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L'indice Nikkei 225 recule alors que le Brent grimpe à 100 $

  • L'indice Nikkei 225 a reculé de plus de 2 % jeudi.
  • Les prix du pétrole ont continué d'augmenter, le Brent atteignant la résistance à 100 $.
  • Les prix du gaz naturel ont poursuivi leur hausse, mettant l'économie japonaise en péril.

L'indice Nikkei 225 a reculé de plus de 2,2 % jeudi matin alors que la crise énergétique s'est accélérée. L'indice, qui suit les principales sociétés japonaises, est tombé à ¥53,855, soit une baisse de 10 % par rapport au plus haut historique.

Les actions japonaises dégringolent alors que les prix du brut s'envolent 

L'indice Nikkei 225 est resté sous tension alors que les prix de l'énergie ont poursuivi leur tendance haussière, le Brent, étalon mondial, atteignant 100 $, et le West Texas Intermediate (WTI) grimpant au‑dessus de 95 $. Les prix du gaz naturel ont bondi de plus de 1,5 % jeudi.

Les cours du pétrole ont flambé après qu'Oman a évacué des navires de terminaux clés par précaution face à une attaque imminente. Dans le même temps, l'Irak a réduit sa production après que deux navires ont été attaqués.

Par conséquent, Goldman Sachs a relevé sa prévision pour le Brent au quatrième trimestre à 71 $ le baril, contre 66 $. De plus en plus d'analystes estiment que les prix continueront d'augmenter à court et moyen terme tant que la fermeture du détroit d'Hormuz se poursuivra.

La hausse des prix du brut s'est accélérée, même après que l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a annoncé que ses États membres libéreraient 400 millions de barils. Les États‑Unis vont libérer 172 millions de barils issus des réserves stratégiques de pétrole.

Ainsi, les prix du pétrole s'envolent alors que les investisseurs estiment que l'impact de la fermeture du détroit d'Hormuz l'emportera sur la mise sur le marché des réserves stratégiques.

L'économie iranienne a été détruite au cours de cette guerre, et ses dirigeants pensent qu'il est dans leur intérêt de la poursuivre afin de pousser le prix du brut au‑delà de 200 $ à court terme. 

Le Japon sera l'un des pays les plus affectés si cette guerre s'enlise, car il ne dispose d'aucune ressource énergétique majeure. Il dépend principalement des importations de pétrole et de gaz en provenance du Moyen‑Orient, qui se sont largement arrêtées. 

La hausse des prix de l'énergie signifie que le Japon pourrait basculer vers la stagflation, situation caractérisée par une inflation élevée et une croissance économique faible. 

La stagflation est l'une des situations économiques les plus à risques car elle met la banque centrale dans une impasse. Une nouvelle hausse des taux de la Banque du Japon (BoJ) ralentirait l'économie, tandis que des baisses de taux entraîneraient une inflation plus élevée dans le pays.

La plupart des sociétés de l'indice Nikkei 225 étaient dans le rouge jeudi. Par exemple, Denka, un important groupe chimique, a été le pire performeur en chutant de plus de 5,87 %.

Japan Exchange Group, SUMCO, SHIFT, Resona Holdings, Softbank, Mitsui Fudosan, Tokyo Tatemono, Mizuho Financial et Yokohama Financial Group ont dévissé de plus de 4 %.

En revanche, certaines sociétés comme Japan Steel Works, Kawasaki Heavy Industries, Nintendo, Inpex et Mitsubishi Heavy Industries ont progressé de plus de 1,4 %.

Analyse technique de l'indice Nikkei 225

nikkei 225
Graphique de l'indice Nikkei 225 | Source : TradingView 

Le graphique en unité quotidienne montre que l'indice Nikkei 225 s'est effondré ces dernières semaines, passant d'un sommet à ¥59,332 à l'actuel ¥54,000.

Il est passé légèrement sous la moyenne mobile exponentielle (MME) à 50 jours. De plus, l'indice Nikkei est descendu sous l'indicateur Supertrend.

Les deux lignes du MACD ont formé un croisement baissier et sont passées sous la ligne zéro. Par ailleurs, l'indice de force relative (RSI) a chuté sous le niveau neutre de 50.

Par conséquent, l'indice continuera probablement de baisser, les vendeurs visant le prochain niveau clé à ¥51,388, son plus bas ce mois‑ci.