L’Iran met en garde contre les conséquences après que l’organisme de surveillance de l’ONU a exigé une responsabilité nucléaire

  • L’ONU a adopté une résolution exigeant que l’Iran divulgue l’uranium enrichi et accorde l’accès aux sites bombardés.
  • L’Iran possède 440,9 kg d’uranium enrichi à 60 %, suffisant pour dix armes nucléaires.
  • L’Iran s’est opposé à la mesure (19-3) et a mis fin à un accord d’inspection préalable.

Jeudi, le Conseil des gouverneurs de l’organisme nucléaire de l’ONU, composé de 35 nations, a adopté une résolution exigeant que l’Iran divulgue « sans délai » l’état de son stock d’uranium enrichi et de ses sites nucléaires bombardés, selon des diplomates présents lors de la séance à huis clos.

La résolution visait à renouveler et à ajuster le mandat de l’Agence internationale de l’énergie atomique concernant la couverture médiatique du programme nucléaire iranien.

De plus, elle a exigé que l’Iran accorde rapidement à l’AIEA les réponses et l’accès demandés, une demande faite cinq mois après les frappes aériennes menées par Israël et les États-Unis, selon un rapport de Reuters.

L’Iran, affirmant que ses objectifs nucléaires sont entièrement pacifiques, avait auparavant averti que la résolution soumise par les États-Unis et les trois grandes puissances européennes « affecterait négativement » la coopération de Téhéran avec l’agence si elle venait à être adoptée.

« Notre message est clair : l’Iran doit résoudre ses questions de garanties sans délai. Elle doit assurer une coopération concrète par l’accès, les réponses, la restauration du suivi, afin de permettre à l’agence de faire son travail et d’aider à reconstruire la confiance », ont déclaré les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne dans un communiqué au conseil, selon le rapport.

Des diplomates à Vienne ont rapporté que la résolution avait été adoptée avec 19 voix pour, trois contre et 12 abstentions. La Russie, la Chine et le Niger étaient les nations qui s’opposaient à cette mesure.

Responsabilité

Le projet de résolution soumis au conseil a été cité dans le rapport de Reuters :

L’AIEA a souligné l’urgence pour l’Iran de traiter la « longue attente » de son stock d’uranium enrichi, dont une partie est proche de la qualité des bombes.

Cet appel intervient alors que l’Iran continue de refuser aux inspecteurs l’accès aux sites nucléaires bombardés par Israël et les États-Unis en juin.

L’Iran doit fournir à l’AIEA un rapport mis à jour détaillant la situation dans les installations bombardées avant que l’agence puisse inspecter les sites ou confirmer l’inventaire d’uranium iranien.

Les sites détruits comprennent les trois usines d’enrichissement que l’Iran exploitait au moment du bombardement.

Après le bombardement initial israélien des sites nucléaires iraniens le 13 juin, l’AIEA estimait que l’Iran possédait 440,9 kg d’uranium enrichi jusqu’à une pureté allant jusqu’à 60 %.

Ce niveau est juste en dessous des environ 90 % requis pour un matériau de qualité militaire et est dans un état qui permet un enrichissement supplémentaire facile.

L’Iran affirme son droit d’enrichir l’uranium à tout niveau nécessaire pour ses objectifs pacifiques. Selon une mesure de l’AIEA, cette quantité, si elle était davantage enrichie, serait théoriquement suffisante pour dix armes nucléaires.

L’Iran met en garde contre les conséquences

Le niveau élevé d’enrichissement est perçu par les puissances occidentales comme sans justification civile et constitue donc une « question de sérieuse préoccupation » pour l’AIEA.

L’Iran et ses alliés, dont la Russie, la Chine, Cuba et la Biélorussie, ont fait une déclaration conjointe au conseil :

Bien que l’AIEA et l’Iran aient annoncé un accord au Caire en septembre, destiné à permettre des inspections complètes et des vérifications, Téhéran a déclaré l’accord nul le mois dernier.

Peu après, la seule annonce concrète de l’Iran fut la notification officielle à l’AIEA de la résiliation de l’accord du Caire.