Conflit impliquant l'Iran fait grimper les profits des logisticiens européens
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Acheter. Les résultats à court terme se stabilisent : Jefferies n'anticipe pas de nouvelle pression sur les rendements dans les activités maritime/air au premier trimestre, et le stress géopolitique pousse généralement le fret de la mer vers l'air — un avantage pour l'exposition de Kuehne+Nagel au fret aérien. Des coûts élevés du fret aérien et une forte demande devraient soutenir les marges pendant que les volumes augmentent plus rapidement dans l'aérien que dans le maritime.
Risque clé : Une chute rapide des prix/volumes du fret aérien si les routes se normalisent plus tôt que prévu, annihilant le soutien des marges.
Acheter. Le « transfert mer‑vers‑air » bénéficie structurellement à DHL lorsque les chargeurs évitent des routes maritimes plus lentes ou moins fiables. Avec l'évitement du détroit d'Ormuz et les retards en mer Rouge/au canal de Suez, l'air devient l'option par défaut pour le fret sensible au temps, soutenant le pouvoir de fixation des prix et l'élan des résultats pour les prochains trimestres.
Risque clé : Destruction de la demande due à un ralentissement plus large en Europe qui contraint les chargeurs à réduire les expéditions discrétionnaires, diminuant les volumes même si l'air reste la solution de repli.
- Les entreprises logistiques devraient afficher des bénéfices plus élevés au premier trimestre en raison des perturbations de la chaîne d'approvisionnement.
- La demande de fret aérien augmente fortement alors que les routes maritimes sont perturbées.
- Les analystes avertissent que des chocs énergétiques pourraient frapper la demande plus tard dans l'année.
Les entreprises logistiques européennes devraient publier des bénéfices plus élevés au premier trimestre, soutenus par des perturbations de la chaîne d'approvisionnement liées au conflit impliquant les États-Unis, Israël et l'Iran.
Cependant, les analystes mettent en garde que la même agitation géopolitique pourrait peser sur leurs perspectives plus tard dans l'année.
Une complexité accrue des chaînes d'approvisionnement a généralement soutenu la rentabilité des acteurs majeurs tels que DHL, DSV et Kuehne+Nagel.
Ces conditions ont aidé les entreprises à conserver leur pouvoir de fixation des prix et leurs marges à court terme.
Toutefois, les analystes ont averti que les effets à plus long terme de la hausse des coûts de l'énergie et de l'incertitude économique plus large pourraient freiner la demande dans les mois à venir.
Stabilisation des résultats et avantage du fret aérien
Dans une note aux clients citée par Reuters, les analystes de Jefferies ont déclaré que la direction de Kuehne+Nagel n'attend pas de nouvelle pression sur les rendements dans ses activités de fret maritime ou aérien au premier trimestre.
Cela a renforcé leur conviction que les résultats se sont stabilisés et devraient s'améliorer.
Jefferies a aussi noté que les périodes d'instabilité géopolitique ont historiquement entraîné un passage du transport maritime au transport aérien.
Ce phénomène, souvent qualifié de « transfert mer‑vers‑air », profite structurellement à des entreprises comme DHL.
Par ailleurs, les analystes de Bernstein prévoient que les volumes de fret aérien augmenteront à un rythme élevé à un chiffre au premier trimestre, tandis que les volumes de fret maritime ne devraient croître qu'à un rythme faible à un chiffre en glissement annuel.
Ils ont ajouté que les volumes de fret maritime ont été affectés par des comparaisons difficiles après que les chargeurs ont accéléré les expéditions de marchandises avant les droits d'importation américains d'avril 2025.
L'attention se tourne vers la journée investisseurs de DSV
L'attention des investisseurs se tourne également vers la prochaine journée investisseurs de DSV prévue le 12 mai.
Les analystes s'attendent à ce que des objectifs financiers à moyen terme soient actualisés lors de l'événement.
« Le potentiel de surprises positives lors de la journée est significatif », a déclaré Bernstein, selon Reuters.
Les tensions au Moyen-Orient perturbent les routes commerciales mondiales
Après une récente escalade du conflit au Moyen-Orient, les navires ont en grande partie évité le détroit d'Ormuz, accentuant l'incertitude le long d'une route commerciale mondiale critique.
Cette perturbation a exercé une pression supplémentaire sur les réseaux de transport régionaux.
Elle a également fait grimper fortement les coûts du transport aérien de fret, stimulés par une forte demande, des prix du kérosène élevés et une capacité limitée.
L'impact s'étend au-delà de la région du Golfe.
La montée des tensions a aussi accru les risques en mer Rouge, retardant les attentes d'une reprise à court terme des transits via la route du canal de Suez.
Les tarifs de fret restent élevés en raison des détournements
Rico Luman, économiste principal chez ING Research, a déclaré « la reprise complète est maintenant repoussée de plusieurs mois et peut-être même jusqu'à la fin de l'année », cité par Reuters.
Il a ajouté que ce scénario devrait soutenir les entreprises logistiques à court terme.
Des compagnies maritimes mondiales, dont Maersk et Hapag-Lloyd, ont détourné des navires autour du cap de Bonne‑Espérance depuis le début du conflit.
Retour progressif à la normale attendu
Même si le conflit se résout, les analystes n'attendent pas une normalisation rapide des marchés du fret.
Selon Luman, les tarifs de fret pourraient baisser après qu'un accord de paix permette la reprise du trafic via le détroit d'Ormuz, mais toute baisse devrait être progressive.
Les chaînes d'approvisionnement se sont déjà adaptées et la congestion s'est atténuée dans certaines zones.
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