoin ou des produits négociés en bourse similaires.

La stratégie à double projet de loi vise à accélérer l'approbation.

Pour accélérer le processus législatif, les législateurs de l'Alabama ont déposé des projets de loi identiques au Sénat et à la Chambre des représentants.

Le projet de loi sénatorial 283 et le projet de loi de la Chambre 482 proposent un cadre structuré qui fixe des limites strictes à ce qui peut être considéré comme un investissement.

Seules les cryptomonnaies dont la capitalisation boursière dépasse 750 milliards de dollars sont éligibles, excluant automatiquement toutes les autres à l'exception du Bitcoin à compter de mars 2025.

Le projet de loi précise que ces actifs numériques doivent être détenus en toute sécurité, soit par le trésorier de l'État, un dépositaire qualifié, soit par le biais de produits négociés en bourse.

L'Alabama serait également tenu de surveiller ses avoirs pour s'assurer que l'allocation totale ne dépasse pas 10 % du solde de tout fonds donné au moment de l'investissement.

Bien qu'il n'y ait pas de calendrier fixe pour l'adoption du projet de loi, la stratégie bicamérale indique une forte dynamique et un soutien législatif important.

Les États américains explorent les réserves de Bitcoin

L'Alabama n'est pas le seul État à envisager d'ajouter le Bitcoin à ses réserves publiques. Le Texas a également proposé la création d'une réserve officielle de Bitcoin au niveau de l'État.

Le Wyoming a déjà adopté une législation traitant le Bitcoin comme une propriété légale et intègre les actifs numériques à son système financier plus large.

L'Arizona et le Missouri ont également envisagé une législation visant à intégrer le Bitcoin à leurs stratégies de trésorerie. Cependant, aucun de ces efforts n'a encore abouti à des lois applicables.

L'approche à double projet de loi de l'Alabama pourrait lui conférer un avantage procédural, lui permettant potentiellement d'être le premier État à détenir légalement une partie des fonds publics en Bitcoin.

Le seuil de capitalisation boursière de 750 milliards de dollars proposé par l'Alabama reflète ces discussions nationales plus larges, mais ajoute une couche de restriction pour minimiser l'exposition aux cryptomonnaies volatiles ou de moindre envergure.

Cela réduit effectivement le champ à Bitcoin uniquement, étant donné que la capitalisation boursière d'Ethereum est actuellement inférieure au minimum indiqué.

L'adoption institutionnelle progresse.

Cette décision intervient alors que le Bitcoin continue de gagner en légitimité en tant qu'actif stratégique.

Le bitcoin est déjà adopté par les institutions via des produits négociés en bourse réglementés et des allocations de trésorerie d'entreprise.

Le calendrier des efforts législatifs de l'Alabama s'inscrit dans une tendance plus large d'intérêt institutionnel pour les actifs numériques, motivée par les préoccupations inflationnistes et les stratégies de diversification.

Le libellé du projet de loi reflète également cette prudence en exigeant que les actifs détenus par l'État soient gérés par des dépositaires qualifiés ou par le biais de véhicules financiers réglementés.

Si elle est adoptée, l'initiative de l'Alabama pourrait inciter d'autres États à reconsidérer le rôle des actifs numériques dans leurs propres systèmes financiers publics.

Le projet de loi ne prévoit pas d'ajouter des altcoins ou des stablecoins, qui restent exclus en raison de leur capitalisation boursière plus faible ou de l'incertitude réglementaire.