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Les États-Unis saisissent un pétrolier battant pavillon russe dans le contexte de la répression pétrolière vénézuélienne

Les États-Unis saisissent un pétrolier battant pavillon russe dans le contexte de la répression pétrolière vénézuélienne
Noris Soto
07 janv. 2026, 17:17 PM
  • Les États-Unis ont saisi le pétrolier battant pavillon russe Marinera dans l’Atlantique pour violation des sanctions.
  • Un autre pétrolier lié au Venezuela, le M Sophia, a été intercepté et se dirige vers les États-Unis.
  • Les opérations visent à bloquer les exportations de pétrole vénézuélien et à faire respecter les sanctions américaines.

Les États-Unis ont capturé mercredi un pétrolier battant pavillon russe après une poursuite de plus de deux semaines à travers l’Atlantique, selon les autorités américaines, dans le cadre d’une tentative continue d’arrêter les exportations pétrolières vénézuéliennes.

Le Marinera, initialement connu sous le nom de Bella-1, a auparavant évité les blocus navals américains dans les Caraïbes et résisté aux tentatives d’abordage de la Garde côtière.

Selon le Commandement militaire européen des États-Unis, la saisie a été effectuée en réponse à des violations des sanctions américaines.

Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a souligné que le boycott du pétrole vénézuélien sanctionné était toujours « EN PLEIN EFFET — PARTOUT DANS LE MONDE. »

Deux responsables américains, s’adressant à Reuters sous couvert d’anonymat, ont confirmé que la Garde côtière et des troupes militaires étaient impliquées dans l’opération.

Des moyens navals russes, dont un sous-marin, étaient signalés à proximité, mais rien n’était indiqué d’un conflit entre les forces américaines et russes.

Cette opération semblait être la première récente saisie par l’armée américaine d’un navire battant pavillon russe. Les médias officiels russes RT ont partagé une image d’un hélicoptère près de la Marinera, bien que Moscou n’ait pas réagi à ce moment-là.

Destination incertaine du pétrolier saisi

On ne sait pas où la Marinera sera transportée, mais des sources pensent qu’elle pourrait atteindre les mers territoriales britanniques. Le ministère britannique de la Défense a refusé de commenter.

Après des tentatives d’abordage américaines précédentes infructueuses, le pétrolier s’est enregistré sous pavillon russe et a pris un nouveau nom.

La saisie est intervenue peu après que les forces spéciales américaines ont perquisitionné Caracas pour appréhender le président vénézuélien Nicolás Maduro, qui a ensuite été remis aux autorités fédérales américaines pour être jugé pour des accusations de trafic de drogue.

Deuxième pétrolier lié au Venezuela intercepté

Par ailleurs, la Garde côtière américaine a arrêté mercredi un autre navire lié au Venezuela.

Le superpétrolier M Sophia, battant pavillon panaméen, que le Commandement Sud des États-Unis identifiait comme un « pétrolier-moteur de flotte noire apatride et sanctionné », a été intercepté dans les eaux latino-américaines avant le lever du soleil.

La Garde côtière transporte le navire vers les États-Unis pour une éventuelle disposition.

Le M Sophia a quitté les eaux vénézuéliennes début janvier dans le cadre d’une flottille transportant du pétrole vers la Chine en « mode sombre », avec son transpondeur éteint, selon les données et sources maritimes.

L’accent mis par l’administration Trump sur le pétrole vénézuélien

Les États-Unis ont intensifié leurs efforts pour limiter les exportations pétrolières du Venezuela dans le cadre d’une stratégie plus large sous la présidence de Donald Trump.

Les autorités vénézuéliennes ont qualifié l’enlèvement de Maduro d’enlèvement et accusé les États-Unis de chercher à s’emparer des réserves pétrolières du pays, considérées comme les plus importantes du monde.

En réaction, Trump et d’autres hauts responsables américains ont accusé le Venezuela de détournement du pétrole américain, invoquant la nationalisation antérieure de l’industrie énergétique du pays.

Depuis que les États-Unis ont imposé des sanctions énergétiques au Venezuela en 2019, de nombreux clients dépendent d’une « flotte de l’ombre » de pétroliers opérant discrètement ou utilisant des bateaux déjà autorisés pour le transport de brut iranien ou russe.

Des analystes ont averti que ces flottes pourraient faire face à des mesures punitives de la part des États-Unis.

Malgré les inquiétudes, Trump a affirmé mardi que Caracas et Washington avaient négocié un accord pour exporter jusqu’à 2 milliards de dollars de pétrole vénézuélien vers les États-Unis.

Cet accord détournerait les approvisionnements de la Chine tout en permettant au Venezuela d’éviter de nouvelles restrictions de production.

Trump a fait pression sur le président intérimaire Delcy Rodriguez pour accorder aux États-Unis et aux entreprises privées un « accès total » à l’industrie pétrolière vénézuélienne, indiquant que les États-Unis ont une influence significative dans les négociations en cours.

Marinera et M. Sophia réfléchissent à l’escalade de l’application des lois américaines

Le Marinera et le M Sophia sont les derniers pétroliers ciblés par la Garde côtière américaine dans sa tentative d’imposer des sanctions au pétrole vénézuélien.

Ces saisies démontrent la détermination de Washington à utiliser les ressources militaires et marines pour poursuivre la pression sur le gouvernement vénézuélien, tout en indiquant que les navires battant pavillon russe et autres navires étrangers ne sont pas à l’abri des mesures d’application américaines.

Les événements actuels illustrent à la fois la complexité de l’application internationale du droit maritime et les enjeux géopolitiques croissants dans les exportations d’énergie vénézuéliennes.