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La Grande-Bretagne n’est pas préparée à un réchauffement climatique de 2°C d’ici 2050, selon les conseillers climatiques

La Grande-Bretagne n’est pas préparée à un réchauffement climatique de 2°C d’ici 2050, selon les conseillers climatiques
Sayantan Sarkar
15 oct. 2025, 07:43 AM
  • La Grande-Bretagne a besoin d’une préparation immédiate pour une augmentation de la température mondiale de 2 °C d’ici 2050.
  • Les infrastructures et les services existants sont inadéquats pour faire face aux phénomènes météorologiques violents de plus en plus fréquents.
  • Des stratégies d’adaptation urgentes, y compris des défenses contre les inondations et une meilleure gestion de l’eau, sont essentielles.

La Grande-Bretagne doit immédiatement commencer à se préparer à une augmentation d’au moins 2 degrés Celsius des températures mondiales par rapport aux niveaux préindustriels d’ici 2050, selon les conseillers climatiques.

Les conseillers climatiques du pays ont publié mercredi une déclaration soulignant que le pays est actuellement insuffisamment équipé pour faire face aux événements météorologiques violents qui deviennent déjà plus fréquents et plus intenses, selon un rapport de Reuters.

Les conseillers ont souligné que les infrastructures existantes, les services publics et les mécanismes d’intervention d’urgence ne sont pas assez robustes pour faire face aux impacts prévus du changement climatique, tels que des vagues de chaleur plus extrêmes, des sécheresses prolongées, une augmentation des inondations et des tempêtes plus fortes.

Signes avant-coureurs

Ils ont souligné la nécessité cruciale de stratégies d’adaptation globales, y compris des investissements dans les défenses contre les inondations, des logements résilients, des systèmes de gestion de l’eau améliorés et des systèmes d’alerte précoce améliorés.

L’absence d’action décisive, ont-ils averti, entraînerait des perturbations économiques importantes, une augmentation des risques pour la santé et une baisse du bien-être général de la société.

La Grande-Bretagne a connu son été le plus chaud jamais enregistré cette année, ce qui a eu des répercussions importantes dans divers secteurs.

La vague de chaleur sans précédent a gravement affecté la santé publique, tandis que le secteur agricole était aux prises avec de mauvaises récoltes généralisées et un stress du bétail.

Les infrastructures essentielles ont également souffert, les réseaux de transport et l’approvisionnement en énergie étant confrontés à des perturbations.

Plusieurs régions ont déclaré des sécheresses, soulignant les graves pénuries d’eau et les tensions écologiques causées par les températures extrêmes. Cet été a souligné la vulnérabilité croissante du Royaume-Uni aux impacts du changement climatique.

En réponse à la demande d’avis d’un ministre de l’Environnement, le Comité sur les changements climatiques a envoyé une lettre au gouvernement dans laquelle on pouvait lire ce qui suit :

Six mesures cruciales pour le climat

Le CCC a identifié six domaines cruciaux pour l’action climatique : renforcer les systèmes de santé publique pour faire face aux maladies liées au climat, assurer la sécurité alimentaire dans un contexte agricole changeant, construire des infrastructures résilientes pour résister aux conditions météorologiques extrêmes, protéger les zones urbaines contre les perturbations climatiques, maintenir les services publics essentiels et favoriser une croissance économique à la fois durable et résiliente au climat.

Dans l’Accord de Paris de 2015, la plupart des gouvernements se sont engagés à limiter l’augmentation moyenne de la température mondiale à 1,5 degré Celsius au-dessus des niveaux préindustriels.

Cet objectif ambitieux vise à atténuer les impacts les plus graves du changement climatique, tels que les phénomènes météorologiques extrêmes, l’élévation du niveau de la mer et la perte de biodiversité.

Pour atteindre cet objectif, il faut déployer d’importants efforts à l’échelle mondiale pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans tous les secteurs, y compris l’énergie, l’industrie et les transports.

Les scientifiques sont surpris par le rythme rapide du changement, car les températures moyennes mondiales ont déjà augmenté de 1,3 à 1,4 degré Celsius par rapport aux niveaux préindustriels, selon les données des agences scientifiques de l’ONU et de l’UE.

« Nous continuons de croire que (limiter la hausse à) 1,5 degré est réalisable en tant qu’objectif à long terme, mais il est clair que le risque qu’il ne soit pas atteint augmente », a déclaré Julia King, présidente du comité d’adaptation de la CCC, citée dans le rapport de Reuters.

Le groupe a émis une mise en garde, affirmant qu’une augmentation de 4 degrés Celsius du réchauffement climatique d’ici la fin du siècle reste une possibilité.

Cette augmentation potentielle, ont-ils souligné, devrait être intégrée dans la planification future du développement résidentiel et infrastructurel, en veillant à ce que ces structures puissent durer les 75 à 100 prochaines années.