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Bulletin européen : la BoE est proche de la baisse des tarifs, Airbnb risque une amende, les tensions commerciales augmentent

Bulletin européen : la BoE est proche de la baisse des tarifs, Airbnb risque une amende, les tensions commerciales augmentent
Devesh Kumar
15 déc. 2025, 18:54 PM
  • La Banque d’Angleterre s’apprête à un vote serré sur sa première baisse de taux depuis août.
  • L’Espagne inflige à Airbnb une amende de 75 millions de dollars pour des dizaines de milliers de locations non licenciées.
  • La France tente de retarder le vote sur le commerce du Mercosur dans l’UE au milieu de manifestations des agriculteurs.

Le paysage politique, réglementaire et technologique européen est en mutation alors que les banques centrales, les gouvernements et les entreprises s’adaptent à la montée des pressions économiques et politiques.

Au Royaume-Uni, la Banque d’Angleterre doit prendre une décision de taux équilibrée alors que l’inflation se refroidit mais que les risques de croissance augmentent.

Ailleurs, les régulateurs resserrent la vis sur les locations à court terme, les tensions commerciales s’intensifient autour de l’agriculture, et les entreprises italiennes intensifient prudemment leur utilisation de l’intelligence artificielle malgré des obstacles persistants.

Un aperçu des grands développements en Europe aujourd’hui.

BoE défini pour une décision de réduction de taux de tranchant

La Banque d’Angleterre s’apprête à une réunion à enjeux élevés du Comité de politique monétaire le 18 décembre, et cela pourrait se jouer à un seul vote.

Une majorité étroite de 5-4 devrait soutenir la réduction du taux bancaire de 4 % à 3,75 %, la première baisse depuis août.

Le gouverneur Andrew Bailey, qui a voté en faveur du maintien des taux en novembre alors que le Royaume-Uni faisait face à certaines des plus fortes inflations du G7, devrait largement changer de cap cette fois-ci.

Le refroidissement de l’inflation, combiné aux inquiétudes croissantes concernant le marché de l’emploi, allant des hausses d’impôts intérieurs à l’incertitude autour de la politique commerciale américaine, semble faire pencher la balance.

Selon un sondage Reuters, les économistes considèrent une baisse des taux comme presque conclue, à moins que les données ne prennent une tournure inattendue. Les marchés regardent déjà vers l’avenir, anticipant une nouvelle baisse à 3,5 % d’ici mars.

L’Espagne inflige une amende à Airbnb pour des locations non licenciées

Le ministère espagnol des Affaires de la Consommation a infligé à Airbnb une lourde amende de 75 millions de dollars, accusant la plateforme de faire la publicité de plus de 65 000 locations touristiques non autorisées.

La pénalité, équivalente à six fois les bénéfices réalisés par les autorités après avoir été avertie en octobre 2024, intervient alors que l’Espagne fait face à une crise immobilière croissante.

Les régulateurs ont indiqué que les annonces étaient semées de problèmes, notamment des numéros de licence faux ou dépareillés et des informations trompeuses sur le fait que les hôtes soient des particuliers ou des opérateurs professionnels.

Selon les règles régionales, toutes les locations de courte durée doivent afficher clairement des informations d’enregistrement valides, une exigence qui a pris une urgence accrue avec un nombre record de 94 millions de touristes ayant visité l’Espagne en 2024.

L’amende ne peut pas être contestée et oblige Airbnb à retirer les publicités incriminées, à rendre publiques les infractions et à corriger les lacunes de conformité.

La France pousse à retarder le vote du Mercosur

La France pousse à retarder un vote clé de l’UE sur l’accord commercial du Mercosur, qui avait été prévu avant le voyage au Brésil de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le 20 décembre.

Le moment est devenu politiquement tendu, les agriculteurs de toute la France protestant contre ce qu’ils considèrent comme des importations sud-américaines bon marché menaçant l’agriculture locale.

En tant que plus grand producteur agricole d’Europe, Paris affirme que les garanties actuelles ne vont pas assez loin.

Les responsables français réclament des mesures antidumping plus strictes, des « clauses miroir » qui obligeraient les producteurs du Mercosur à respecter les normes européennes sur les pesticides et l’alimentation animale, ainsi que des contrôles de sécurité alimentaire plus stricts.

Ils ont écarté les protections proposées par la Commission comme inachevées et insuffisantes.

L’Italie s’est alignée derrière la France, ce qui laisse évoquer la possibilité d’une minorité de blocage si des pays comme la Pologne, la Hongrie, l’Autriche et l’Irlande tiennent également leur position.

L’adoption de l’IA en Italie s’accélère.

L’adoption de l’IA en Italie prend de l’ampleur, la part des entreprises utilisant l’intelligence artificielle doublant pour atteindre 16,4 % en 2025, contre 8,2 % l’an dernier et seulement 5 % en 2023.

Les chiffres couvrent les entreprises comptant au moins 10 employés et indiquent une accélération claire, même si la consommation globale est encore en train de rattraper.

Les grandes entreprises mènent la charge. Plus de la moitié des grandes entreprises comptant 250 employés ou plus utilisent désormais l’IA, soit une hausse de 32,5 points de pourcentage par rapport à l’année dernière.

De petites entreprises s’installent également, mais à un rythme plus lent : leur adoption a augmenté de 15,7 % à 7,7 %, reflétant les défis d’une économie dominée par les PME.

Ces défis restent importants. Près de six entreprises sur dix déclarent ne pas avoir les compétences adéquates, tandis que près de la moitié pointent vers des réglementations peu claires.

Les préoccupations concernant la confidentialité des données et les coûts élevés figurent également en tête de liste, et environ 15 % des entreprises estiment que l’IA n’est tout simplement pas pertinente pour leur activité.