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La zone euro prolonge la croissance manufacturière tandis que le ralentissement des services s'atténue

La zone euro prolonge la croissance manufacturière tandis que le ralentissement des services s'atténue
Rivanshi Rakhrai
03 juil. 2026, 12:14 PM

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Élan manufacturier de la zone euro

Acheter iShares Core MSCI EMU ETF (EZU). Le PMI montre cinq mois consécutifs d'expansion manufacturière (51,4) et la détente la plus marquée des coûts en dehors de la période pandémique, ce qui soutient les marges et stabilise la croissance après deux mois de baisse de la production. Les services se contractent toujours, mais le rythme de contraction s'est atténué, de sorte que le mécanisme par lequel la production manufacturière compense le recul des services reste intact. Risque clé : un nouveau choc énergétique (pic pétrole/gaz) qui réaccélère les coûts et écrase la demande des consommateurs, faisant repasser le PMI sous 50.

Risque clé : Pic des prix de l'énergie entraînant une réaccélération de l'inflation des coûts et une destruction de la demande.

Stratégie sur la désinflation des coûts

Acheter des obligations indexées sur l'inflation de la zone euro (p. ex., iShares Euro Inflation Linked Govt Bond UCITS ETF—IEIL). L'article signale une atténuation des pressions sur les coûts au rythme le plus marqué jamais enregistré et un refroidissement de la pression inflationniste, ce qui devrait tirer les rendements réels vers le bas et faire baisser les breakevens. Il s'agit d'une position directe sur la désinflation résultant du renforcement manufacturier et de l'atténuation des coûts d'intrants et d'extrants. Risque clé : l'inflation se réaccélère en raison de nouvelles perturbations d'approvisionnement (Moyen‑Orient/transport) qui font remonter rapidement les coûts.

Risque clé : Retour des perturbations d'approvisionnement poussant à nouveau les coûts d'intrants/extrants à la hausse.

  • L'économie de la zone euro s'est stabilisée grâce à la croissance manufacturière qui a compensé la faiblesse du secteur des services.
  • Les pressions sur les coûts dans le secteur des services se sont nettement atténuées, soutenant la demande.
  • Un ralentissement de l'inflation pourrait réduire les attentes d'une hausse prochaine des taux de la BCE.

L'économie de la zone euro a montré des signes de stabilisation en juin, la production manufacturière restant en territoire d'expansion et le secteur des services s'étant contracté à un rythme plus lent, selon la dernière enquête S&P Global Purchasing Managers' Index (PMI).

L'enquête a indiqué que le secteur des services a continué de se contracter au cours du mois, mais que le rythme de la contraction s'est atténué par rapport aux mois précédents.

Dans le même temps, les pressions sur les coûts ont diminué au rythme le plus marqué jamais enregistré en dehors des confinements de la période pandémique, soulageant les entreprises et contribuant à stabiliser l'économie globale après deux mois consécutifs de baisse de la production.

Les prix du pétrole ont chuté pour le troisième jour consécutif jeudi alors que les inquiétudes concernant d'éventuelles perturbations d'approvisionnement se sont calmées après que le Qatar a déclaré que l'Iran et les États-Unis avaient progressé dans leurs discussions concernant le détroit d'Ormuz.

Le secteur manufacturier reste en expansion

Le S&P Global Eurozone Manufacturing PMI s'est établi à 51,4 en juin 2026, en léger repli par rapport à 51,6 en mai et globalement en ligne avec l'estimation préliminaire de 51,3.

Bien que l'indice se soit légèrement modéré par rapport au mois précédent, il est resté au‑dessus du seuil des 50 points qui sépare expansion et contraction.

Juin a marqué le cinquième mois consécutif de croissance manufacturière et a clos le trimestre calendaire le plus fort pour la production manufacturière de la zone euro depuis les premiers mois de 2022.

Selon l'enquête, une activité manufacturière plus soutenue a permis de compenser la faiblesse récente du secteur des services et a contribué à stabiliser l'activité économique globale.

La croissance de la production manufacturière s'est accélérée après le creux de quatre mois enregistré en mai. Cependant, les nouvelles commandes n'ont augmenté que marginalement, tandis que l'emploi a continué de diminuer.

La capacité des fournisseurs est également restée sous pression en raison du conflit en cours au Moyen‑Orient.

L'enquête a en outre montré que l'inflation des coûts, tant en amont (intrants) qu'en aval (extrants), s'est atténuée par rapport aux récents sommets pluriannuels. Parallèlement, la confiance des entreprises s'est renforcée, atteignant son plus haut niveau en quatre mois.

Méthodologie du PMI

Le S&P Global Eurozone Manufacturing PMI est établi à partir des réponses mensuelles recueillies auprès d'environ 3 000 entreprises manufacturières du secteur privé en Allemagne, France, Italie, Espagne, Pays‑Bas, Autriche, Irlande et Grèce.

Le PMI global est calculé comme une moyenne pondérée de cinq composantes : Nouvelles commandes (30 %), Production (25 %), Emploi (20 %), Délais de livraison des fournisseurs (15 %) et Stocks d'achats (10 %).

Pour les calculs, l'indice des délais de livraison des fournisseurs est inversé afin qu'il évolue dans le même sens que les autres composantes.

Une lecture du PMI supérieure à 50 indique une augmentation globale de l'activité par rapport au mois précédent, tandis qu'une lecture inférieure à 50 signale une contraction.

Les pressions sur les coûts s'atténuent fortement

Commentant les résultats de l'enquête, Chris Williamson, économiste en chef pour les entreprises chez S&P Global Market Intelligence, a déclaré que la combinaison d'une amélioration de l'activité des services et d'une croissance manufacturière continue laissait penser que l'économie de la zone euro s'était stabilisée après deux mois de baisse de la production.

« Un frein majeur à la croissance économique depuis le déclenchement de la guerre au Moyen‑Orient a été l'affaiblissement de la demande des consommateurs dû au pic des prix de l'énergie, mais ces pressions inflationnistes ont montré des signes d'un net refroidissement en juin », a déclaré Williamson.

Williamson a également noté que le sentiment des entreprises s'était renforcé au cours du mois, les sociétés devenant plus optimistes quant aux perspectives.