GSK nomme Luke Miels au poste de PDG après le départ d’Emma Walmsley ; Les actions bondissent

GSK nomme Luke Miels au poste de PDG après le départ d’Emma Walmsley ; Les actions bondissent
Vatsala Gaur
29 sept. 2025, 10:02 AM
  • Emma Walmsley quittera son poste de PDG de GSK après neuf ans.
  • Les actions bondissent de 3,6 % suite au changement de direction alors que la société vise des ventes de 40 milliards de livres sterling d’ici 2031.
  • GSK s’engage à investir 30 milliards de dollars dans son expansion aux États-Unis dans un contexte de pression pour réorienter sa production.

GSK a annoncé lundi que la directrice générale Emma Walmsley quittera ses fonctions après neuf ans à ce poste, l’actuel directeur commercial Luke Miels devant prendre ses fonctions le 1er janvier.

Cette transition marque un changement majeur pour le fabricant de médicaments basé au Royaume-Uni, qui cherche à définir sa stratégie de croissance à long terme.

Walmsley, qui a pris la tête de l’entreprise en 2017, a guidé GSK à travers une période de réinvention, en se concentrant sur le cancer et les maladies infectieuses tout en restructurant l’entreprise après la scission en 2022 de sa branche de soins de santé grand public Haleon.

Malgré les défis, notamment la baisse des revenus des principaux médicaments et la pression des actionnaires, elle a été créditée de la revitalisation du pipeline de recherche de l’entreprise et de la stabilisation de son bilan.

« 2026 est une année charnière pour GSK pour définir sa voie pour la décennie à venir, et je crois que le bon moment pour un nouveau leadership », a déclaré Walmsley dans un communiqué.

Elle quittera le conseil d’administration le 31 décembre, mais restera au sein de l’entreprise jusqu’en septembre 2026 afin d’assurer une transition en douceur.

Le marché accueille favorablement le changement de direction : qui est Luke Miels ?

Les actions de GSK ont augmenté de 3,6 % lundi, ce qui en fait l’une des actions les plus performantes de l’indice FTSE 100.

Les investisseurs ont semblé saluer la nomination de M. Miels, qui travaille pour la société depuis 2017 et a joué un rôle clé dans la construction de son portefeuille en oncologie et en pneumologie.

Le président du conseil d’administration, Jonathan Symonds, a fait l’éloge de M. Miels, 50 ans, pour sa vaste expérience dans le développement et la commercialisation de produits biopharmaceutiques.

« Il possède une expertise mondiale exceptionnelle et une compréhension approfondie de GSK », a déclaré M. Symonds.

Auparavant, M. Miels a occupé des postes de direction chez AstraZeneca, Roche et Sanofi avant de rejoindre GSK.

Il devrait guider l’entreprise vers son objectif d’atteindre plus de 40 milliards de livres sterling (53,7 milliards de dollars) de ventes annuelles d’ici 2031, avec plusieurs lancements de nouveaux médicaments prévus d’ici 2027.

L’expansion américaine dans un contexte de pressions politiques

L’annonce de la direction survient peu de temps après que GSK a dévoilé son intention d’investir 30 milliards de dollars aux États-Unis au cours des cinq prochaines années.

L’engagement comprend des dépenses de 1,2 milliard de dollars pour des installations de fabrication de pointe et l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les laboratoires de la prochaine génération.

Cette décision reflète la pression croissante de l’administration Trump pour que les entreprises pharmaceutiques délocalisent leur production aux États-Unis, où le gouvernement a menacé d’imposer des droits de douane allant jusqu’à 250 % sur les médicaments importés.

Plusieurs fabricants de médicaments ont déjà réduit ou réorienté leurs dépenses hors du Royaume-Uni en réponse, avec près de 2 milliards de livres sterling d’investissements prévus annulés cette année.

Perspectives sous Miels

Au cours du mandat de Mme Walmsley, les actions de GSK ont chuté de près de 6 % dans l’ensemble, même si elle a repositionné l’entreprise pour une croissance à long terme.

Avec Miels à la barre, l’accent sera mis sur l’accélération de l’exécution commerciale, l’expansion du portefeuille de médicaments de spécialité et la gestion des défis réglementaires et politiques sur les marchés clés.

Selon les analystes, ce changement de direction pourrait marquer une nouvelle ère pour GSK, qui cherche à trouver un équilibre entre l’innovation scientifique et les pressions géopolitiques et économiques qui remodèlent le paysage pharmaceutique mondial.