Le bénéfice de Shell au T3 atteint 5,4 milliards de dollars, alimentant un nouveau rachat de 3,5 milliards de dollars

  • La dette nette a chuté à 41,2 milliards de dollars, contre 43,2 milliards de dollars au trimestre dernier.
  • Le trading et les actifs en eaux profondes aux États-Unis et au Brésil ont tiré la performance.
  • Les actions de Shell ont augmenté de plus de 16 % depuis le début de l’année.

Le géant pétrolier britannique Shell a annoncé un bénéfice plus élevé que prévu au troisième trimestre, soutenu par des contributions commerciales plus élevées et des opérations stables dans l’ensemble de son portefeuille mondial.

La société a affiché un bénéfice ajusté de 5,4 milliards de dollars pour le trimestre clos en septembre, dépassant les attentes des analystes de 5,05 milliards de dollars compilées par LSEG.

Ce résultat témoigne de la résilience des segments amont et négoce de Shell, malgré des performances plus faibles d’une année sur l’autre et un environnement de prix de l’énergie plus faible.

Les résultats de Shell mettent également en évidence une tendance sectorielle plus large, alors que les majors de l’énergie s’adaptent au refroidissement des prix des matières premières tout en maintenant des distributions constantes aux actionnaires.

Avec de nouveaux rachats d’actions et une dette plus faible, la performance de Shell contraste avec le récent ralentissement signalé par le norvégien Equinor.

Les rachats se poursuivent alors que Shell augmente les rendements pour les investisseurs

Shell a annoncé un nouveau programme de rachat d’actions de 3,5 milliards de dollars au cours des trois prochains mois, marquant ainsi son 16e trimestre consécutif d’au moins 3 milliards de dollars de rachats.

La décision maintient l’élan des rendements du capital malgré une légère baisse par rapport au bénéfice ajusté de 6 milliards de dollars de l’année dernière.

La dette nette de la société basée à Londres est tombée à 41,2 milliards de dollars à la fin du mois de septembre, contre 43,2 milliards de dollars au trimestre précédent.

La poursuite du désendettement souligne l’accent mis par Shell sur le renforcement de son bilan tout en distribuant des liquidités régulières aux actionnaires.

Les actions de Shell ont gagné plus de 16 % depuis le début de l’année, surperformant la plupart des pairs pétroliers européens. La stratégie de rachat est devenue un outil essentiel pour soutenir la valorisation de l’entreprise dans un contexte de volatilité persistante des prix mondiaux de l’énergie.

Le trading et les actifs en eaux profondes stimulent la performance

Shell a attribué sa vigueur trimestrielle à l’efficacité opérationnelle et à l’amélioration des contributions de sa division de négoce, en particulier sur les marchés du gaz et du pétrole.

La société a souligné la solide performance de ses activités de marketing et ses actifs en eaux profondes dans le golfe d’Amérique et au Brésil comme principaux contributeurs.

Les résultats démontrent l’approche diversifiée du portefeuille de Shell, qui établit un équilibre entre la production pétrolière et gazière traditionnelle et les investissements croissants dans des solutions à faibles émissions de carbone.

La structure intégrée de ses unités de négoce, de raffinage et de production continue d’assurer la stabilité, même lorsque les prix de référence du pétrole fluctuent.

Le bénéfice ajusté de Shell de 4,26 milliards de dollars au trimestre précédent avait déjà reflété une reprise régulière après les corrections de prix précédentes, et les derniers chiffres confirment davantage sa stratégie disciplinée de dépenses et de production.

Les pairs de l’industrie affichent des tendances trimestrielles mitigées

Le rapport du troisième trimestre de Shell intervient dans un contexte de bénéfices mitigés pour les grandes compagnies pétrolières mondiales. La société norvégienne Equinor a annoncé un bénéfice d’exploitation ajusté de 6,21 milliards de dollars pour la période juillet-septembre, une baisse plus forte que prévu en raison de la baisse des prix du gaz et des réductions de production.

De l’autre côté de l’Atlantique, Exxon Mobil et Chevron devaient tous deux publier leurs résultats vendredi, et le britannique BP devrait suivre mardi.

Les prochains rapports de ces pairs de l’industrie fourniront plus de clarté sur la façon dont les majors pétrolières gèrent la réduction des marges après des bénéfices records en 2022.

Le rythme constant des rachats d’actions et la réduction de la dette de Shell la positionnent avantageusement par rapport à ses concurrents qui entrent dans une phase de baisse de la demande et de surveillance accrue des investissements dans les combustibles fossiles.

Selon les experts, le maintien de l’efficience des opérations et de la performance des actifs pourrait contribuer à maintenir la confiance des investisseurs à mesure que le marché mondial de l’énergie est en transition.