Les allocations chômage aux États-Unis chutent au plus bas niveau depuis septembre 2022, les licenciements restant modérés

Les allocations chômage aux États-Unis chutent au plus bas niveau depuis septembre 2022, les licenciements restant modérés
Vatsala Gaur
04 déc. 2025, 15:45 PM
  • Les demandes initiales d’allocations chômage tombent à 191 000, le plus bas niveau depuis septembre 2022.
  • La poursuite des demandes s’atténue légèrement, ce qui suggère que les licenciements restent historiquement bas.
  • Le marché du travail reste en mode « pas de licenciement, pas d’embauche » avant le report du rapport sur l’emploi de novembre.

Les premières demandes d’allocations chômage aux États-Unis ont fortement chuté la semaine dernière, atteignant leur niveau le plus bas depuis plus de deux ans, signe que les licenciements restent modérés même si l’embauche ralentit dans l’économie.

Le département du Travail a indiqué jeudi que les demandes avaient chuté de 27 000 pour atteindre un total désaisonnier de 191 000 pour la semaine se terminant le 29 novembre, le chiffre le plus bas depuis septembre 2022.

Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient à une hausse à 220 000.

Cette baisse apporte une certaine assurance après que des indicateurs récents ont suggéré que le marché du travail pourrait perdre de son élan.

Les demandes en cours, qui servent de proxy au nombre de personnes recevant des prestations pendant plus d’une semaine, ont diminué de 4 000 pour atteindre 1,939 million sur la période précédente.

Bien que plus élevés par rapport à la reprise immédiate après la pandémie, les chiffres restent cohérents avec des niveaux relativement faibles de licenciements.

Distorsions des fêtes mais signes de stabilité

Les données du marché du travail fluctuent souvent autour des jours fériés, ce qui rend les lectures à court terme plus volatiles.

Pourtant, les responsables et analystes ont noté que les derniers chiffres s’alignent avec des preuves plus larges selon lesquelles les employeurs conservent les travailleurs même si l’activité d’embauche ralentit.

La baisse des demandes intervient après que le rapport ADP a montré la plus forte baisse des emplois privés depuis plus de deux ans et demi en novembre, suscitant des inquiétudes quant à un affaiblissement de la croissance de l’emploi.

Les économistes ont décrit le contexte actuel comme un environnement « pas de licenciement, pas d’embauche » : les employeurs ne licencient pas de nombreux employés en nombre significatif mais réduisent aussi le recrutement.

Le niveau des demandes de la semaine précédente a été révisé à la hausse de 2 000 pour atteindre 218 000.

La moyenne mobile sur quatre semaines, considérée comme une mesure plus fiable des tendances sous-jacentes, a chuté de 9 500 pour atteindre 214 750.

Le marché du travail attend le report du rapport sur l’emploi de novembre

Le rapport complet sur l’emploi public pour novembre, initialement prévu vendredi, a été repoussé au 16 décembre alors que les agences fédérales de statistiques continuent de se remettre des perturbations causées par la récente fermeture du gouvernement.

Le rapport le plus récent disponible, datant de septembre, montrait que l’économie avait créé 119 000 emplois et que le chômage était passé à 4,4 %.

Les données non ajustées ont montré que les demandes initiales s’élevaient à 197 221 pour la dernière semaine, soit une baisse de 20 % par rapport à la période précédente et bien en dessous des attentes saisonnières pour la semaine.

Une forte baisse de près de 20 000 demandes en Californie a été la principale cause de la baisse globale, tandis que le Texas a enregistré une baisse de 8 349, basée sur des données non ajustées.

Le département du Travail a indiqué que les facteurs saisonniers avaient projeté une baisse de 21 172 par rapport à la semaine précédente.

Le taux de chômage assuré non ajusté est tombé à 1,1 %.

Le taux de chômage assuré, sur une base désaisonnière, est resté stable à 1,3 %. La moyenne mobile sur quatre semaines des sinistres assurés a légèrement baissé à 1,945 million.

La réunion de la Réserve fédérale approche au milieu d’un débat sur la baisse des taux

Le comité de fixation des taux de la Réserve fédérale se réunira la semaine prochaine, les responsables étant divisés sur la rapidité à baisser les taux.

Au moins cinq des 12 membres votants ont manifesté une hésitation ou une résistance à de nouvelles réductions, tandis que plusieurs membres du Conseil des gouverneurs sont favorables à la réduction des coûts d’emprunt.

Pour l’instant, les dernières données sur les demandes pourraient apaiser les inquiétudes quant à une forte détérioration du marché du travail, même si le tableau d’ensemble continue de montrer une baisse des embauches à l’approche de la fin de l’année.