FTSE 100 aujourd'hui : BP et Shell en hausse, la plupart des valeurs chutent

FTSE 100 aujourd'hui : BP et Shell en hausse, la plupart des valeurs chutent
Crispus Nyaga
09 mars 2026, 10:53 AM
  • Le FTSE 100 a poursuivi sa forte tendance baissière cette semaine.
  • Seule une poignée de sociétés, comme BP et Shell, étaient en hausse.
  • La plupart des sociétés de l'indice étaient dans le rouge face à la montée des risques géopolitiques.

Le FTSE 100 a chuté pour le troisième jour consécutif, atteignant son plus bas niveau depuis le 20 janvier. Il a reculé de plus de 7% par rapport à son sommet de l'année et se rapproche de sa zone de correction après une baisse de 10% depuis le plus haut annuel. 

La baisse de l'indice Footsie a reflété celle des autres indices mondiaux, qui ont poursuivi leur tendance baissière, le DAX allemand perdant plus de 2,15%. D'autres indices européens comme le CAC 40, le Stoxx 50 et l'IBEX ont chuté de plus de 2%.

Cette évolution des prix a été déclenchée par le conflit en Iran, qui a propulsé les cours du pétrole brut et du gaz naturel à leur plus haut niveau depuis des années. Le Brent a bondi jusqu'à $120 puis est retombé à $105. De même, le West Texas Intermediate (WTI) a grimpé à $117 pour évoluer actuellement autour de $102.

Les actions énergétiques ont porté les gains du FTSE 100 

Seules une poignée de valeurs du FTSE 100 étaient en hausse lundi. Shell, le plus grand groupe énergétique d'Europe, a été la meilleure performance, son cours s'envolant de 2% à 3,200p. 

Il a progressé de 46% depuis son plus bas en avril dernier et se situe à proximité de son record historique.

Le cours de BP a également bondi de 1% et a atteint un record historique à 513p. Comme Shell, il a grimpé de plus de 61% depuis son point le plus bas en avril de l'an dernier.

Ces sociétés devraient tirer parti de la crise en cours alors que les prix du pétrole brut et du gaz naturel flambent. Le Brent, le WTI et autres références pétrolières ont bondi de plus de 70% cette année. De même, les prix du gaz en Europe ont grimpé de 117% cette année.

Des entreprises énergétiques comme Shell et BP figurent parmi les principales bénéficiaires de la guerre, car la montée des prix de l'énergie se traduira par des revenus et des bénéfices plus élevés. Cette performance est importante car la plupart des analystes ne s'attendaient pas à une telle accélération des cours.

Parmi les autres plus fortes hausses du FTSE 100 figuraient des sociétés comme Admiral Group, Babcock International et Compass Group.

Anglo American, Antofagasta et Barclays en tête des pertes 

La plupart des valeurs du FTSE 100 étaient dans le rouge lundi, les investisseurs adoptant un positionnement défensif.

Les sociétés minières faisaient partie des principales retardataires en raison des inquiétudes liées au détroit d'Ormuz et à la hausse des coûts de transport maritime. Anglo American et Antofagasta, deux grands producteurs de cuivre, ont été parmi les plus mauvais élèves, perdant plus de 6%.

Le titre Barclays a reculé de 5%, même si la guerre devrait probablement maintenir les taux d'intérêt plus élevés plus longtemps. D'autres banques britanniques comme Lloyds, NatWest et HSBC ont cédé un peu moins.

Le cours de Rolls-Royce a chuté de 4,8% lundi, poursuivant une tendance baissière observée ces dernières semaines.

Parmi les autres principales valeurs en baisse figuraient Segro, British Land, Persimmon, Land Securities et IAG, la maison mère de British Airways.

Du côté positif, la principale cause du repli du FTSE 100 est identifiée. Par ailleurs, les actions américaines ont continué de reculer lundi, le Dow Jones et le S&P 500 perdant plus de 1%.

Donald Trump accorde une attention particulière au marché boursier américain, comme on l'a vu au début de ses mesures tarifaires "Liberation Day" l'année dernière. À l'époque, il a cherché à calmer le marché en annonçant le lancement de négociations avec certains pays clés. 

Il pourrait agir de la même manière cette fois-ci. Il pourrait mettre fin à la guerre en affirmant avoir atteint son objectif d'avoir tué l'Ayatollah et d'avoir détruit le programme de missiles du pays. Une telle démarche entraînerait un nouveau rebond des marchés.