Trump renouvelle sa poussée diplomatique en Israël alors que le cessez-le-feu à Gaza fait face à un nouveau test

Trump renouvelle sa poussée diplomatique en Israël alors que le cessez-le-feu à Gaza fait face à un nouveau test
Diya Poddar
21 oct. 2025, 13:53 PM
  • Les États-Unis envoient JD Vance et des émissaires en Israël pour renforcer le fragile cessez-le-feu à Gaza.
  • La violence du week-end menace la trêve de 12 jours et risque de faire s’effondrer l’accord.
  • Washington pousse les pourparlers de la deuxième phase sur la gouvernance, le désarmement et la sécurité à Gaza.

L’administration Trump a lancé une nouvelle offensive diplomatique au Moyen-Orient alors que les tensions menacent de défaire le fragile cessez-le-feu à Gaza.

Le vice-président JD Vance est arrivé en Israël cette semaine pour renforcer la trêve de 12 jours entre Israël et le Hamas, qui a été mise à rude épreuve à la suite d’une attaque meurtrière ce week-end.

Sa visite, selon un rapport de la BBC, aux côtés des envoyés spéciaux Steve Witkoff et Jared Kushner, souligne la détermination de l’administration américaine à faire avancer les discussions au-delà de la phase initiale du cessez-le-feu et vers une stabilité à long terme à Gaza.

Reprise de la médiation de Washington dans un contexte de tensions croissantes

Le voyage de Vance fait suite à des pourparlers tenus par Witkoff et Kushner avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sur la prochaine phase du cadre de paix pour Gaza.

La réunion s’est concentrée sur la mise en place d’un gouvernement intérimaire à Gaza, le désarmement du Hamas, le retrait des troupes israéliennes et le déploiement d’une force internationale de stabilisation.

Le cessez-le-feu, annoncé le 10 octobre, a déjà été mis à rude épreuve. Dimanche, une attaque de missiles antichars du Hamas a tué deux soldats israéliens, provoquant des frappes aériennes israéliennes qui auraient tué des dizaines de Palestiniens.

Israël a affirmé plus tard avoir largué 153 tonnes de bombes en représailles, accusant le Hamas de violer la trêve. Le Hamas, à son tour, a accusé Israël d’avoir ciblé des civils et a insisté sur le fait qu’il restait attaché à l’accord de cessez-le-feu.

Selon le rapport de la BBC, des responsables américains ont exprimé leur inquiétude qu’Israël puisse abandonner la trêve si la violence se poursuit, des rapports suggérant que la Maison Blanche craint que Netanyahu ne « quitte » l’accord et ne reprenne un assaut à grande échelle.

L’administration Trump a dépêché Vance et les émissaires pour empêcher une telle issue et maintenir les progrès sur le plan de paix en 20 points pour Gaza.

Blocage de l’accord sur les otages et défis humanitaires

L’un des éléments clés du cessez-le-feu comprend l’échange d’otages et de prisonniers. Jusqu’à présent, le Hamas a restitué les corps de 13 des 28 otages israéliens décédés qu’il détenait lorsque la trêve a commencé.

Les derniers restes identifiés appartiennent à Tal Haimi, 41 ans, tué lors de l’attaque du Hamas contre le kibboutz Nir Yitzhak le 7 octobre 2023.

La semaine dernière, Israël a libéré près de 2 000 prisonniers et détenus palestiniens en échange de 20 otages israéliens vivants . Cependant, les responsables israéliens ont exprimé leur frustration que le Hamas n’ait pas encore rendu tous les otages décédés comme l’exige l’accord.

Les négociateurs du Hamas au Caire ont déclaré que leurs équipes avaient du mal à localiser les corps ensevelis sous les décombres en raison d’un manque d’équipement spécialisé.

Malgré les échanges en cours, la violence s’est poursuivie dans certaines parties de Gaza. Quatre Palestiniens auraient été tués lundi par des tirs israéliens à l’est de la ville de Gaza, un incident que l’armée israélienne a décrit comme une réponse aux militants qui franchissaient la ligne de cessez-le-feu convenue.

La poursuite des affrontements a compliqué les opérations humanitaires, les convois d’aide peinant à entrer sur le territoire.

Des médiateurs mondiaux font pression pour la deuxième phase du plan de paix

La prochaine phase de l’initiative de paix de Trump pour Gaza implique des négociations politiques plus larges visant à façonner la gouvernance de Gaza et à assurer la sécurité à long terme.

Cela comprend le déploiement d’une force internationale pour stabiliser la région et superviser le désarmement du Hamas.

À Washington, les responsables tentent d’obtenir l’adhésion des parties prenantes internationales, dont l’Égypte et le Qatar, qui ont aidé à négocier le cessez-le-feu.

La BBC rapporte que le ministère qatari des Affaires étrangères a récemment critiqué Israël pour ce qu’il a décrit comme des « violations continues » de la trêve, y compris de nouvelles frappes aériennes et des activités de colonisation.

Le département d’État américain maintient que l’accord tient « en principe », mais reconnaît qu’il reste fragile.

Netanyahu a déclaré au parlement israélien que ses discussions avec Vance se concentreraient sur les « défis de sécurité » et les « opportunités politiques ».

Il a déclaré que la réponse d’Israël aux attaques du Hamas était nécessaire pour renforcer la dissuasion, mais a ajouté que le gouvernement restait « ouvert à la paix si le Hamas respectait ses engagements ».

Les États-Unis équilibrent diplomatie et dissuasion

Selon la BBC, le président Trump a décrit le cessez-le-feu comme l’une des réalisations les plus importantes de son administration en matière de politique étrangère. Il a déclaré que le Hamas avait accepté de « se comporter » et a averti que s’il rompait la trêve, « ils seraient éradiqués ».

La Maison Blanche a exclu de déployer des troupes américaines sur le terrain, mais a souligné qu’elle continuerait à surveiller le respect de la loi et à exercer une pression diplomatique si nécessaire.

La visite de Vance signale l’intention de Washington de rester directement engagé dans le processus de paix plutôt que de laisser la médiation aux partenaires régionaux.

Avec plus de 68 000 Palestiniens tués à Gaza depuis le début de la guerre et l’attention internationale fixée sur les préoccupations humanitaires, les États-Unis sont confrontés à un équilibre entre la défense des intérêts de sécurité d’Israël et la prévention d’une nouvelle escalade.

Alors que la trêve de Gaza oscille entre espoir et incertitude, l’engagement renouvelé de Washington marque un test décisif pour sa capacité à transformer un cessez-le-feu fragile en un plan de paix durable pour la région.