La Turquie envisage d’acheter des centaines d’avions Boeing et Lockheed Martin

La Turquie envisage d’acheter des centaines d’avions Boeing et Lockheed Martin
Devesh Kumar
23 sept. 2025, 07:55 AM
  • Erdogan a pour objectif d’acheter 250 avions Boeing pour Turkish Airlines, renforçant ainsi Istanbul en tant que plaque tournante aérienne mondiale.
  • Lockheed Martin F-16 Block 70 pour moderniser l’armée de l’air turque et remplacer les anciens avions.
  • L’accord pourrait améliorer les liens entre les États-Unis et la Turquie et ouvrir la voie au retour de la Turquie dans le programme F-35.

La Turquie est sur le point de faire un gros investissement dans son ciel et ses forces de défense.

Le président Recep Tayyip Erdogan prévoit d’acheter des centaines d’avions Boeing pour Turkish Airlines et de récupérer un lot d’avions de chasse Lockheed Martin, selon un rapport de Bloomberg publié mardi.

Cet accord s’inscrit dans le cadre d’un objectif plus large visant à moderniser la flotte aérienne commerciale de la Turquie et à renforcer sa puissance de feu militaire.

Ce qui est intéressant, c’est la volonté d’Erdogan de faire construire une bonne partie de ces avions en Turquie, créant ainsi des emplois et stimulant les industries locales. C’est aussi une initiative visant à approfondir la coopération avec les États-Unis et à renforcer la position de la Turquie dans la région.

Qu’y a-t-il sur la table ?

Turkish Airlines pourrait bientôt accueillir jusqu’à 250 nouveaux avions Boeing, une énorme mise à niveau qui l’aidera à rivaliser avec les compagnies aériennes de classe mondiale et à faire d’Istanbul une plaque tournante aérienne majeure.

Du côté militaire, l’accent est mis sur les chasseurs F-16 Block 70 de Lockheed Martin, des jets à réaction de pointe qui remplaceraient les anciens modèles et rendraient l’armée de l’air turque plus redoutable.

En plus des avions, la Turquie prévoit d’acheter des bombes et des missiles intelligents pour compléter ses capacités de défense aérienne.

Erdogan veut qu’une partie de cet achat massif soit effectuée dans le pays, avec des contrats d’une valeur de plusieurs milliards pour fabriquer des pièces d’avions et d’avions à réaction en Turquie.

Il s’agit d’un gros problème pour son objectif de faire de la Turquie un acteur de la technologie et de l’aérospatiale, en créant des milliers d’emplois et en réduisant la dépendance aux importations.

Les discussions devraient faire la une des journaux lorsque Erdogan rencontrera bientôt le président américain Donald Trump.

Il y a aussi de l’espoir que cela pourrait conduire la Turquie à revenir dans le programme F-35, qu’elle a perdu à cause d’un accord controversé avec le système de missiles russe.

Pourquoi cet accord est-il important ?

Pour Boeing, un accord comme celui-ci est énorme. Cela renforce leur emprise sur un marché de l’aviation en pleine effervescence où les compagnies aériennes se développent rapidement.

Il soutient également des tonnes d’emplois américains liés à la fabrication et aux chaînes d’approvisionnement. En concurrence avec Airbus, le fait que Boeing s’empare de cette commande signifie beaucoup pour rester solide dans la région.

Pour la Turquie, il ne s’agit pas seulement d’avions et de chasseurs plus récents. Il s’agit de se démarquer sur la scène internationale.

La mise à niveau de Turkish Airlines correspond au rêve d’Erdogan de faire d’Istanbul un haut lieu du voyage dans le monde. Et les nouveaux avions à réaction donnent plus de muscle à l’armée dans une région tendue.

La fabrication locale de pièces montre que la Turquie veut contrôler davantage son destin et construire une industrie locale.

Sur le plan politique, cela pourrait refroidir les relations entre les États-Unis et la Turquie et ouvrir la porte à un travail d’équipe militaire plus important. Cela pourrait également ouvrir la voie au retour de la Turquie dans le programme de chasseurs furtifs F-35, une grande victoire pour Ankara.

À la base, cet accord est que la Turquie dit qu’elle veut se renforcer commercialement et mieux se défendre, tandis que Boeing et Lockheed Martin ont tout à gagner d’un partenariat lucratif et stratégique.