L’action Opendoor grimpe de 22 % lundi, mais voici pourquoi les analystes conseillent la prudence

L’action Opendoor grimpe de 22 % lundi, mais voici pourquoi les analystes conseillent la prudence
Devesh Kumar
18 août 2025, 16:54 PM
  • La PDG Carrie Wheeler démissionne ; Shrisha Radhakrishna nommé président par intérim.
  • Les résultats du T2 montrent un chiffre d’affaires de 1,6 milliard de dollars et un premier BAIIA ajusté positif depuis 2022.
  • Les analystes préviennent que la dette et les risques de marché pourraient maintenir la volatilité des actions.

L’action Opendoor (NASDAQ : OPEN) a bondi de près de 22 % lundi.

Il s’agit du dernier d’une série de mouvements importants pour la société immobilière numérique, qui a été en larmes ce trimestre après avoir affiché de solides résultats au deuxième trimestre et secoué son équipe de direction.

Les investisseurs se sont multipliés et la course de l’action a fait tourner les têtes.

Ce qui est ressorti cette fois-ci, c’est que le rallye n’était pas lié à une nouvelle annonce de l’entreprise. La hausse est principalement venue d’une vague d’achats au détail et d’un pic de discussions sur les actions mèmes sur Reddit et X.

Ce genre de buzz sur les réseaux sociaux a été à l’origine d’une grande partie de la volatilité des actions Opendoor cette année, le sentiment poussant souvent l’action plus que les fondamentaux réels de l’entreprise.

L’action Opendoor rebondit malgré les inquiétudes liées à la dette

Le rallye d’Opendoor à la mi-août est survenu après une semaine de transactions intenses et d’intérêt à découvert élevé, ce qui, selon les analystes, a ouvert la voie à une compression à découvert qui a poussé l’action à la hausse.

Cet élan est également lié aux résultats du deuxième trimestre de la société, qui ont montré un chiffre d’affaires de 1,6 milliard de dollars et son premier EBITDA ajusté positif depuis 2022, un signe de progrès, même s’il reste de nombreux défis à relever.

Ajoutant à l’équation, la PDG Carrie Wheeler a démissionné sous la pression d’investisseurs activistes, une décision qui a donné encore plus d’énergie au rallye.

Le conseil d’administration a nommé Shrisha Radhakrishna comme président par intérim, et les traders parient que cela pourrait signifier une nouvelle stratégie et peut-être un revirement.

Dans le même temps, Opendoor a effacé l’exigence de prix d’offre minimum du Nasdaq, apaisant les craintes de radiation qui pesaient sur l’action.

Même avec tout le buzz, les questions autour de l’activité réelle d’Opendoor n’ont pas vraiment disparu. L’entreprise est toujours très endettée, car le ratio d’endettement est en hausse de près de 3,5 et elle a perdu environ 300 millions de dollars au cours de la dernière année.

C’est difficile à ignorer. Et bien que l’action ait rebondi sur son élan, elle est toujours bien en deçà de ce qu’elle était en 2021.

Pour de nombreux investisseurs, cet écart est un rappel de la fragilité actuelle du marché du logement et de l’incertitude sur la voie d’Opendoor vers des bénéfices stables.

Qu’en disent les analystes ?

Les observateurs du marché sont divisés sur le récent bond d’Opendoor. Beaucoup disent que le rallye ressemble plus à une course spéculative qu’à un reflet des activités réelles de l’entreprise, stimulées par les achats au détail et le buzz des médias sociaux plutôt que par les fondamentaux.

Les bénéfices supérieurs aux attentes du deuxième trimestre et le dépassement des exigences du Nasdaq sont positifs, mais les analystes préviennent que la lourde dette et un marché immobilier délicat posent toujours des risques réels.

Certains restent prudents, notant qu’un intérêt court élevé pourrait faire rebondir l’action sauvagement. Quelques-uns ont même abaissé leurs objectifs de prix bien en dessous des niveaux actuels.

Ils soulignent que le passage d’Opendoor d’un modèle d’iBuying à forte intensité de capital à une stratégie plus axée sur les agents est toujours en cours, et que l’action pourrait fortement fluctuer alors que les investisseurs tentent d’équilibrer l’élan des actions mèmes avec les performances réelles de l’entreprise.