L’Inde atténue les retards de projets renouvelables causés par la protection de la grande outarde indienne

L’Inde atténue les retards de projets renouvelables causés par la protection de la grande outarde indienne
Sayantan Sarkar
12 janv. 2026, 17:20 PM
  • Le ministère indien de l’électricité a déclaré les retards sur les lignes électriques dans les habitats GIB comme « force majeure ».
  • Les promoteurs du Rajasthan et du Gujarat bénéficient d’extensions de projets.
  • Ces retards résultent d’une décision de la Cour suprême sur des mesures de conservation.

Les développeurs d’énergies renouvelables en Inde ont bénéficié d’un sursis du ministère de l’énergie propre, qui a annoncé un délai supplémentaire pour les projets retardés par une décision de la Cour suprême concernant les lignes de transmission d’électricité dans les zones habitées par la grande outarde indienne, en danger.

Le ministère de l’Énergie a officiellement classé les retards dans l’obtention des approbations nécessaires pour l’installation de lignes aériennes de transmission électrique dans les zones désignées d’habitat pour les oiseaux dans les États du Rajasthan et du Gujarat comme un événement de « force majeure ».

La « force majeure » offre un soulagement crucial

Cette déclaration importante, officialisée dans un ordre ministériel publié lundi, apporte un soulagement crucial aux promoteurs de projets, a indiqué Reuters dans un rapport.

Plus précisément, reconnaître ces obstacles réglementaires comme un événement de force majeure permet aux promoteurs de déposer formellement des pétitions et d’obtenir des prolongations de leurs dates de mise en service prévues pour les projets respectifs.

Cela reconnaît que les retards proviennent de circonstances — à savoir les obligations environnementales et de protection de la faune concernant ces habitats critiques — qui échappent au contrôle raisonnable des promoteurs, les empêchant ainsi de respecter leurs délais contractuels.

Cette mesure vise à atténuer les risques financiers et juridiques pour les entreprises tandis que le gouvernement et les organismes environnementaux œuvrent à une résolution qui équilibre le développement des infrastructures énergétiques avec la conservation de la biodiversité dans ces régions écologiquement sensibles.

Cette décision importante, largement attendue par les écologistes et les observateurs juridiques, fait suite à un verdict historique de la Cour suprême rendu en décembre 2025.

Ce verdict a marqué l’aboutissement d’une bataille juridique longue et complexe qui s’est étendue sur plusieurs années.

De manière cruciale, la décision de la Cour suprême a sans équivoque soutenu la proposition globale présentée par un panel d’experts indépendant.

Le mandat principal de ce panel était d’élaborer une stratégie durable et efficace pour la conservation et la protection à long terme des espèces d’oiseaux en danger critique d’extinction au cœur de l’affaire.

La mise en œuvre des recommandations du panel est désormais sur le point de commencer, marquant une nouvelle étape cruciale dans l’engagement national envers la préservation de la biodiversité et démontrant le rôle du pouvoir judiciaire dans l’application des garanties environnementales.

Détails de l’ordre du ministère et contexte industriel

Le panel a recommandé plusieurs mesures pour protéger l’habitat de l’oiseau. Cela incluait l’imposition de limites plus strictes aux nouveaux développements éoliens et aux grands projets solaires dans les zones d’habitat.

De plus, le comité a appelé à l’enfouissement des lignes de distribution électrique essentielles et au déviation des principaux corridors haute tension.

Les promoteurs avaient auparavant reporté les projets, en attendant les démogings nécessaires, après que le tribunal a restreint les lignes aériennes dans les habitats d’outardes.

Le ministère a publié lundi un ordre ordonnant aux agences nationales d’énergie renouvelable d’autoriser des prolongations pour les retards survenus entre le 21 mars 2024 et le 19 décembre 2025.

Le délai pour les prolongations accordées par l’ordre n’a pas été précisé.

Les retards de projet ont exposé les promoteurs à la menace de sanctions et de déconnexion de l’autorité de transmission indienne.

Bien que l’Inde vise 500 gigawatts de capacité d’énergie non fossile d’ici 2030, le réseau de transport du pays — qui couvre environ 495 000 kilomètres-circuits — n’a pas suivi l’expansion de la capacité de production.

De plus, le ministère a ordonné au ministère de l’énergie et aux opérateurs de réseau d’offrir une aide parallèle aux projets concernés concernant les frais de connectivité et de transmission.