Des frappes de drones endommagent des pétroliers en mer Noire près de la Russie, menaçant le commerce de l’énergie

  • Des pétroliers gérés par la Grèce ont été percutés par des drones près du terminal du PCC en mer Noire.
  • L’attaque contre le terminal du PCC est liée à une baisse de 35 % de la production pétrolière du Kazakhstan.
  • Ces incidents soulèvent des inquiétudes concernant la vulnérabilité des infrastructures énergétiques et la sécurité maritime.

Quatre pétroliers, tous gérés par des intérêts grecs, ont subi des dégâts lors de frappes de drones non identifiés en mer Noire mardi.

L’incident s’est produit alors que les navires se rendaient au terminal du Consortium des oléoducs de la Caspienne (CPC), situé au large des côtes russes, pour embarquer du pétrole.

L’attaque a été confirmée par huit sources distinctes dans un rapport de Reuters.

Cette frappe soulève d’importantes inquiétudes quant à la sécurité du commerce maritime et aux risques croissants dans la région de la mer Noire, en particulier pour les navires impliqués dans le commerce de l’énergie.

Vulnérabilité du terminal CPC

L’identité des auteurs et la nature exacte des dégâts restent floues.

L’Ukraine n’a pas encore publié de déclaration concernant les récentes attaques, et le PCC a refusé de commenter l’incident.

Une attaque d’un drone ukrainien contre un important mouillage du Consortium des oléoducs de la Caspienne (CPC) près de Novorrossisk a considérablement perturbé les livraisons de pétrole brut le 29 novembre.

Cette installation portuaire est cruciale pour l’exportation de pétrole, en particulier du Kazakhstan.

Les dégâts subis par l’un des trois mouillages principaux ont immédiatement entravé la capacité d’exportation de l’oléoduc, entraînant une baisse notable du volume des exportations de pétrole et forçant par conséquent une réduction de la production pétrolière au Kazakhstan.

Cet incident souligne la vulnérabilité des infrastructures énergétiques critiques face aux conflits géopolitiques et a des répercussions économiques directes pour les pays producteurs de pétrole qui dépendent de la voie du PCC.

La production de condensats de pétrole et de gaz au Kazakhstan a connu une forte baisse de 35 % au cours des douze premiers jours de janvier, par rapport à la moyenne de la production en décembre, selon Reuters.

Cette baisse importante est principalement attribuée à des défis logistiques et des goulots d’étranglement à l’exportation, notamment concernant les contraintes au terminal de la mer Noire.

Impact sur les exportations de pétrole du Kazakhstan

Le Kazakhstan, un important producteur d’énergie, dépend fortement de ces routes d’exportation.

Cette perturbation met en lumière la vulnérabilité du secteur énergétique du pays face aux problèmes de transport externe, qui peuvent rapidement impacter les volumes de production et, par conséquent, l’approvisionnement mondial.

La contrainte au terminal crucial de la mer Noire est un facteur clé à l’origine de cette réduction substantielle de la production énergétique nationale.

Les exportations de pétrole du Kazakhstan se poursuivent par un mouillage, selon le ministère de l’Énergie du pays mardi.

Plusieurs pétroliers participent à l’exportation de pétrole produit au Kazakh. Un navire, le Delta Harmony, géré par les pétroliers grecs Delta, devait charger du pétrole de Tengizchevroil, une unité du géant pétrolier américain Chevron.

Un autre pétrolier, le Matilda, dirigé par le Thenamaris de Grèce, devait charger du pétrole provenant de Karathaganak.

Le Matilda, alors qu’il attendait en état de lest à 30 miles du CPC, a été touché par deux drones, a confirmé un responsable de Thenamaris dans un reportage.

Un incendie aurait été rapidement éteint après s’être déclaré à bord d’un navire, selon deux sources de la sécurité maritime.

Par leur côté, deux pétroliers supplémentaires — le Freud, géré par le TMS grec, et le Delta Supreme, géré par Delta Tankers — ont été percutés par des drones près du terminal du CPC, selon le rapport.

Le pipeline du PCC transporte du pétrole jusqu’au terminal de Yuzhnaya Ozereyevka sur la mer Noire, situé près de Novorossiisk dans le sud de la Russie.