Pourquoi le président sud-coréen Yoon Suk Yeol est-il confronté à une procédure de destitution ?

Pourquoi le président sud-coréen Yoon Suk Yeol est-il confronté à une procédure de destitution ?
Srinibas Rout
05 déc. 2024, 08:05 AM
  • Le président est au bord de la destitution après sa décision controversée d'imposer brièvement la loi martiale.
  • Les citoyens, les législateurs et les syndicats ont dénoncé cette mesure comme étant inconstitutionnelle et autoritaire.
  • Les conséquences de cette crise ont déjà ébranlé l’administration de Yoon.

Le présidt sud-coré Yoon Suk Yeol est au bord de la destitution après sa décision controversée d'imposer brièvemt la loi martiale, marquant un momt charnière dans l'histoire politique du pays.

Cette décision a suscité une condamnation généralisée, déclché des manifestations de masse et plongé le pays dans des troubles politiques.

La crise a commcé lorsque Yoon, dans un discours télévisé tard dans la nuit, a déclaré la loi martiale pour la première fois depuis près de 50 ans.

Il a affirmé qu’il était nécessaire de « protéger l’ordre constitutionnel », accusant les partis d’opposition de saper la gouvernance et de sympathiser avec la Corée du Nord.

En vertu du décret de loi martiale, toutes les activités politiques et manifestations ont été interdites, les activités de l'Assemblée nationale ont été suspdues et les médias ont été soumis à un contrôle strict.

Les médecins grève ont égalemt reçu l’ordre de reprdre le travail dans les 48 heures.

La déclaration de la loi martiale a suscité une réaction immédiate.

Les citoys, les législateurs et les syndicats ont dénoncé cette mesure comme étant inconstitutionnelle et autoritaire.

Les membres du Parlemt se sont précipités pour se réunir session d’urgce, où ils ont adopté une résolution exigeant l’abrogation immédiate de la loi martiale.

Le ldemain, Yoon a annulé la déclaration, citant la décision du Parlemt, mais a critiqué les partis d'opposition pour avoir utilisé la destitution et les tactiques législatives pour paralyser son administration.

En réponse à ces événemts, le Parti démocratique de Corée (DPK), qui détit la majorité au Parlemt, a déposé des actes de destitution contre Yoon.

Le DPK a qualifié la déclaration de la loi martiale d'« inconstitutionnelle et illégale » et a soutu qu'elle représtait une grave violation des devoirs du présidt.

La motion de destitution doit être votée séance plénière, où le DPK et ses alliés, détant 192 des 300 sièges parlemtaires, n'ont besoin que de huit voix supplémtaires pour atteindre la majorité des deux tiers requise pour la destitution.

Si le Parlemt approuve la motion, l’affaire sera transmise à la Cour constitutionnelle de Corée du Sud.

Le tribunal aura jusqu’à 180 jours pour déterminer s’il maintit la procédure de destitution.

Pdant cette période, les pouvoirs présidtiels de Yoon seront suspdus et un dirigeant par intérim prdra le relais.

Si le tribunal statue faveur de la destitution, Yoon sera démis de ses fonctions, déclchant une nouvelle élection présidtielle.

Si Yoon démissionne avant la décision du tribunal, le processus de destitution sera annulé.

Les conséquces de cette crise ont déjà ébranlé l’administration de Yoon.

Son chef de cabinet, ses secrétaires principaux et le ministre de la Défse Kim Yong-hyun ont présté leur démission.

Pdant ce temps, le Parti du pouvoir populaire de Yoon se mobilise pour bloquer la motion de destitution, arguant que ses actions était constitutionnelles et nécessaires pour stabiliser le gouvernemt.