Kospi bondit de 3 % lors du rallye asiatique, la volatilité du pétrole freine

Kospi bondit de 3 % lors du rallye asiatique, la volatilité du pétrole freine
Devesh Kumar
24 mars 2026, 05:26 AM
  • Les actions asiatiques progressent, mais l'élan s'affaiblit face à l'incertitude géopolitique.
  • Le rallye de Wall Street soutient l'Asie après des signes d'avancée entre les États‑Unis et l'Iran.
  • Forte volatilité du pétrole alors que les marchés jonglent entre risques d'approvisionnement et diplomatie.

Les marchés asiatiques ont ouvert en hausse mardi, mais l'ambiance restait loin d'être pleinement rassurée en raison des incertitudes liées aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

Des achats de soulagement sont revenus après le plongeon du pétrole lors de la séance précédente.

Les marchés d'Asie ont suivi les gains de Wall Street après que le président américain Donald Trump a annoncé lundi que les États-Unis avaient tenu "des pourparlers productifs" avec l'Iran.

Le Dow Jones Industrial Average a gagné 631 points mardi, tandis que le S&P 500 a progressé de 1,13 % pour clôturer à 6 580,25.

Le Nasdaq Composite a pris 1,39 % à 21 948,55.

Les marchés asiatiques progressent dans un optimisme prudent

Les actions de la zone Asie‑Pacifique ont démarré la séance avec un réel élan, menées par la Corée du Sud, où le Kospi a bondi de plus de 3 %.

Le Japon a également avancé, le Nikkei 225 gagnant 1,1 % et le Topix 1,87 %, les investisseurs pesant une inflation domestique plus douce face à un contexte externe toujours fragile.

Les dernières données sur l'inflation au Japon ont offert aux marchés une raison supplémentaire de croire que la pression sur la politique monétaire pourrait s'atténuer marginalement.

L'IPC global du Japon a ralenti à 1,3 % en février contre 1,5 % en janvier, marquant un quatrième mois consécutif de détente et la lecture la plus faible depuis mars 2022.

Ailleurs, le Hang Seng de Hong Kong a gagné 1,62 %, le CSI 300 de Chine continentale a ajouté 0,52 % et le S&P/ASX 200 australien a progressé de 0,32 %.

Les gains ont été suffisamment larges pour suggérer que les investisseurs souhaitaient prolonger le rallye de soulagement, mais assez contenus pour montrer que personne n'était prêt à déclarer la fin du choc géopolitique.

Les opérateurs actions achetaient l'idée d'une désescalade, mais ils le faisaient avec un œil fixé sur l'écran du pétrole.

Forte volatilité des prix du pétrole

L'histoire principale restait toutefois l'énergie.

Le Brent, qui avait bondi au‑delà de 112 $ le baril vendredi, s'était ensuite effondré de près de 11 % lundi pour retomber autour de 99 $, puis a repris plus de 3,5 % mardi à environ 103,70 $, tandis que le WTI a bondi de 4 % à 91,72 $.

Ce type de mouvement des prix n'indique pas le calme. Il signale un marché qui tente de valoriser simultanément plusieurs scénarios incompatibles.

Les contrats à terme sur le brut américain ont gagné plus de 1 $ en début de séance asiatique alors que les marchés ont réévalué les risques d'offre après que l'Iran a nié que des pourparlers avec Washington avaient eu lieu.

L'ampleur de la vente antérieure montrait à quelle vitesse les opérateurs étaient prêts à éliminer une partie de la prime de guerre lorsque Washington a laissé entrevoir des progrès en coulisses.

La diplomatie en question

C'est pourquoi les déclarations de Donald Trump ont eu autant d'impact.

Dans un post sur Truth Social lundi, Trump a dit que les États‑Unis et l'Iran avaient eu des conversations “très bonnes et productives” pendant le week‑end au sujet d"une "résolution complète et totale" des hostilités.

Il a ensuite déclaré aux journalistes que les pourparlers impliquaient "une personne de haut niveau" en Iran et que les deux parties étaient désireuses de conclure un accord.

Plus important pour les marchés, Trump a dit avoir ordonné un report de cinq jours des frappes américaines prévues contre des centrales électriques et des infrastructures énergétiques iraniennes.

Ce report a été interprété comme un signal tactique significatif, car il laissait entendre que Washington était au moins disposé à tester la diplomatie avant d'élargir le conflit.