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Polymarket prédit 92 % de chances que Poilievre succède à Trudeau au poste de premier ministre du Canada

Polymarket prédit 92 % de chances que Poilievre succède à Trudeau au poste de premier ministre du Canada
Srinibas Rout
06 janv. 2025, 19:13 PM
  • Cette hausse des cotes survient après que Trudeau a démissionné de son poste à la suite d’un examen approfondi de son leadership.
  • La popularité croissante de Poilievre est en partie attribuée à sa position d’opposant déclaré aux politiques de Trudeau.
  • L’un des principaux points de discorde a été l’opposition de Poilievre à la création d’une monnaie numérique de banque centrale.

À la suite de la démission de Justin Trudeau, Polymarket prévoit désormais une probabilité stupéfiante de 92 % que le chef conservateur Pierre Poilievre lui succède comme prochain Premier ministre du Canada.

Cette hausse des cotes survient après que Trudeau a démissionné de son poste à la suite d’un examen approfondi de son leadership et de celui du Parti libéral.

S'exprimant lors d'une conférence de presse, Trudeau, 53 ans, a confirmé sa décision, en disant :

« J'ai l'intention de démissionner de mon poste de chef du parti et de Premier ministre après que le parti aura choisi son prochain chef au moyen d'un processus solide. »

Il a également révélé que le Parlement canadien serait prorogé jusqu'en mars, mettant ainsi de facto en pause les activités législatives pendant cette période de transition.

La démission, qui marque la fin du mandat de neuf ans de Trudeau, a ouvert la voie à un changement majeur dans la politique canadienne, avec Poilievre qui émerge comme le favori.

Les utilisateurs de Polymarket, qui placent des paris sur les résultats politiques, se sont rapidement ralliés à Poilievre dans le contrat de pari « Prochain Premier ministre du Canada », qui a généré plus de 260 800 $ de volume de transactions.

Selon les dernières données de Polymarket, il y a désormais 92 % de chances que Poilievre soit élu prochain chef du Canada au plus tard en octobre 2025.

La popularité croissante de Poilievre est en partie attribuée à sa position d’opposant déclaré aux politiques de Trudeau.

L’un des principaux points de discorde a été l’opposition de Poilievre à la création d’une monnaie numérique de banque centrale (MNBC), une version numérique de l’argent soutenu par l’État.

Poilievre s'est opposé à une CBDC, soulignant l'importance de préserver l'argent physique et de protéger la vie privée des Canadiens. Sa position a été largement partagée, surtout après que la Banque du Canada ait réduit ses plans de développement de la CBDC en septembre.

De plus, les vues pro-Bitcoin de Poilievre et sa défense pour faire du Canada un leader mondial de la technologie blockchain ont encore renforcé son attrait, malgré les critiques de certains adversaires politiques.

Le soutien de Trudeau en baisse

Cette décision fait suite à des semaines de spéculations alimentées par des rapports des médias nationaux suggérant que Trudeau envisageait de démissionner avant une réunion cruciale du caucus national mercredi.

Son leadership a été soumis à un examen minutieux, l’approbation des électeurs à la fois pour lui et pour le Parti libéral atteignant des niveaux historiquement bas.

Des sondages récents d'Angus Reid ont placé le soutien libéral à seulement 16 %, le niveau le plus faible depuis le début du suivi en 2014, tandis que le Parti conservateur d'opposition, dirigé par Pierre Poilievre, détient désormais une avance de 20 %.

Les problèmes politiques de Trudeau se sont intensifiés après la démission abrupte de la vice-première ministre et ministre des Finances, Chrystia Freeland, en décembre.

Freeland, une proche alliée de Trudeau, a invoqué des divergences irréconciliables sur la réponse du Canada aux politiques commerciales américaines sous la future administration Trump.

Son départ a porté un coup dur au gouvernement, obligeant Trudeau à nommer Dominic LeBlanc pour la remplacer.

La démission de Freeland a mis en évidence les fractures internes au sein du gouvernement Trudeau, avec des désaccords sur la manière de faire face aux politiques « America First » des États-Unis sous le président élu Donald Trump.

Freeland avait mis en garde contre de graves défis économiques découlant des éventuels tarifs américains et avait appelé à une position plus ferme pour protéger les emplois et les investissements canadiens.