Les actions américaines ouvrent en baisse jeudi : le Dow chute de 100 points, le Nasdaq baisse de 0,3 %

Les actions américaines ouvrent en baisse jeudi : le Dow chute de 100 points, le Nasdaq baisse de 0,3 %
Utkarsh Roshan
08 janv. 2026, 16:03 PM
  • Les actions chutent alors que la faiblesse technologique l’emporte sur les gains dans le secteur de la défense.
  • Les actions de la défense rebondissent après que Trump a appelé à une forte augmentation budgétaire.
  • Les allocations chômage restent faibles, ce qui indique un marché du travail résilient mais en refroidissement.

Les actions américaines ont ouvert en baisse jeudi, repoussant le SandP 500 et le Dow Jones Industrial Average de leurs récents sommets historiques, alors que la faiblesse des grandes actions technologiques compensait un fort rallye des acteurs de la défense et que les investisseurs analysaient de nouvelles données du marché du travail.

Le SandP 500 a reculé de 0,1 %, tandis que le Dow, composé de 30 actions, a reculé de 108 points, soit 0,2 %.

Le Nasdaq Composite a sous-performé, reculant de 0,3 % alors que la pression montait sur plusieurs grandes capitalisations technologiques qui ont été des moteurs clés des récentes hausses du marché.

Les marchés ont largement ignoré les risques géopolitiques mondiaux lors des dernières sessions, mais la combinaison des tensions croissantes et de l’incertitude politique pourrait mettre à l’épreuve la confiance des investisseurs au fil de l’année.

Le regain d’attention portée aux dépenses de défense intervient à un moment où les investisseurs suivent également les évolutions des marchés de l’énergie et des relations internationales à la recherche de signes de volatilité pouvant déborder sur les actions.

La faiblesse technologique pèse sur le marché dans son ensemble

Les actions technologiques ont freiné la séance, avec des baisses d’environ 1 % des actions de Meta Platforms, parallèlement à des baisses chez Apple et Netflix.

Les pertes de ces grands noms ont pesé sur le marché au sens large et limité le potentiel de hausse ailleurs, même si des poches de force apparaissaient dans d’autres secteurs.

Ce recul a suivi un ton prudent par rapport à la session précédente, lorsque le SandP 500 et le Dow ont terminé dans le rouge après avoir brièvement atteint de nouveaux sommets historiques.

Ces baisses ont d’abord été déclenchées par la baisse des prix du brut après que le président Donald Trump a annoncé que les autorités intérimaires du Venezuela remettraient jusqu’à 50 millions de barils de pétrole aux États-Unis, suscitant des inquiétudes quant à une possible augmentation de l’offre mondiale.

Les stocks de la défense augmentent grâce à la proposition budgétaire

Contrairement à la baisse du marché plus large, les actions de la défense ont enregistré des gains considérables après que le président Trump a appelé à un budget de défense de 1,5 billion de dollars en 2027.

Ce chiffre proposé représenterait une augmentation spectaculaire par rapport au budget de défense de 901 milliards de dollars approuvé par le Congrès pour 2026 et signalerait un potentiel d’expansion significative des dépenses militaires.

Northrop Grumman a grimpé de plus de 8 % dans la journée, tandis que Lockheed Martin a grimpé de 6 %.

RTX a progressé de plus de 3 %, et Kratos Defence a bondi de près de 13 %, faisant de la défense l’un des segments les plus performants du marché.

Ce rebond marqué a souligné à quelle vitesse le sentiment des investisseurs peut se tourner vers des secteurs susceptibles de bénéficier des changements de politique, même si les indices plus larges restent sous pression.

Les demandes d’allocations chômage témoignent de la résilience du marché du travail

Sur le plan économique, de nouvelles données suggèrent que le marché du travail américain reste résilient malgré des signes de refroidissement.

Les demandes initiales d’allocations chômage n’ont augmenté que légèrement lors de la première semaine de 2026, renforçant l’idée que les licenciements restent limités.

Environ 208 000 Américains ont déposé de nouvelles demandes d’allocations chômage au cours de la semaine centrée le 3 janvier, contre 200 000 une semaine plus tôt, selon des données publiées jeudi par le Département du Travail.

Ce chiffre est inférieur aux attentes des économistes, qui s’élevait à 210 000, ce qui suggère une solidité sous-jacente du marché du travail malgré une incertitude économique plus large.

Les données sur les sinistres ont été volatiles ces dernières semaines, les ajustements saisonniers peinant à saisir pleinement les effets de la période des vacances de fin d’année.

Pourtant, les demandes initiales restent proches de la fourchette inférieure observée au cours de l’année écoulée, ce qui indique que les employeurs conservent en grande partie leurs main-d’œuvre existantes.