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Pourquoi 2025 s’est terminée avec le consommateur américain toujours debout

Pourquoi 2025 s’est terminée avec le consommateur américain toujours debout
Wajeeh Khan
01 janv. 2026, 11:37 AM
  • Jim Cramer affirme que peut-être « consommateur » dépassé est un faux récit.
  • Les données économiques récentes, y compris le rapport sur le PIB, confirment son point de vue.
  • Les résultats des entreprises suggèrent également que le consommateur américain est en bonne santé.

Le1er décembre, le célèbre investisseur Jim Cramer a regardé la caméra dans Mad Money de CNBC et a fait une déclaration provocante – « peut-être que le consommateur tendu est un faux récit. »

À première vue, cette affirmation semblait aller à l’encontre de la sagesse conventionnelle.

Depuis des mois, les gros titres sont dominés par les discussions sur la « cession d’ambiance », l’impact des tarifs de 2025, et une fermeture gouvernementale record qui a paralysé les données fédérales pendant des semaines.

Pourtant, à mesure que les derniers points de données de l’année arrivent, la vision contraire de Cramer ressemble moins à une exagération qu’à une feuille de route pour le marché 2026.

Quel est le récit étiré du consommateur ?

La thèse des consommateurs tendue — l’idée que les Américains ont enfin atteint un mur d’épuisement sous le poids des taux d’intérêt élevés et des économies épuisées pendant la pandémie — a été le pari le plus sûr sur Wall Street cette année.

Mais à l’approche de 2026, des chiffres concrets suggèrent que le consommateur américain ne se contente pas de survivre, il alimente un scénario économique « sans atterrissage » que peu avaient anticipé.

La surprise du PIB — un retour à la réalité de 4,3 %

La preuve la plus choquante est arrivée le 23 décembre 2025, lorsque le Bureau of Economic Analysis (BEA) a finalement publié ses chiffres du PIB différé du troisième trimestre.

Selon ses dernières données, l’économie américaine a connu une croissance annualisée de 4,3 % au troisième trimestre – notamment plus de 3,2 % que les experts avaient prévus.

Ce n’était pas un coup de chance dû uniquement aux dépenses publiques. La consommation personnelle, cœur de l’économie américaine, était le moteur principal.

La consommation réelle a augmenté de 3,5 % au troisième trimestre, alimentée par un marché du travail qui, bien que refroidissant, a maintenu la croissance réelle des salaires.

Comme l’a souligné James Knightley, économiste international en chef chez ING, après ce communiqué : « L’économie américaine se porte remarquablement bien pour ceux des tranches de revenu moyen et élevé, qui utilisent leur richesse dans le logement et leurs gains d’investissement pour maintenir les moteurs en marche. »

Alors que le récit « étiré » se concentre sur le prêt automobile à 100 mois et la hausse des soldes des cartes de crédit, il ignore l’effet massif de richesse d’un SandP 500 qui se situe près de ses plus hauts historiques, en hausse d’environ 19 % sur l’année.

Le consommateur n’est pas fauché ; ils sont bifurqués.

Résilience des entreprises : au-delà du bruit de la « guerre commerciale »

Les derniers rapports de résultats des entreprises américaines fournissent des preuves « sur le terrain » que la thèse de Cramer tient la route.

Tout au long du mois de décembre, nous avons observé un thème récurrent : les dépenses discrétionnaires ne font que changer – pas disparaître.

  • La beauté comme rempart : Des détaillants, dont Ulta Beauty et Macy’s (via ses ailes Bluemercury et Bloomingdale’s), ont affiché des trimestres de vacances records. Les consommateurs optent pour des « luxes accessibles » tout en réduisant les rénovations coûteuses de la maison.
  • L’essor du voyage : Malgré une inflation « persistante » à 2,8 % (PCE de base), les voyages internationaux et les services de santé ont connu une hausse significative en décembre. Cela témoigne d’un consommateur qui privilégie les expériences et les services essentiels plutôt que l’accumulation de plus de « choses ».
  • Divergence dans le commerce de détail : Bien que Walmart ait signalé un rare manque de bénéfice dû à des marges changeantes, le volume sous-jacent reste solide. Les consommateurs « échangent à la baisse » contre la valeur – mais ils continuent d’acheter.

Comme l’a dit Jim Cramer, « le retour des consommateurs a déclenché tout ce qui concerne les dépenses discrétionnaires. »

Sentiment vs dépenses : le grand découplage

L’argument le plus fort en faveur du récit « étiré » a toujours été le sentiment des consommateurs.

Les enquêtes de l’Université du Michigan et du Conference Board de décembre 2025 ont montré qu’elle atteignait des niveaux annuels plus bas, alimentés par les craintes liées aux tarifs du « Jour de la Libération » et aux préoccupations liées à la sécurité de l’emploi chez la génération Z.

Cependant, cette année a prouvé que ce que les consommateurs disent aux sondeurs — et ce qu’ils font avec leur iPhone — sont deux choses différentes.

Ce « Grand Découplage » est la pierre angulaire de la fausse raison pour laquelle ce récit est faux.

Malgré quelques signes d’amélioration pour clôturer l’année, le sentiment reste faible car les questions de portefeuille dominent les vues », explique Joanne Hsu, directrice de l’Enquête auprès des consommateurs.

Pourtant, le même rapport montre que les attentes concernant les finances personnelles augmentent réellement.

Les gens s’inquiètent pour l’économie, mais ils ont de plus en plus confiance dans leurs propres comptes bancaires.

Conclusion : le « non-atterrissage » 2026

L’observation de Jim Cramer servait d’avertissement à ceux qui pariaient contre l’acheteur américain.

Si le consommateur avait vraiment été « étiré » jusqu’à la rupture, un chiffre de 4,3 % du PIB aurait dû être mathématiquement impossible.

Au contraire, nous entrons dans 2026 dans un environnement de « non-atterrissage » où la croissance reste élevée, les taux d’intérêt restent restrictifs et le consommateur reste le pare-feu ultime contre la récession.

Le récit n’est pas que tout le monde est riche – c’est que le consommateur américain est plus durable que ce que les ours lui accordent.

Parier contre cette durabilité est une affaire perdante depuis un siècle – et les données économiques récentes le prouvent toujours.