Bulletin Europe : les États-Unis poussent les pourparlers à Kyiv, l’UE durcit la position sur la Chine, la décision d’Asda de 742 millions de livres sterling

Bulletin Europe : les États-Unis poussent les pourparlers à Kyiv, l’UE durcit la position sur la Chine, la décision d’Asda de 742 millions de livres sterling
Devesh Kumar
20 nov. 2025, 19:09 PM
  • La délégation américaine explore une possible voie de paix ukrainienne.
  • Asda réunit 742 millions de livres sterling pour réaliser des plans de redressement.
  • Voici ce qui se passe à travers le continent.

Des tensions, de grands changements de politique et des mouvements financiers majeurs transforment l’Europe cette semaine.

Washington teste le terrain pour une possible poussée de paix en Ukraine, Asda profite d’un important accord immobilier pour stimuler sa reprise, Bruxelles durcit sa position sur la Chine alors que l’Allemagne s’oriente vers le protectionnisme, et le Royaume-Uni remanie ses règles de résidence avec une nouvelle voie accélérée pour les hauts revenus.

Voici ce qui se passe à travers le continent.

La délégation américaine pousse les pourparlers à Kyiv

Une délégation militaire américaine de haut niveau, dirigée par le secrétaire à l’Armée Dan Driscoll, vient d’atterrir à Kyiv, et leur mission est importante : déterminer s’il existe une voie réaliste pour mettre fin à la guerre avec la Russie.

Leur arrivée intervient alors que des rumeurs circulent autour d’un plan de paix négocié par les États-Unis qui demanderait à l’Ukraine de céder un territoire et de réduire son armée.

L’équipe de Driscoll s’entretient avec le président Zelenskyy et des hauts responsables ukrainiens pour avoir une vision claire de la situation sur le terrain et voir s’il existe une ouverture pour relancer les pourparlers de paix.

Mais tandis que Washington explore ses options, l’UE exprime très clairement sa position : aucun accord de paix ne devrait avoir lieu sans l’Ukraine et l’Europe à la table des négociations.

Les dirigeants européens sont ouvertement sceptiques quant aux intentions de la Russie et avertissent que tout accord conclu dans leur dos serait inacceptable, surtout tant que la Russie continue d’attaquer et de cibler les infrastructures civiles.

En ce qui concerne l’UE, la sécurité de l’Europe est directement liée à la fin de cette guerre, et ils ne sont pas prêts à être mis de côté.

Asda réunit 742 millions de livres sterling pour la relance

Asda vient de réunir 742 millions de livres sterling grâce à un important accord de vente et de location, cédant la propriété de 24 magasins et d’un dépôt tout en continuant à les exploiter normalement.

C’est une initiative visant à donner un peu de répit au supermarché, à financer ses plans de redressement, à stimuler la croissance et à réduire sa dette.

L’entreprise cherche des moyens de tirer parti de la valeur de son portefeuille immobilier, et cet accord fait partie de cette stratégie plus large.

L’argent sera investi dans des choses que les acheteurs ressentiront réellement : prix plus bas, rayons mieux approvisionnés et gammes de produits plus larges. Dans l’ensemble, c’est une nouvelle étape dans la volonté d’Asda de rester compétitif dans ce qui est devenu un paysage de la vente au détail vraiment difficile au Royaume-Uni.

L’UE renforce la ligne commerciale envers la Chine

L’UE se prépare à adopter une approche commerciale plus dure envers la Chine, et une grande raison est le changement d’attitude de l’Allemagne.

L’Allemagne, habituellement la plus fervente défenseure du libre-échange dans le bloc, s’est retirée de sa position d’origine, soutenant désormais des mesures de protection dans des domaines comme l’acier et allant même jusqu’à bloquer les composants chinois des futurs réseaux 6G.

Avec le déficit commercial de l’UE avec la Chine qui s’envole, Bruxelles prépare une nouvelle doctrine qui mise davantage sur les contrôles à l’exportation, un contrôle des investissements plus strict et des limites sur les subventions étrangères.

L’objectif est de contrer les risques géopolitiques que la Chine pose sans perdre de vue les besoins économiques propres à l’Europe.

Le Royaume-Uni prévoit un programme de résidence accéléré

Le Royaume-Uni cherche à instaurer une « voie rapide » à la résidence pour les hauts revenus, le Home Office proposant un système permettant aux personnes gagnant plus de 125 000 £ par an de demander la résidence permanente après seulement trois ans au lieu de cinq.

Les entrepreneurs pourraient également bénéficier de cette voie plus rapide. Ceux qui gagnent entre 50 000 et 125 000 £ respecteraient l’exigence actuelle de cinq ans, tandis que les moins rémunérés verraient leur période de qualification doublée à 10 ans.

Le gouvernement affirme que cette refonte vise à récompenser les travailleurs qualifiés qui apportent une contribution économique importante, marquant l’un des plus grands bouleversements du système migratoire légal britannique depuis un demi-siècle.