Bulletin européen : Google mise 5 milliards de livres sterling sur l’IA britannique, Thyssenkrupp évalue l’offre de Jindal

Bulletin européen : Google mise 5 milliards de livres sterling sur l’IA britannique, Thyssenkrupp évalue l’offre de Jindal
Utkarsh Roshan
16 sept. 2025, 18:36 PM
  • Google s’engage à verser 5 milliards de livres sterling pour stimuler l’économie britannique de l’IA.
  • Le chômage au Royaume-Uni se stabilise, la croissance des salaires ralentit à mesure que le marché du travail se refroidit.
  • Thyssenkrupp pèse l’offre de Jindal ; L’UE retarde le paquet de sanctions contre la Russie.

Une journée dominée par les manœuvres économiques, les bouleversements industriels et les calculs géopolitiques a vu Google engager des milliards dans l’avenir de l’IA en Grande-Bretagne, les données du marché du travail britannique se maintenir, l’Allemand Thyssenkrupp accepter une offre publique d’achat de l’Indien Jindal et Bruxelles reporter sa prochaine série de sanctions contre la Russie sous la pression des États-Unis.

Google va investir 5 milliards de livres sterling dans l’économie de l’IA au Royaume-Uni

Google, propriété d’Alphabet, a annoncé qu’il investirait 5 milliards de livres sterling (6,8 milliards de dollars) sur deux ans pour renforcer l’infrastructure d’intelligence artificielle et l’écosystème de recherche de la Grande-Bretagne.

L’annonce, faite mardi, souligne le positionnement du Royaume-Uni en tant que plaque tournante du développement avancé de l’IA grâce à des projets couvrant les soins de santé, la science et l’unité DeepMind de Google à Londres.

Cet investissement intervient juste avant la visite d’État du président américain Donald Trump en Grande-Bretagne, où il devrait annoncer une série d’accords économiques.

Trump sera rejoint par des leaders technologiques américains, dont Jensen Huang de Nvidia et Sam Altman d’OpenAI.

Pour le gouvernement travailliste du Premier ministre Keir Starmer, cette annonce donne un coup de fouet à son programme économique, qui a placé les services d’IA et les centres de données au cœur de sa stratégie de croissance.

Mais les critiques affirment que les politiques fiscales empêchent toujours les entreprises locales de se développer.

Le chômage au Royaume-Uni se stabilise, la croissance des salaires ralentit

Le taux de chômage au Royaume-Uni s’est maintenu à 4,7 % au cours des trois mois précédant juillet, selon les données de l’Office for National Statistics.

Le chiffre est resté inchangé par rapport à la période précédente et conforme aux attentes.

La croissance des salaires a montré des signes de ralentissement. Le salaire moyen hors bonus a augmenté de 4,8 %, contre 5 % précédemment.

La croissance totale des bénéfices, y compris les primes, s’est établie à 4,7 %, ce qui correspond également aux prévisions.

Le marché du travail s’est encore affaibli en août, l’emploi salarié ayant diminué de 127 000 par rapport à l’année précédente et le nombre de postes vacants ayant diminué de 10 000 pour s’établir à 728 000.

Les économistes ont déclaré que les chiffres reflétaient un ralentissement progressif de l’embauche alors que les entreprises s’ajustent au resserrement des conditions financières.

Thyssenkrupp reçoit l’offre de Jindal pour la division acier

En Allemagne, Thyssenkrupp AG a confirmé avoir reçu une approche de rachat de la part du groupe indien Jindal pour sa division sidérurgique en difficulté.

L’offre non contraignante sera soigneusement évaluée, a déclaré la société, en tenant compte de la viabilité à long terme, de l’emploi et de la transition écologique.

L’unité sidérurgique, autrefois symbole de la puissance industrielle allemande, a été plombée par des factures d’énergie élevées, des engagements de retraite et des prix de l’acier constamment bas.

Les prétendants précédents ont lancé des « offres négatives » pour refléter l’ampleur des obligations.

Les actions de Thyssenkrupp ont bondi de 7,9 % à la suite de la nouvelle. L’action a triplé cette année, alimentée par les espoirs de restructuration et le secteur de la défense en plein essor en Europe.

L’UE retarde les sanctions contre la Russie après la poussée des États-Unis

L’Union européenne aurait reporté son 19e paquet de sanctions contre la Russie, initialement prévu le 17 septembre, après des pressions de Washington pour renforcer davantage les mesures.

Bloomberg et Politico ont rapporté que l’administration Trump souhaite que les partenaires européens cessent complètement les achats de pétrole russe avant de dévoiler leurs propres sanctions.

Les États-Unis auraient également exhorté les membres du G7 à imposer des droits de douane de 50 à 100 % sur les importations chinoises et indiennes de pétrole russe.

Les responsables de l’UE travaillent actuellement avec leurs homologues du G7 pour aligner leurs positions, avec un nouveau paquet de sanctions attendu dans les prochaines semaines.