L’action NVIDIA se redresse alors que la fièvre de l’IA souveraine déclenche une ruée mondiale

  • L’action NVIDIA se négocie autour de ses récents sommets alors que le buzz autour de Sovereign AI se poursuit.
  • Le récent voyage du PDG Jensen Huang en Europe a donné un aperçu des plans d’expansion du fabricant de puces.
  • Wall Street a ouvert sur une note optimiste lundi après avoir assisté à une forte vente la semaine dernière.

L’action NVIDIA (NVDA) a progressé de près de 2,6 % lundi, rebondissant fortement par rapport à la clôture précédente dans un contexte de tensions entre Israël et l’Iran.

L’action se négociait à 145,72 $ au moment de la publication, avec un volume de transactions modéré.

NVIDIA a récemment annoncé ses résultats du premier trimestre et a annoncé un chiffre d’affaires de 44,1 milliards de dollars pour la période se terminant en avril 2025, soit un bond de 12 % par rapport au trimestre précédent et une augmentation massive de 69 % par rapport à l’année précédente.

Le fabricant de puces continue de se négocier près de ses récents sommets, s’appuyant sur l’élan de l’intelligence artificielle et le récent buzz autour de « l’IA souveraine ».

Les plans d’expansion de NVIDIA

La flambée de l’action NVIDIA survient alors que le PDG Jensen Huang a entrepris un voyage très médiatisé en Europe, où il s’est adressé à des halls technologiques animés et à des passionnés d’IA qui faisaient la queue pour écouter le géant de la technologie.

Huang a partagé la scène avec le Premier ministre britannique Keir Starmer et le président français Emmanuel Macron, ce qui a indiqué le soutien faisant autorité de NVIDIA sur les marchés européens.

NVIDIA cherche activement à élaborer sa stratégie européenne autour de ses lois strictes en matière de protection des données et de la vie privée, ce qui se reflète dans le message de l’entreprise.

Le principal argumentaire du PDG Jensen Huang tournait autour de la construction de leur propre infrastructure d’IA, l'« IA souveraine », qui se rapporte à l’idée que les nations doivent contrôler leurs données.

Cela survient alors que les pays européens ont ouvertement partagé leurs inquiétudes quant à la façon dont les modèles d’IA actuels utilisent les données.

NVIDIA cherche à combler cette lacune en Europe en promettant une transparence accrue et une conformité totale avec ses lois sur la protection des données.

Huang a présenté NVIDIA non seulement comme un fabricant de puces, mais aussi comme l’épine dorsale de la prochaine génération d’infrastructure numérique, comparant l’IA à des services publics essentiels comme l’électricité.

La société envisage également un partenariat de haut niveau avec la startup française Mistral pour développer un cloud d’IA européen alimenté par des GPU NVIDIA.

Restrictions sur les puces américaines 

NVIDIA a été confronté à un défi majeur en avril de cette année lorsque l’administration américaine a demandé au fabricant de puces d’obtenir une licence spéciale pour exporter ses puces H20 AI vers la Chine.

Cette mesure a été prise alors que l’administration de Donald Trump intensifiait ses efforts pour empêcher la Chine d’accéder à la technologie américaine des puces, en particulier à des fins d’IA et militaires.

Les restrictions ont pesé lourdement sur la poche de NVIDIA, qui a perdu 2,5 milliards de dollars de revenus potentiels.

De plus, l’entreprise a dû prendre une charge de 4,5 milliards de dollars pour des stocks invendus et des engagements d’achat liés à ces puces, car la demande en provenance de Chine s’est soudainement tarie.

Le PDG Jensen Huang a décidé de procéder à un changement stratégique dans un contexte d’incertitude et a décidé que la société exclurait la Chine de ses prévisions officielles de revenus et de bénéfices.

Rebond des marchés américains

Wall Street a ouvert sur une note optimiste lundi après avoir assisté à une forte vente la semaine dernière. Les investisseurs semblent optimistes quant à la résolution du récent conflit israélo-iranien.

Le Dow Jones Industrial Average a gagné 248 points (0,6 %), le S&P 500 a gagné 0,7 % et le Nasdaq Composite, à forte composante technologique, a ouvert la voie, grimpant de près de 1 %.