Le Canada et la Chine cherchent à alléger les remises de commerce ; Ajustement des tarifs pour les canola et les véhicules électriques

Le Canada et la Chine cherchent à alléger les remises de commerce ; Ajustement des tarifs pour les canola et les véhicules électriques
Diya Poddar
16 janv. 2026, 11:57 AM
  • Le Canada autorisera jusqu’à 49 000 VE chinois avec un tarif de 6,1 %, en baisse par rapport au taux actuel de 100 %.
  • Le gel du marché chinois a frappé le commerce de canola d’une valeur de 4,9 milliards de dollars canadiens (3,5 milliards de dollars) en 2024.
  • Le Canada tente de diversifier ses liens commerciaux alors que les tarifs américains sous la présidence de Donald Trump redéfinissent sa stratégie.

Le Canada mise sur une réinitialisation plus rapide avec la Chine après des mois de perturbations commerciales qui ont touché les agriculteurs, les exportateurs de produits de la mer et l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement.

Lors de la visite du Premier ministre Mark Carney en Chine cette semaine, Ottawa a déclaré s’attendre à ce que Pékin réduise les tarifs sur le colza canadien, localement appelé canola, d’ici le 1er mars.

Ce changement atténuerait une fracture qui a effectivement exclu le canola canadien de l’un de ses marchés les plus importants.

Parallèlement, le Canada offre à la Chine une voie limitée pour l’exportation de véhicules électriques sur le marché canadien, marquant une tentative plus large de réduire les tensions tout en gardant à l’esprit des secteurs nationaux sensibles.

Les tarifs sur le canola pourraient baisser d’ici le 1er mars

Carney a indiqué que le Canada s’attend à ce que la Chine baisse les tarifs sur les semences de colza canadiennes d’ici le 1er mars à un taux combiné d’environ 15 %.

Il a également déclaré que la Chine suspendra les droits sur d’autres produits agricoles, notamment la farine de colza et les homards.

Cette décision fait suite à des mois de négociations visant à réparer les liens à la suite d’une série d’actions commerciales des deux côtés.

La Chine avait auparavant imposé de lourdes pénalités au canola canadien et aux produits apparentés, laissant les exportateurs avec moins d’options et accentuant la pression alors que l’approvisionnement restait suffisant.

La décision finale concernant les prélèvements liés à l’enquête chinoise a également été prolongée jusqu’au 9 mars.

Un marché valant des milliards a été gelé

Le différend sur le canola a entraîné un coût démesuré pour le secteur agricole canadien.

Les tarifs ont effectivement fermé le marché chinois au canola canadien et à ses produits, gelant ainsi le commerce évalué à 4,9 milliards de dollars canadiens (3,5 milliards de dollars) en 2024.

Cette fermeture a pesé sur les producteurs et les exportateurs, d’autant plus que les destinations alternatives ont été limitées.

Si la Chine met en œuvre les réductions et suspensions prévues, l’accord pourrait rouvrir des routes commerciales qui étaient une source majeure de demande avant l’escalade du différend.

Carney a également décrit la Chine comme un marché de semences de colza de 4 milliards de dollars pour le Canada.

Le Canada ouvre une porte étroite aux véhicules électriques chinois

L’accord prévoit également un ajustement majeur des véhicules électriques.

Carney a indiqué que le Canada autorisera initialement jusqu’à 49 000 VE chinois sur son marché à un tarif de 6,1 % selon les conditions du pays le plus favorisé.

Il n’a pas précisé de période.

Cela marquerait un nett changement par rapport au tarif de 100 % imposé par le Canada sur les VE chinois en 2024, sous l’ancien Premier ministre Justin Trudeau, après des sanctions similaires imposées par les États-Unis. En 2023, la Chine a exporté 41 678 véhicules électriques vers le Canada.

Trudeau a défendu le tarif de 2024 en soulignant les avantages que bénéficient les fabricants chinois grâce aux subventions d’État, qu’Ottawa a soutenu menaçant l’industrie nationale.

Les mesures de 2024 comprenaient également des tarifs sur l’acier et l’aluminium chinois.

La pression augmente alors que le Canada se diversifie des États-Unis

Carney a poussé à réduire la dépendance du Canada envers les États-Unis après que le président Donald Trump a imposé des tarifs énormes.

Le Canada travaille désormais à renforcer ses liens avec son deuxième plus grand partenaire commercial après les États-Unis, après des mois d’efforts diplomatiques.

La riposte de la Chine aux actions du Canada en 2024 comprenait des tarifs sur plus de 2,6 milliards de dollars de produits agricoles et alimentaires canadiens en mars dernier, suivis de tarifs sur les semences de colza en août.

Cela a contribué à une baisse de 10,4 % des importations chinoises de produits canadiens en 2025.

Carney a indiqué que le Canada s’attend à ce que la farine de canola, ainsi que les homards, les crabes et les pois, soient exemptés des tarifs anti-discrimination d’au moins le 1er mars jusqu’à la fin de l’année.

Il a ajouté que ces accords pourraient débloquer près de 3 milliards de dollars de commandes à l’exportation.

« En ce qui concerne l’évolution de notre relation avec la Chine ces derniers mois, elle est plus prévisible, et on en voit des résultats », a déclaré Carney lorsqu’on lui a demandé si la Chine était un partenaire plus prévisible que les États-Unis.