L'inflation au Canada ralentit à 1,8 % en février

L'inflation au Canada ralentit à 1,8 % en février
Noris Soto
16 mars 2026, 15:53 PM
  • L'IPC canadien ralentit à 1,8 % en février alors que les effets de base atténuent l'inflation.
  • Les prix de l'essence, du gaz naturel et du logement contribuent à faire baisser l'inflation annuelle.
  • La hausse des prix alimentaires ralentit, bien que les coûts alimentaires restent en hausse depuis 2021.

Après une hausse de 2,3 % en janvier, l'indice des prix à la consommation (IPC) du Canada a progressé de 1,8 % en glissement annuel en février, indiquant un assouplissement des pressions inflationnistes.

Le ralentissement de l'inflation en glissement annuel reflète en grande partie des effets de base.

Selon Statistique Canada, le principal facteur derrière le recul de l'IPC global était les hausses de prix enregistrées en février 2025, lorsque l'exonération de la TPS/TVH a pris fin à la mi-février.

L'effet de base était visible dans plusieurs catégories, notamment la restauration.

Les composantes énergie et logement exercent une pression à la baisse sur l'IPC

Plusieurs composantes de l'indice ont exercé une pression à la baisse sur le taux d'inflation annuel en février.

Parmi les plus marquantes figuraient les prix de l'essence, en recul de 14,2 % en glissement annuel, et le gaz naturel, qui a chuté de 17,1 % par rapport au même mois de 2025.

D'autres contributions à la baisse provenaient du coût de remplacement des propriétaires (-2,1 %), d'autres dépenses liées au logement occupé par le propriétaire (-2,6 %) et des forfaits touristiques (-3,1 %).

À l'exclusion de l'effet des taxes indirectes, l'IPC a augmenté de 1,9 % en glissement annuel, prolongeant un ralentissement progressif observé chaque mois depuis décembre 2025, où l'inflation s'établissait à 2,5 %.

L'IPC a augmenté de 0,5 % sur un mois, tandis que l'augmentation mensuelle désaisonnalisée était de 0,1 % en février 2026, ce qui indique une croissance des prix à court terme relativement modérée.

L'impact de l'exonération TPS/TVH sur l'inflation

Le ralentissement annuel de l'inflation était étroitement lié à la fin de l'exonération de la TPS/TVH le 15 février 2025, qui avait temporairement réduit les taxes sur certains biens et services.

Les changements de taxes affectent directement l'IPC car il reflète les prix finaux à la consommation incluant les taxes.

Les prix utilisés dans l'IPC incluent la taxe sur les produits et services (TPS), la taxe de vente harmonisée (TVH), les taxes de vente provinciales (PST) et, le cas échéant, les taxes sur le tabac, l'alcool et l'environnement.

Environ 10 % du panier de l'IPC était concerné par l'exonération fiscale, qui a débuté le 14 décembre 2024 et a duré jusqu'au 15 février 2025.

Les prix des produits concernés ont augmenté à la mi-février 2025 lorsque l'exonération a pris fin.

L'inflation alimentaire persiste

La hausse annuelle des prix des denrées achetées en magasin était également modérée.

Les prix des produits alimentaires ont augmenté de 4,1 % en février contre 4,8 % en janvier.

Bien que le ralentissement ait été généralisé, il n'a pas été particulièrement marqué.

Les prix du bœuf frais ou surgelé ont augmenté de 13,9 % en février contre 18,8 % en janvier, contribuant de manière significative à cette modération.

Malgré le ralentissement récent, les prix alimentaires à long terme restent nettement plus élevés.

Les prix des produits alimentaires ont augmenté de 30,1 % depuis février 2021, reflétant la hausse globale subie par les consommateurs ces dernières années.

Forfaits cellulaires et prix de l'essence

Un ralentissement du coût des services cellulaires a été un autre facteur contribuant à la baisse de l'inflation annuelle.

En février, l'augmentation annuelle des prix des services sans fil était de 1,5 %, contre 4,9 % en janvier.

Une baisse de 3,3 % d'un mois sur l'autre, provoquée par des prix plus bas proposés par plusieurs fournisseurs de services sans fil, a été la principale raison du ralentissement.

En revanche, les prix de l'essence ont continué de baisser, bien que dans une moindre mesure que le mois précédent.

Après une baisse de 16,7 % en janvier, le recul annuel s'est réduit à 14,2 % en février.

Une hausse mensuelle de 3,6 % des prix de l'essence, liée à la hausse du prix du pétrole brut avant le conflit au Moyen-Orient et à des perturbations d'approvisionnement dans certains pays producteurs de pétrole, a contribué à l'atténuation du recul en glissement annuel.