Les actions américaines ouvrent à plat avant le discours de Powell : le Dow Jones en hausse de 0,2 %

Les actions américaines ouvrent à plat avant le discours de Powell : le Dow Jones en hausse de 0,2 %
Utkarsh Roshan
23 sept. 2025, 15:49 PM
  • Le SandP 500 et le Nasdaq Composite ont oscillé autour de la ligne plate.
  • Cette décision fait suite à la séance de lundi, au cours de laquelle les trois principales moyennes ont établi de nouveaux records intrajournaliers et de clôture.
  • Les investisseurs attendent le discours du président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, plus tard dans la journée pour d’autres indices politiques.

Les actions américaines se sont maintenues près de leurs niveaux records mardi, les investisseurs évaluant la durabilité du rallye du marché par rapport aux risques politiques imminents.

Les investisseurs attendent le discours du président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, plus tard dans la journée pour d’autres indices politiques.

Le SandP 500 et le Nasdaq Composite ont oscillé autour de la ligne plate, tandis que le Dow Jones Industrial Average a légèrement augmenté de 113 points, soit 0,2 %, marquant un autre sommet historique.

Cette décision a suivi la séance de lundi, au cours de laquelle les trois principales moyennes ont établi de nouveaux records intrajournaliers et de clôture, prolongeant la série de victoires du SandP 500 à trois jours.

Nvidia a été un moteur clé, avec des actions en hausse de près de 4 % après avoir annoncé son intention d’investir 100 milliards de dollars dans OpenAI pour construire des centres de données avancés.

Malgré cet élan, des questions se posent quant à la capacité du commerce de l’IA à maintenir les valorisations actuelles.

La publication vendredi de l’indicateur d’inflation préféré de la Fed, l’indice des prix des dépenses de consommation personnelle, devrait fournir de nouveaux signaux sur la trajectoire de la politique monétaire jusqu’à la fin de l’année.

Pendant ce temps, l’incertitude politique plane à l’approche de la date limite du 30 septembre pour éviter une fermeture du gouvernement.

La semaine dernière, le Sénat a rejeté les propositions de financement palliatives des républicains et des démocrates, ce qui augmente le risque d’une impasse prolongée.

Alors que les marchés ont toujours regardé au-delà des fermetures, les analystes préviennent que cet épisode pourrait peser plus lourd compte tenu du contexte économique le plus faible depuis plus de deux décennies.

Révision à la hausse des prévisions de croissance aux États-Unis

L’OCDE a relevé mardi ses perspectives de croissance mondiale, citant la résilience de plusieurs économies malgré l’intensification des frictions commerciales et l’incertitude politique.

L’organisation prévoit désormais que le PIB mondial augmentera de 3,2 % en 2025, contre 2,9 % en juin.

Cela marquerait tout de même un léger ralentissement par rapport au rythme de 3,3 % de 2024, tandis que les attentes pour 2026 restent à 2,9 %.

Les prévisions américaines ont été légèrement revues à la hausse à 1,8 % de croissance en 2025, contre 1,6 % prévu précédemment, bien qu’elles restent nettement inférieures à l’expansion de 2,8 % enregistrée en 2024.

La croissance devrait encore ralentir pour s’établir à 1,5 % en 2026.

Le rapport souligne que les marchés émergents sont un secteur où la vigueur est inattendue, compensant une partie du frein des économies avancées.

Dans le même temps, l’OCDE a averti que les risques qui pèsent sur les perspectives restent élevés. Il a souligné la faiblesse des investissements et des flux commerciaux mondiaux, encore plus tendus par les droits de douane américains.

Des droits allant jusqu’à 50 % sur les importations sont entrés en vigueur en août après des mois de revirements de politique et de suspensions temporaires sous l’administration du président Donald Trump.

Les gouvernements du monde entier négocient toujours des cadres pour limiter les retombées, mais l’incertitude concernant les règles commerciales continue de peser sur le sentiment.

Le rapport souligne la double réalité de l’économie mondiale : une dynamique plus soutenue que prévu à court terme, mais des défis structurels croissants qui pourraient peser sur la croissance dans les années à venir.