Tesla est-elle vraiment le leader de la conduite autonome ?

Tesla est-elle vraiment le leader de la conduite autonome ?
Wajeeh Khan
31 déc. 2025, 20:36 PM
  • Elon Musk continue de vanter les robotaxis de Tesla comme supérieurs à Waymo.
  • Mais les données suggèrent que Waymo est bien en avance sur TSLA en matière de services de robotaxi.
  • L’action Tesla est toujours en hausse de plus de 100 % par rapport à son plus bas depuis le début de l’année.

Tesla (NASDAQ : TSLA) a lancé sa dernière version Full Self-Driving (FSD) FSD v14.2.2.2 – vantant des changements de voie plus fluides et une prise de décision améliorée.

Pourtant, malgré les promesses audacieuses du milliardaire Elon Musk, le système reste classé comme une technologie d’assistance à la conduite de niveau 2, ce qui signifie que la supervision humaine reste nécessaire.

Par ailleurs, l’unité autonome d’Alphabet, « Waymo », a déjà lancé une flotte autonome dans plusieurs villes américaines – soulevant des questions sur la capacité réelle de TSLA à revendiquer le leadership en matière d’autonomie.

Pour l’instant, il existe de nombreuses raisons (évoquées ci-dessous) de penser que Tesla est nettement en retard sur Waymo dans les services de robototaxi.

Échelle de déploiement

Waymo exploite déjà des centaines de véhicules autonomes à Phoenix, San Francisco, Los Angeles et Austin.

La flotte de robotaxis de Tesla à Austin a été lancée avec environ 30 voitures seulement. L’écart d’échelle montre à quel point Tesla doit aller avant de pouvoir égaler l’empreinte opérationnelle de Waymo.

Capacité sans conducteur

Waymo propose déjà des trajets sans aucun conducteur humain, tandis que le FSD de Tesla nécessite toujours une surveillance constante.

Le système de TSLA est commercialisé comme « autonome », mais les régulateurs le classent comme une assistance à la conduite. Cela suggère en outre que Waymo est plus avancé en conduite autonome que la société Elon Musk.

Approbation réglementaire

Waymo a déjà obtenu des permis pour exploiter des services commerciaux sans conducteur dans plus de 20 marchés.

En comparaison, Tesla n’a l’approbation réglementaire pour les services de robottaxi que dans deux États. Même sur ces marchés, elle fait l’objet d’enquêtes sur des incidents de sécurité impliquant son système FSD.

Sans confiance réglementaire, TSLA ne peut pas étendre largement ses services de robottaxi – limitant sa capacité à concurrencer directement Waymo.

Approche technologique

Waymo s’appuie sur le lidar, le radar et la cartographie haute définition pour garantir la redondance et la sécurité. Tesla a opté pour une approche basée uniquement sur la vision – parier que les caméras et les réseaux neuronaux peuvent reproduire la perception humaine.

Les critiques soutiennent que cela rend un robotaxi TSLA moins fiable dans les environnements urbains complexes que le système multi-capteurs de Waymo.

Expérience opérationnelle

Waymo a enregistré des millions de trajets sans conducteur depuis 2017, renforçant la confiance des clients et recueillant d’énormes quantités de données.

Tesla Inc. commence tout juste à tester robotaxis auprès des consommateurs, ce qui signifie que son expérience concrète est loin derrière. Cette lacune opérationnelle est cruciale pour prouver la sécurité et la scalabilité.

Écart de fiabilité

L’ancien membre du conseil d’administration de Tesla, Steve Westley, a souligné une différence flagrante de fiabilité : les véhicules Waymo parcourent en moyenne environ 17 000 miles entre les interventions critiques, tandis que Tesla n’en parvient qu’à environ 1 500.

Cela explique pourquoi le système de Tesla exige encore une surveillance humaine fréquente, sapant ainsi sa revendication d’autonomie.

Conclusion : Tesla a une échelle mais est en retard dans sa préparation

Dan Ives, analyste principal de Wedbush, estime que Tesla est mieux placée que Waymo en robotaxis grâce à son ampleur impressionnante, avec des millions de voitures déjà équipées pour des mises à jour logicielles.

Mais l’échelle seule ne suffit pas. Tesla doit d’abord surmonter les obstacles de fiabilité, de réglementation et technologiques avant que sa flotte massive ne puisse véritablement réaliser la vision de Musk.

D’ici là, Waymo reste en tête dans la course à l’autonomie.