Les marchés asiatiques chutent après des frappes au Moyen-Orient et un choc pétrolier

Les marchés asiatiques chutent après des frappes au Moyen-Orient et un choc pétrolier
Devesh Kumar
19 mars 2026, 05:25 AM
  • Le pétrole dépasse $110 après une nouvelle escalade au Moyen-Orient.
  • Les marchés asiatiques reculent, menés par le Japon et la Corée du Sud.
  • La Fed et la BoJ indiquent que les risques d'inflation ne sont pas encore écartés.

Les marchés asiatiques ont chuté à l'ouverture jeudi suite à l'escalade des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

Le Brent a franchi la barre des $110 le baril après des frappes visant des infrastructures énergétiques critiques, alimentant les craintes d'un resserrement plus large de l'offre.

Cette évolution est survenue alors que Téhéran a frappé une importante installation énergétique au Qatar en réponse directe à l'attaque d'Israël sur le gisement gazier de South Pars en Iran.

Il s'agit d'une nette escalade, et les marchés réagissent rapidement, les prix de l'énergie grimpant à mesure que les tensions s'intensifient.

Japon et Corée à la peine

Le Japon a mené les baisses, le Nikkei 225 chutant d'environ 2,4% en début de séance alors que les investisseurs digéraient le choc pétrolier.

De plus, le sentiment au Japon est déjà prudent alors que la Banque du Japon (BoJ) a maintenu ses taux stables à 0,75%.

La pression sur les actions tokyoïtes reflète une combinaison difficile pour les investisseurs japonais.

La hausse des prix du pétrole accroît le risque d'inflation importée pour une économie qui reste fortement dépendante des coûts énergétiques.

La Corée du Sud a également renoncé à une partie de l'optimisme de la séance précédente.

Le Kospi a reculé de 1,65% à 5 827,07 dans le résumé de marché de l'utilisateur, annulant une partie de la hausse de 5,04% de mercredi.

Comme au Japon, la situation est assez similaire pour la Corée du Sud : le choc énergétique externe survient alors que les banques centrales cherchent déjà à gérer une inflation compliquée.

Hong Kong en ressent le plus

L'indice de référence de Hong Kong, le Hang Seng, a ouvert en baisse de 1,68% jeudi à environ 25 593,03 points.

La vente massive à Hong Kong semble plus sévère que sur le continent car le marché y est davantage exposé au sentiment financier mondial.

La Chine continentale, en revanche, est apparue quelque peu plus protégée, même si elle n'en est pas complètement à l'abri.

Le Shanghai Composite a ouvert à 4 028,54, en recul de 34,44 points, soit 0,85%, après avoir clôturé à 4 062,98 mercredi.

Cette relative résilience s'inscrit dans la tendance générale des actions chinoises ce mois-ci.

Les marchés indiens ont subi un coup jeudi, mettant fin à une série de trois jours de gains alors que les prix du pétrole ont flambé après une nouvelle escalade du conflit iranien, propulsant le Brent au-dessus de $110 le baril.

Vers 9h30 (IST), le Sensex avait chuté de près de 1 519 points (environ 2%) à 75 185, tandis que le Nifty reculait de 456 points, soit 1,9%, à 23 322.

Le choc pétrolier face à l'avertissement de la Fed

La cause principale de la faiblesse observée jeudi est l'énergie.

Après la frappe iranienne, les autorités qatariennes ont décidé d'arrêter la production à Ras Laffan, la plus grande installation d'exportation de GNL au monde.

L'usine représente environ un cinquième de l'offre mondiale de GNL et compte parmi les principaux exportateurs vers l'Europe.

De même, la décision très attendue de la Fed américaine de maintenir ses taux directeurs s'est accompagnée de sérieux avertissements sur l'inflation.

Jerome Powell a repoussé les espoirs d'une baisse rapide des taux, déclarant que l'inflation ne s'atténue pas autant qu'ils l'avaient espéré.