L'activité britannique rechute en juin face à une demande faible et à des suppressions d'emplois
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Acheter des obligations d'État britanniques (par ex. iShares Core UK Gilts UCITS ETF, ticker: IGLT/UKGILT equivalent) car l'affaiblissement de l'activité et la contraction persistante de l'emploi pointent vers un ralentissement de la croissance et des anticipations de politique plus accommodante. Même avec une inflation tenace, la tendance du PMI soutient une prime pour la duration en cas de « growth scare ».
Risque clé : L'inflation repart à la hausse (salaires/coûts) ou des chocs énergétiques/géopolitiques poussent les rendements à la hausse malgré des PMI faibles.
Vendre l'exposition au FTSE 100 (par ex. iShares Core FTSE 100 UCITS ETF, ticker: ISF/UKX equivalent) car le PMI composite est en contraction (49,4, plus bas en 14 mois), les nouvelles commandes sont au niveau le plus faible depuis 2021 et les entreprises réduisent leurs effectifs pour le 21e mois. Ce mélange comprime généralement les attentes de résultats et maintient l'appétit pour le risque faible sur les cycliques britanniques.
Risque clé : Une forte reprise de la demande/nouvelles commandes qui ramènerait le PMI composite au‑dessus de 50 et mettrait fin aux suppressions d'emplois.
- L'activité du secteur privé britannique s'est de nouveau contractée en juin, selon l'enquête de S&P Global.
- Les entreprises ont encore réduit leurs effectifs alors que la demande a faibli et que les pressions sur les coûts sont restées élevées.
- L'incertitude politique et le ralentissement de la croissance compliquent la tâche de la direction du Labour.
Le secteur privé britannique s'est contracté pour le deuxième mois consécutif en juin.
Le dernier indice flash des directeurs d'achat (PMI) de S&P Global a montré que le PMI composite du Royaume‑Uni est tombé à 49,4 en juin, contre 49,7 en mai.
Cette lecture marque un plus bas sur 14 mois.
Toute lecture inférieure à 50 signale une contraction de l'activité économique.
L'enquête alimente les inquiétudes selon lesquelles l'économie britannique pourrait s'être arrêtée au deuxième trimestre 2026 après un bon départ d'année.
Le Royaume‑Uni avait enregistré la croissance la plus rapide parmi les économies du G7 au premier trimestre, mais l'élan semble désormais s'être estompé.
Perspectives faibles pour le deuxième trimestre
L'enquête de juin a pointé un contexte difficile pour l'économie britannique.
Les données officielles publiées plus tôt ce mois-ci ont montré que l'économie a reculé de 0,1 % en mai.
S&P Global a indiqué que les données PMI de juin laissaient penser qu'un résultat similaire pourrait suivre, ce qui laisserait la production inchangée sur l'ensemble du deuxième trimestre.
Ce serait un ralentissement décevant pour le gouvernement travailliste, qui peine à produire une croissance soutenue depuis son arrivée au pouvoir en 2024.
Le défi économique s'est complexifié après l'annonce lundi du départ du Premier ministre Keir Starmer.
Les données PMI, publiées un jour après l'annonce de Starmer, ont souligné la difficulté de la conjoncture à laquelle sera confrontée la prochaine direction du Labour.
Sauf challenge d'un autre parlementaire travailliste, le volet économique devrait revenir à Andy Burnham, ancien maire de Greater Manchester, à un moment où la croissance reste inégale, l'inflation se montre tenace et les finances publiques sont sous pression.
Emploi et demande restent sous tension
Le marché du travail est resté un point faible en juin.
L'indice d'emploi de S&P Global est resté en territoire de contraction pour le 21e mois consécutif, tombant à 46,8 contre 47,1 en mai.
L'enquête suggère que les entreprises ont continué de réduire leurs effectifs à mesure que le nouveau volume d'activité ralentissait et que la confiance des entreprises restait faible.
Le volume des nouvelles commandes s'est également détérioré fortement.
S&P a indiqué que l'indice des nouvelles commandes est tombé à son plus bas niveau depuis janvier 2021, soulignant la pression sur les entreprises alors que la demande s'est affaiblie.
Chris Williamson, économiste en chef pour les affaires chez S&P Global Market Intelligence, a déclaré que les dernières lectures indiquaient une économie atone et un marché du travail en affaiblissement.
« Une partie des pressions inflationnistes liées à la guerre a commencé à se modérer », a déclaré Williamson.
« La croissance et la situation du marché du travail, toutes deux atténuées, suggèrent que la demande et le pouvoir de négociation salariale sont suffisamment faibles pour empêcher l'inflation de s'enraciner. »
S&P a également indiqué que les pressions persistantes liées au conflit au Moyen‑Orient continuaient de peser sur le moral et les conditions d'exploitation des entreprises.
Les pressions sur les coûts se modèrent légèrement, mais restent élevées
Un des rares points positifs de l'enquête de juin a été un léger allègement des pressions sur les coûts.
Les coûts d'intrants et de sortie ont continué d'augmenter, mais le rythme de hausse a ralenti par rapport aux mois précédents.
Cette modération intervient après la flambée des coûts liés à l'énergie suite à l'éclatement du conflit au Moyen‑Orient.
Les prix du pétrole, qui avaient grimpé au‑delà de 120 $ le baril pendant le conflit, sont retombés après une trêve apparente entre les États‑Unis et l'Iran, ce qui devrait préserver l'ouverture du détroit d'Hormuz.
Même ainsi, les prix restent d'environ 10 $ le baril au‑dessus de leur niveau d'avant le conflit.
S&P Global a averti que les pressions sur les coûts restaient élevées malgré l'allégement récent.
Ralentissement de la croissance manufacturière
L'enquête a montré que le secteur manufacturier britannique a continué de s'étendre en juin, mais à un rythme plus lent.
Le PMI manufacturier est tombé à 53,1 contre 53,9 en mai, un plus bas sur trois mois.
Cela laisse toujours l'activité industrielle en territoire de croissance, mais le tableau général du secteur privé demeure faible alors que le secteur des services, plus important, peine.
Pris ensemble, les chiffres de juin suggèrent que le Royaume‑Uni aborde l'été avec peu d'élan économique.
Une deuxième contraction consécutive du PMI composite, la baisse des nouvelles commandes et la poursuite des suppressions d'emplois indiquent un horizon fragile pour la croissance, alors que l'incertitude politique ajoute une couche supplémentaire de pression.
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